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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 408 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 408

Décisions totales

383 581

Ordonnances

289 064

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : TOEffacer tout
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407126

Le Tribunal administratif de Melun a condamné l'État à verser 1 250 euros à M. C Le, reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) par la commission de médiation du Val-de-Marne le 2 septembre 2021. En raison de la carence fautive de l'État à assurer son relogement dans un délai de six mois, le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. L'indemnisation, assortie des intérêts au taux légal à compter du 26 avril 2024, répare les troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant et son foyer de deux personnes pendant plus de trente mois.

Avocat : TOMAS

25 juin 2025• 14ème chambre, DALO
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2314032

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation DALO, a été saisi par M. C et Mme B d'une demande d'indemnisation de 25 000 euros chacun pour la carence de l'État à assurer leur relogement suite à une décision de la commission de médiation du 25 septembre 2023. Le tribunal a examiné la recevabilité de la requête au regard de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, qui exige une demande préalable à l'administration. Il a constaté que les requérants avaient bien formé une demande préalable d'indemnisation, reçue le 23 octobre 2023 et rejetée le 30 octobre 2023, rendant ainsi la requête recevable. Sur le fond, le tribunal a rappelé que la carence fautive de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation engage sa responsabilité, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'État est condamné à indemniser les requérants pour les troubles dans leurs conditions d'existence, le montant étant fixé en fonction de la durée de la carence et de la situation du foyer.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PARTOUCHE-KOHANA

25 juin 2025• 14ème chambre, DALO
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300955

Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par l'ADSEA 86, agissant en tant qu'administrateur ad hoc, pour obtenir la condamnation du département de la Vienne à indemniser les préjudices subis par un enfant (D B) victime de viols commis par son frère (C B), alors que ce dernier était pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que l'association ne justifiait pas de la qualité pour agir de sa représentante, la directrice du "PRISM", en l'absence de preuve d'une habilitation statutaire ou d'une décision régulière de l'organe compétent. Cette solution est fondée sur les principes généraux de la représentation en justice des personnes morales.

Avocat : SARTORIO-LONQUEUE-SAGALOVITSCH & ASSOCIE

24 juin 2025• 3ème chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 500605

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

24 juin 2025ECLI:FR:CECHR:2025:500605.20250624• 3ème et 8ème chambres réunies
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311233

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête des consorts B, agissant en leur nom propre et en qualité d'ayants droit de G B, visant à engager la responsabilité de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) pour un défaut d'information et une prise en charge post-opératoire inadaptée suite à une décompression neurovasculaire subie en 2015. La juridiction a rappelé le principe selon lequel, en cas de manquement au devoir d'information prévu à l'article L. 1111-2 du code de la santé publique, la responsabilité de l'établissement de santé est engagée pour la perte de chance de se soustraire au risque non divulgué. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le raisonnement s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique et du code de justice administrative.

Avocat : LEINSTER WISNIEWSKI MOUTON LAGARRIGUE

24 juin 2025• 1ère chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303200

Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné deux requêtes de M. G... et Mme A... concernant des indus de revenu de solidarité active (RSA). La première requête visait l'annulation de titres exécutoires émis par le département de l'Hérault pour recouvrer deux indus, tandis que la seconde demandait la remise gracieuse de ces indus. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les requérants ne justifiaient pas de l'exercice d'un recours administratif préalable obligatoire pour contester les titres exécutoires, et que la décision de refus de remise gracieuse était devenue définitive faute de recours dans les délais. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.

Avocat : MOUTOUSSAMY

23 juin 2025• Présidente QUEMENER
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401541

Cette décision du Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande de la liquidatrice judiciaire de la société S3CB. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 75 360,15 euros au titre d'une situation de travaux impayée par la région Guadeloupe, maître d'ouvrage. Le tribunal oppose que la requérante n'a pas respecté la procédure contractuelle préalable obligatoire de l'article 55.1 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) des marchés publics de travaux, qui impose un mémoire en réclamation avant toute saisine du juge. En l'absence de ce recours préalable, l'obligation dont se prévaut la requérante est sérieusement contestable, ce qui fait obstacle à l'octroi d'une provision.

