22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
246 821
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de plusieurs associations de protection de la nature visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la saison de chasse 2024-2025. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour fixer les dates de chasse et que les mesures contestées (quotas, périodes) n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation ou d'illégalité au regard du code de l'environnement et du principe de précaution. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'environnement.
Avocat : VICTORIA
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête en annulation de la délibération approuvant le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Saint-François. Le juge écarte les moyens soulevés, notamment l'absence de vice de procédure concernant le débat préalable sur le projet d'aménagement et le caractère facultatif des orientations d'aménagement et de programmation (OAP). La décision s'appuie sur les articles L. 153-12, L. 151-2 et L. 151-6 du code de l'urbanisme.
Avocat : GOURANTON
**Sujet principal** : Demande d'expertise judiciaire concernant des désordres affectant un centre aquatique. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (statuant en référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne une expertise contradictoire, estimant qu'elle est utile pour éclairer le litige principal sur l'origine et l'étendue des désordres, lesquels pourraient rendre l'ouvrage impropre à sa destination. Il rejette les conclusions des défendeurs visant à obtenir un simple acte de leurs protestations. **Textes appliqués** : L'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise.
Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision préfectorale initiale, car elles ont été remplacées par la décision explicite du ministre de l'intérieur du 24 avril 2023, qui constitue désormais le seul acte attaquable. La juridiction a appliqué les dispositions du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et du code des relations entre le public et l'administration concernant la substitution des décisions en matière de recours administratif préalable.
Avocat : TOUCHOT
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la contestation d'une OQTF relève d'une procédure spécifique prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non de la procédure de référé-suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Elle constate par ailleurs que l'introduction d'un recours au fond contre l'OQTF a déjà un effet suspensif de plein droit en vertu de l'article L. 722-7 du CESEDA.
Avocat : ATSATITO KAMANOU
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante marocaine. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son intégration familiale et professionnelle en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai d'un mois.
Avocat : SCP SELATNA DE MATOS SI MOHAMED
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral du 14 octobre 2024 refusant le renouvellement du titre de séjour étudiant à une ressortissante tchadienne. Le juge a retenu que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en ne tenant pas compte de la situation médicale grave de l'intéressée, qui justifiait un titre de séjour pour vie privée et familiale au titre de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a enjoint au préfet de réexaminer la demande sous deux mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOURNAN
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. C..., un ressortissant algérien, visant l'annulation de son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal estime que l'arrêté, signé par un secrétaire général de préfecture dûment habilité, est légal. Il juge que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment son article L. 611-1, sont applicables pour motiver l'éloignement au regard du comportement de l'intéressé, et que l'accord franco-algérien de 1968 ne régit pas cette matière.
Avocat : TOUBALE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise gracieuse d'un trop-perçu de RSA et la remise totale de cette dette. Le juge a estimé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que l'allocataire, dont l'indu provenait d'absences prolongées à l'étranger non déclarées, ne pouvait être regardé comme étant de bonne foi. La situation de précarité invoquée n'a pas été jugée suffisante pour justifier la remise de la créance.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge a considéré que l'arrêté préfectoral du 2 août 2024, qui motivait le refus par une menace à l'ordre public, était légal. La décision s'appuie sur les articles L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour d'un ressortissant bangladais. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au vice de procédure et à la méconnaissance du droit au maintien sur le territoire (articles L. 541-1 et L. 542-1 du CESEDA), n'étaient pas fondés. La juridiction a jugé que l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était légal.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un ressortissant camerounais demandant l'annulation du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcés par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée, procédait d'un examen sérieux de la situation du requérant et ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens invoqués, fondés sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ont donc été écartés.
Avocat : EWANE MOTTO
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, condition nécessaire pour ordonner sa suspension en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande d'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour est également rejetée.
Avocat : ATSATITO KAMANOU
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait l'injonction au préfet du Gard de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait pris, postérieurement à l'introduction de la requête, un arrêté de refus de titre de séjour, ce qui constituait une contestation sérieuse à la demande. La solution a été prise sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatif au référé "mesures utiles".
Avocat : CUZIN-TOURHAM
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. C... visant à annuler la décision ministérielle maintenant l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le tribunal estime que le signataire de la décision attaquée était régulièrement habilité par délégation et que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Le motif d'ajournement, fondé sur le comportement fiscal critiquable du requérant (dette importante et récurrente), est légal au regard des pouvoirs discrétionnaires conférés par l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article 21-15 du code civil.
Avocat : BETOE SCHWERDORFFER
Avocat : INCEPTO AVOCATS FISCALITE ET CONSEIL
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. C... A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral prolongeant son interdiction du territoire français. Le tribunal a estimé que le requérant, qui ne justifiait pas de circonstances humanitaires particulières et s'était soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire, ne démontrait pas d'erreur de droit ou de fait dans la décision attaquée. La décision s'appuie sur les articles L. 612-7 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEBRETON
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler le refus de délivrance d'un titre de séjour. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté contesté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en appliquant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d'une ancienneté de séjour, d'une intégration professionnelle stable ou de liens familiaux suffisants pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction au requérant privait sa situation d'urgence, condition nécessaire pour obtenir une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En revanche, le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un rejet implicite de renouvellement de carte de résident et d'injonction de délivrance. Le juge constate que l'administration a, postérieurement à la requête, fait droit à la demande en délivrant une carte de résident valable pour dix ans, rendant la demande principale sans objet. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et la demande d'allocation de frais est rejetée.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN