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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 408 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 408

Décisions totales

383 581

Ordonnances

290 663

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : TOEffacer tout
TA105Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401540

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande du liquidateur judiciaire de la SARL H2P SYSTEM. Ce dernier réclamait le paiement d'une provision de 11 613,30 euros à la commune du Lamentin pour des travaux de câblage informatique. La commune a démontré avoir réglé la totalité des trois factures litigieuses le 26 décembre 2022, avant l'ouverture de la liquidation judiciaire, par virement sur le compte bancaire de la société. Le juge a estimé que l'obligation de paiement était sérieusement contestable, car le paiement avait été effectué régulièrement avant la procédure collective, et a donc rejeté la requête.

Avocat : GOURANTON

13 mai 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500737

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B... pour suspendre un arrêté préfectoral du 9 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. En défense, le préfet de Mayotte a indiqué avoir retiré cet arrêté le même jour, après avoir pris en compte les éléments relatifs à la situation personnelle et familiale de l'intéressé. Par conséquent, le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension, tout en condamnant l'État à verser 800 euros à l'avocat de M. B... au titre des frais d'instance.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : ALI-MAGAMOOTOO

12 mai 2025
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2200787

Le Tribunal Administratif d’Orléans a rejeté la requête de Mme E D et M. A C, qui demandaient la condamnation du centre hospitalier de Pithiviers et de l’ONIAM pour le décès de Mme F D. Le tribunal a estimé que la contamination par la Covid-19 ne pouvait être qualifiée d’infection nosocomiale, faute de lien direct avec un acte médical, et que le centre hospitalier n’avait commis aucune faute dans l’information de la patiente ou la gestion de la pandémie. Aucune responsabilité n’a donc été retenue, ni pour faute, ni au titre de la solidarité nationale.

Avocat : SCP COUBRIS COURTOIS ET ASSOCIES

7 mai 2025• 4ème chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2412489

Le Tribunal Administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée le 22 janvier 2020 à l'encontre de l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le relogement de M. B. a été effectué le 19 septembre 2022, le tribunal a liquidé l'astreinte à 5 800 euros pour la période du 1er avril 2020 au 31 août 2022. Cette somme est versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : TOMAS

6 mai 2025
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2412526

Le Tribunal Administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée le 22 janvier 2020 contre l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le relogement de Mme A a été effectué le 21 octobre 2021, le tribunal a liquidé l'astreinte à 5 400 euros pour la période du 1er avril 2020 au 30 septembre 2021. Cette somme est versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

Avocat : PARTOUCHE-KOHANA

6 mai 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311358

Le Tribunal Administratif de Marseille a condamné l'ONIAM à indemniser M. B pour une thrombose veineuse profonde survenue après une injection du vaccin contre la Covid-19. La juridiction a retenu un lien de causalité entre la vaccination et la pathologie, en l'absence d'autre cause et au vu des données de pharmacovigilance. Cette indemnisation est fondée sur l'article L. 3131-4 du code de la santé publique, qui prévoit la réparation par la solidarité nationale des accidents imputables à des mesures sanitaires d'urgence.

Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

6 mai 2025• 7ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2110702

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, agent contractuel (AESH) licenciée pour motif disciplinaire le 19 avril 2019, décision annulée pour disproportion par un jugement du 17 novembre 2020. Elle demande réparation de ses préjudices financier et moral liés à cette éviction illégale. Le tribunal rappelle que l'illégalité fautive de la décision annulée engage la responsabilité de l'État. Il précise que l'agent irrégulièrement évincé a droit à la réparation intégrale de son préjudice, incluant la perte de traitement et de primes, sous déduction des revenus de remplacement perçus, et que le préjudice moral peut être indemnisé s'il est justifié. La solution retenue est que l'administration est responsable, mais le montant de l'indemnisation sera déterminé après déduction des revenus de remplacement et examen des justificatifs du préjudice moral. Les textes appliqués sont le code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.

Avocat : STOFFANELLER

6 mai 2025• 6ème chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2412355

Le Tribunal Administratif de Paris a liquidé définitivement une astreinte de 300 euros par mois prononcée le 15 janvier 2020 contre l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le relogement de la requérante a été effectué le 3 février 2023, le tribunal a condamné l'État à verser 10 200 euros au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement pour la période du 1er avril 2020 au 31 janvier 2023. Cette décision a été prise sur le fondement des articles R. 778-8 du code de justice administrative et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : TOMAS

6 mai 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311722

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C, qui demandait la condamnation de l'hôpital d'instruction des armées (HIA) Laveran pour des préjudices subis suite à une sleeve gastrectomie en 2012. La requérante invoquait un défaut d'information et de consentement, ainsi que des fautes médicales dans le choix thérapeutique et la prise en charge post-opératoire. Le tribunal a estimé que l'obligation d'information avait été respectée, notamment via la signature d'un formulaire de consentement et des consultations préalables, et que les autres fautes alléguées n'étaient pas établies. En conséquence, la responsabilité de l'HIA Laveran n'a pas été engagée, et les demandes d'indemnisation de Mme C et de la caisse de sécurité sociale ont été rejetées.