Avocat : BALADDA GOURANTON & PRADINES

23 juin 2025
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401542

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, rejette la demande du liquidateur judiciaire de la société S3CB. Celle-ci sollicitait le paiement provisionnel de 51 824,32 euros au titre d'une situation de travaux du marché de construction du gymnase de Grand-Bourg de Marie-Galante. Le juge estime que l'obligation dont se prévaut le requérant est sérieusement contestable, faute pour le titulaire du marché d'avoir présenté un mémoire en réclamation conforme aux stipulations contractuelles (article 55-1 du CCAG Travaux). En l'absence de ce recours préalable obligatoire, la créance n'est pas certaine et la demande de provision ne peut être accordée.

Avocat : BALADDA GOURANTON & PRADINES

23 juin 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503363

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme C E d’une demande d’expertise médicale sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’établir le lien entre une infection survenue après une cure d’éventration à l’hôpital Nord et la prise en charge par l’Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille (AP-HM). L’AP-HM et l’ONIAM ne s’opposant pas à la mesure, le juge des référés a fait droit à la demande en ordonnant une expertise au contradictoire de l’AP-HM, de la caisse de sécurité sociale et de l’ONIAM. En revanche, la demande de dépôt d’un pré-rapport a été rejetée, l’expert restant libre d’en établir un ou non dans le cadre de sa mission.

Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

23 juin 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2300378

Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi d’une requête en plein contentieux par les ayants droit de Mme F O, décédée, afin d’engager la responsabilité pour faute du centre hospitalier d’Avignon. Les requérants estimaient que l’établissement avait commis une erreur de diagnostic et un choix thérapeutique inadapté lors de la prise en charge de la patiente, entraînant son décès. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires, jugeant que les fautes alléguées n’étaient pas établies et que la prise en charge était conforme aux règles de l’art, sans perte de chance d’éviter le décès. La décision s’appuie sur les principes de responsabilité hospitalière issus du code de la santé publique et du code de justice administrative.

Avocat : KOSTOVA

23 juin 2025• 4ème Chambre
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502617

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Vert Marine. Celle-ci contestait la procédure de passation d’un contrat de concession de service public pour l’exploitation du complexe aquatique « Caséo » par la communauté d’agglomération Seine-Eure. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de la dénaturation de l’offre et de l’utilisation d’un critère non prévu par le règlement de consultation, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, ainsi que sur les règles de publicité et de mise en concurrence du code de la commande publique.

Avocat : CABINET CLP-CLIPERTON

23 juin 2025
TA76Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502618

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement pur et simple de la société ADL Recrea dans le litige l’opposant à la communauté d’agglomération Seine-Eure. La requérante contestait la procédure de passation d’une concession de service public pour la gestion du centre aquatique Caséo, invoquant une méconnaissance des articles R. 3125-1 et suivants du code de la commande publique. L’ordonnance donne acte du désistement et rejette les conclusions présentées par la communauté d’agglomération au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET CLP-CLIPERTON

23 juin 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203515

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné les requêtes de la SARL Techno Alpes Ing contestant des rappels de TVA (période 2017-2020) et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2018-2020), assortis de pénalités. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, le tribunal ayant considéré que les moyens soulevés par la société, notamment relatifs à la preuve de sous-évaluation du chiffre d'affaires, à la justification de charges et à l'application de l'amende pour paiement en espèces, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code général des impôts, le livre des procédures fiscales et le code monétaire et financier.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

20 juin 2025• 7ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210976

Le Tribunal administratif de Melun (8ème chambre) a statué sur le renvoi de l'affaire par le Conseil d'État concernant les indus de revenu de solidarité active (RSA), de prime d'activité et de prime exceptionnelle de fin d'année réclamés à Mme C. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2016, cette décision ayant déjà été annulée par un jugement définitif. Il a également rejeté comme irrecevable la demande d'annulation de la décision implicite rejetant le recours gracieux contre l'indu de RSA de 2017, faute de preuve de son existence. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions de Mme C tendant à la décharge des indus de RSA et de prime d'activité, en application des articles L. 262-46 et L. 842-8 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 114-21 et R. 262-92 du code de la sécurité sociale, considérant que la procédure de contrôle était régulière et que la prescription n'était pas acquise.

