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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 408 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 408

Décisions totales

383 581

Ordonnances

289 464

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : TOEffacer tout
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408203

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 4 800 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2009, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, le préfet n'ayant proposé aucun logement dans le délai imparti. Le tribunal a estimé que cette carence, persistante depuis 2010, avait causé des troubles dans les conditions d'existence et un préjudice moral, justifiant l'indemnisation accordée.

Avocat : VANITOU

28 mai 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413660

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 400 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision dans le délai de six mois. La responsabilité de l'État est engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, le requérant étant toujours dépourvu de logement. Le tribunal a évalué le préjudice moral et les troubles dans les conditions d'existence à cette somme, tous intérêts compris, et a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais d'avocat.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TOMAS

27 mai 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2210232

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de Mme A, professeure des écoles, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Nantes de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif et demandait réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la requérante n'établissait pas que sa maladie, non inscrite aux tableaux de maladies professionnelles, était essentiellement et directement causée par l'exercice de ses fonctions, ni qu'elle entraînait un taux d'incapacité permanente d'au moins 25%, conditions requises par l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et le décret du 14 mars 1986.

Avocat : IPSO FACTO

27 mai 2025• 3ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2503340

Cette décision du Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, concerne la demande d'indemnisation de Mme A, victime d'un accident médical non fautif survenu le 11 janvier 2021. L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) ne conteste pas le principe de son obligation, mais un désaccord persiste sur l'évaluation des préjudices. Le juge des référés a pour mission de déterminer si l'obligation de l'ONIAM présente un caractère non sérieusement contestable et, dans l'affirmative, d'allouer une provision à hauteur de la fraction du montant présentant un degré suffisant de certitude. La solution retenue, qui n'est pas explicitée dans l'extrait, consiste à limiter le montant de la provision à la somme de 282 668,05 euros proposée par l'ONIAM, rejetant le surplus des demandes de Mme A.

Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

26 mai 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2224799

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que le requérant n'avait pas établi avoir déclaré en 2015 une pension de retraite perçue en 2016, justifiant sa réintégration dans les revenus de cette année conformément à l'article 12 du code général des impôts. Les autres moyens, relatifs à la déduction de dépenses pour un emprunt immobilier, à un déficit foncier et à des frais de succession, ont également été écartés comme non fondés. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment son article 156.

Avocat : CABINET CHEMOULI DALIN STOLOFF BOINET ET ASSOCIES (SELARL)

22 mai 2025• 2e Section - 3e Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2200215

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de Mme A, gardien brigadier de police municipale, qui demandait la condamnation de la commune de Claye-Souilly pour défaut de rémunération de ses temps de pause en service de nuit. Le tribunal a estimé que la commune n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité et que les préjudices allégués n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et des décrets n° 2000-815 et n° 2001-623 relatifs à l'aménagement du temps de travail.

Avocat : SCP DE NARDI-JOLY & LEBRETON

22 mai 2025• 5ème chambre
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307381

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par une agente du Centre Hospitalier de Gonesse contestant le refus de la placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) et demandant une indemnisation pour le traitement non perçu. Le tribunal a constaté que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, ne l’a pas fait dans le délai imparti. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Avocat : JACQUES-ALEXANDRE BOUBOUTOU

22 mai 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425441

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par la société Foncia rive gauche, représentant l'indivision E, d’un recours en plein contentieux visant à obtenir l’indemnisation d’un préjudice résultant du refus du préfet de police de prêter le concours de la force publique pour expulser un occupant. Par un acte enregistré le 14 mai 2025, la société requérante a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. Le tribunal, faisant application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 22 mai 2025. Aucune indemnité n’a été accordée, et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont devenues sans objet.

Avocat : CABINET ATOUTS AVOCATS (SELARL)

22 mai 2025
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2506516

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi en référé par le préfet de la Loire-Atlantique pour ordonner l’expulsion de Mme E et M. D, occupants sans droit d’un logement géré par l’association Solidarité Estuaire, après le rejet définitif de leur demande d’asile par la CNDA en 2021. Le préfet invoquait l’urgence et l’utilité de la mesure face à la saturation du dispositif national d’accueil (99,6 % d’occupation), tandis que les défendeurs contestaient l’urgence et dénonçaient une atteinte disproportionnée à leur situation familiale, notamment la présence d’enfants mineurs. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative et de l’article L. 552-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, relatifs aux mesures provisoires pour libérer un hébergement occupé indûment.