Avocat : KOSTOVA

6 mai 2025• 7ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2500565

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision, a rejeté la demande de M. A qui sollicitait une provision de 1 803 472 euros de l'ONIAM pour un accident médical non fautif survenu en 2014. Le juge a estimé que la contestation de l'ONIAM sur le taux de déficit fonctionnel permanent (25% selon l'expert, 20% maximum selon l'ONIAM) était suffisamment sérieuse pour faire obstacle à l'obligation non contestable exigée par l'article R. 541-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les frais de justice.

Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

5 mai 2025
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 491334

Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET

2 mai 2025ECLI:FR:CECHS:2025:491334.20250502• 6ème chambre jugeant seule
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 494471

Avocat : SCP GOUZ-FITOUSSI

2 mai 2025ECLI:FR:CECHS:2025:494471.20250502• 6ème chambre jugeant seule
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2202603

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la SCI Immobilier HSU 3WF, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés, contributions sur les revenus locatifs et taxe sur les loyers élevés pour 2014-2016. La société invoquait des vices de procédure (méconnaissance de l’article L. 57 du LPF, privation de garanties) et des erreurs de fond (qualification des dépenses, déduction de charges, méthode d’évaluation des terrains, taux d’amortissement). Le tribunal a jugé que les moyens de procédure étaient inopérants ou non fondés, et que les redressements étaient justifiés au regard des règles fiscales applicables, notamment les articles 38 et 39 du CGI. Les demandes de décharge et d’application de l’article L. 761-1 du CJA ont été rejetées.

Avocat : CABINET ARTOIS AVOCATS

29 avril 2025• 8ème Chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2304880

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 850 euros à M. B, reconnu prioritaire et urgent à reloger par la commission de médiation le 31 mars 2021, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, le requérant étant sans domicile fixe. Le tribunal a estimé que le préjudice subi, apprécié en fonction de la durée de la carence et de la situation du foyer d'une personne, justifiait cette indemnisation, rejetant le surplus de la demande de 25 000 euros.

Avocat : PARTOUCHE-KOHANA

28 avril 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2306086

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour 2019. La requérante invoquait une insuffisance de motivation de la proposition de rectification, mais le tribunal a jugé que celle-ci était suffisamment claire pour permettre un débat contradictoire. Sur le fond, Mme B n'a pas apporté la preuve de la réalité des frais professionnels et des dépenses de travaux qu'elle entendait déduire. La décision s'appuie sur les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 83 du code général des impôts.

Avocat : LABETOULE

25 avril 2025• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501312

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B C. Cette expertise vise à déterminer les conditions de sa prise en charge au centre hospitalier d'Arles à compter du 17 septembre 2022 pour une fracture de la cheville, compliquée d'une infection ayant nécessité une nouvelle hospitalisation en janvier 2023. La solution retenue fait droit à la requête, les parties ne s'y opposant pas, et désigne un collège de deux experts pour évaluer d'éventuelles fautes médicales, le lien entre l'infection et les soins, ainsi que les préjudices subis.

Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS

25 avril 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202437

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, gérant de la SASU A B Déménagement, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2015 à 2017, assorties de pénalités pour manquement délibéré. Le tribunal a écarté les moyens de procédure soulevés, jugeant que l'avis d'examen de la situation fiscale personnelle avait été régulièrement notifié et que le requérant n'établissait pas que les propositions de rectification n'avaient pas été valablement reçues à son adresse. Sur le fond, il a estimé que l'administration avait démontré que les sommes encaissées sur les comptes bancaires de M. B constituaient des revenus distribués par la société. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, en application des articles L. 47 et L. 57 du livre des procédures fiscales, ainsi que de l'article 1729 du code général des impôts pour les pénalités.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

25 avril 2025• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2505645

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par le préfet de la Vendée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner l'expulsion de Mme F et de ses quatre enfants d'un logement dédié aux demandeurs d'asile, suite au rejet définitif de leur demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA. Le juge a fait droit à la demande, considérant que le maintien dans les lieux compromettait le bon fonctionnement du service public et l'égal accès des usagers, en raison de la saturation des capacités d'hébergement dans la région. Il a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment l'article L. 552-15, et a écarté les moyens tirés de l'urgence et de l'intérêt supérieur de l'enfant, faute de circonstances exceptionnelles justifiant un maintien. La solution retenue est l'expulsion sans délai, avec le concours de la force publique si nécessaire.

Avocat : TOUCHARD

25 avril 2025
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208277

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme D, qui s'est blessée au pied le 29 mars 2018 en heurtant une pierre lors de travaux de voirie à Trets. Elle recherchait la responsabilité de la commune pour défaut d'entretien normal et défaut de signalisation. Le tribunal a examiné le litige sous l'angle de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage pour dommages causés aux tiers par un travail public. Il a rejeté la requête, estimant que la preuve d'un lien de causalité direct entre l'ouvrage public et le dommage n'était pas suffisamment établie par les attestations produites, et a condamné Mme D à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.

Avocat : IN EXTENSO AVOCATS TOULON

24 avril 2025• 5ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204534

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de la SARL Areja 55, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés. La société avait cédé son fonds de commerce de vente de produits Lacoste, entraînant une diminution de plus de 50 % de son chiffre d'affaires et de son actif immobilisé. Le tribunal a jugé que cette cession constituait un changement d'activité réelle au sens de l'article 221-5 du code général des impôts, emportant cessation d'entreprise et perte du droit au report des déficits antérieurs. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 80 A du livre des procédures fiscales.

Avocat : TEBOUL-FARTOUKH

24 avril 2025• 6ème Chambre