Avocat : MOUTOUSSAMY

19 juin 2025• 8ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2109490

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme D C, qui contestait la décision implicite de rejet de son recours gracieux contre son licenciement en fin de stage par le département de Seine-et-Marne. La requérante invoquait une procédure irrégulière et une erreur manifeste d'appréciation, soutenant avoir été victime de dysfonctionnements et avoir exécuté ses tâches avec professionnalisme. Le tribunal a considéré que les moyens de légalité externe soulevés dans un mémoire ultérieur étaient irrecevables car relevant d'une cause juridique distincte, et a estimé que les autres moyens n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du décret n°92-1194 du 4 novembre 1992.

Avocat : STOFFANELLER

19 juin 2025• 9ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2305285

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Sushi Shop Group, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et de prélèvements sociaux pour 2018 et 2019. La société contestait le refus de déductibilité d'intérêts versés à sa société mère et la requalification d'un abandon de créance en acte anormal de gestion. Le tribunal a jugé que la société, ayant accepté les rectifications, supportait la charge de prouver leur caractère exagéré, ce qu'elle n'a pas fait. La décision s'appuie sur les articles 212 du code général des impôts et R. 194-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : GRANT THORNTON SOCIETE D'AVOCATS

19 juin 2025• 2ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2412624

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les demandes de la société Sushi Shop Restauration, qui sollicitait la restitution d’un excédent de TVA collectée à 10 % sur des ventes à emporter (desserts, edamames, sushis) pour les années 2020 à 2022, estimant que le taux réduit de 5,5 % était applicable. L’administration fiscale a prononcé un dégrèvement partiel en cours d’instance, conduisant à un non-lieu à statuer sur certaines périodes. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, jugeant que la doctrine invoquée (BOI-TVA-LIQ-30-10-10) n’était pas opposable pour les périodes antérieures à 2022 et que les rescrits obtenus en mars et décembre 2022 ne pouvaient avoir d’effet rétroactif, ni créer une espérance légitime au sens de l’article 1er du premier protocole additionnel à la CEDH. La décision s’appuie sur les dispositions du code général des impôts relatives aux taux de TVA.

Avocat : GRANT THORNTON SOCIETE D'AVOCATS

19 juin 2025• 2ème Chambre
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 496551

Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET

19 juin 2025ECLI:FR:CECHS:2025:496551.20250619• 5ème chambre jugeant seule
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505647

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de M. A au centre hospitalier de la Timone à compter du 10 novembre 2021, en raison de complications post-opératoires (descellement de prothèse et infection). Le juge a mis hors de cause le docteur E, agent du service public hospitalier, seule la responsabilité de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Marseille (AP-HM) pouvant être recherchée en l'absence de faute personnelle détachable. La demande d'expertise a été jugée utile pour une éventuelle action en réparation. Les conclusions relatives aux dépens et aux frais d'instance ont été rejetées.

Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

19 juin 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300413

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C A et de sa famille, qui demandaient la condamnation de l'État à leur verser 20 000 euros pour les préjudices subis suite à l'éloignement de M. A vers la Tunisie le 30 janvier 2023. La juridiction a estimé qu'aucune faute n'avait été commise par la préfète du Loiret, l'arrêté fixant le pays de destination ayant été régulièrement notifié et les voies de recours ayant été indiquées, sans que l'intéressé ne les exerce. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 722-7, R. 733-4 et R. 733-5) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, dont l'atteinte n'a pas été caractérisée.

Avocat : TOUBALE

19 juin 2025• 4ème chambre