Avocat : TOUCHARD

22 mai 2025
CEOrdonnance• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 498550

Avocat : DUFOUR CARLIER COURTOIS

21 mai 2025ECLI:FR:CECHS:2025:498550.20250521• 9ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202636

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de la SNC Ardilène, qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour 2015 et 2016. La société soutenait que le dégrèvement total des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les mêmes années remettait en cause les rehaussements d'IS. Le tribunal a jugé que ce dégrèvement était sans incidence, car l'administration avait réintégré un profit sur le Trésor pour neutraliser le droit à déduction de TVA, et que les rehaussements d'IS étaient fondés sur un passif injustifié distinct, non contesté par la société. La solution s'appuie sur les articles 38 et 39 du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 77 du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

21 mai 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2105931

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2009 à 2016, établies à la suite d'une vérification de comptabilité de son entreprise individuelle exerçant une activité occulte. Le requérant invoquait le principe de réalisme économique pour demander la déduction de charges, mais n'a fourni aucune pièce justificative de leur réalité ou de leur montant. La charge de la preuve incombant à M. B, en application de l'article L. 193 du livre des procédures fiscales, le tribunal a jugé le moyen non fondé. La décision s'appuie sur le 1 de l'article 39 du code général des impôts, qui exige des justifications suffisantes pour admettre des charges en déduction.

Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON

21 mai 2025• 3ème chambre
TA44Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2508490

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, demandeur d'asile sans hébergement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas démontré avoir sollicité le dispositif de veille sociale depuis près d'un an, et ayant bénéficié d'un hébergement d'urgence début mai 2025. En conséquence, aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'a été caractérisée, les dispositions des articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles n'ayant pas été méconnues.

Avocat : TOUCHARD

21 mai 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2502316

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 700 000 euros présentée par Mme B à l'encontre de l'ONIAM. La requérante invoquait l'aggravation des conséquences d'un accident médical non fautif survenu en 2014. Le juge a estimé que l'obligation de l'ONIAM était sérieusement contestable, faute pour Mme B de démontrer un lien entre l'aggravation alléguée et l'accident initial, et ce malgré plusieurs expertises médicales. La décision est fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

21 mai 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 493452

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

20 mai 2025ECLI:FR:CECHR:2025:493452.20250520• 8ème et 3ème chambres réunies
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 497985

Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON

20 mai 2025ECLI:FR:CECHS:2025:497985.20250520• 10ème chambre jugeant seule
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2102414

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de la SAS Ascoréal, qui contestait son éviction d’un marché public d’assistance technique à maîtrise d’ouvrage attribué par la CCI du Puy-de-Dôme. La société requérante soutenait que l’analyse de son offre par le pouvoir adjudicateur était entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, notamment sur les sous-critères « moyens humains » et « méthodologie ». Le tribunal a jugé que la CCI n’avait commis aucune erreur manifeste, l’offre du groupement ne répondant pas aux exigences du règlement de la consultation. Par conséquent, la SAS Ascoréal étant dépourvue de toute chance de remporter le contrat, ses conclusions indemnitaires ont été rejetées, sur le fondement des principes régissant la responsabilité contractuelle et le code de la commande publique.

Avocat : DAUMIN COIRATON-DEMERCIERE - AVOCATS

20 mai 2025• Chambre 3
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2300571

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par la communauté d'agglomération Sophia-Antipolis (CASA) d'un litige en plein contentieux relatif à la responsabilité décennale de la société SMCE REHA, chargée de la réhabilitation de canalisations, en raison de désordres affectant leur revêtement intérieur. La CASA demandait la condamnation de cette société, et subsidiairement celle du fournisseur BRANDENBURGER, au paiement de travaux réparatoires, de frais d'expertise et de frais d'avocat. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la CASA, considérant que les désordres constatés n'étaient pas de nature à engager la responsabilité décennale des constructeurs. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle et décennale des constructeurs, sans qu'il soit nécessaire de se prononcer sur l'application des articles 1792 et suivants du code civil.

Avocat : SELARL ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT

20 mai 2025• 6ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306835

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté les requêtes de l'association de moyens retraite complémentaire, qui contestait son assujettissement à la taxe d'habitation pour les années 2021 et 2022. L'association demandait une réduction de ses cotisations en soutenant que la taxe devait être calculée au prorata de la superficie qu'elle occupait dans un immeuble partagé avec une structure soumise à la cotisation foncière des entreprises, et que l'immeuble relevait de la catégorie BUR 2. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement retenu les surfaces déclarées par le propriétaire, et que l'association, bien qu'invitée à produire un bail ou des plans, n'avait pas fourni d'éléments permettant de justifier une surface inférieure. La solution retenue est fondée sur l'article 1407 du code général des impôts.

Avocat : SCP TZA TOULEMONT ZAPF AVOCATS ASSOCIES

20 mai 2025• Magistrat Kaczynski
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 503312

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

16 mai 2025ECLI:FR:CEORD:2025:503312.20250516• Juge des référés