22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
258 941
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme A..., rédactrice territoriale, qui demandait l'annulation de son compte rendu d'entretien professionnel (CREP) pour l'année 2021, au motif d'une procédure irrégulière, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un harcèlement moral. Le tribunal a rappelé que le CREP définitif, établi après révision, se substitue au compte rendu initial, mais que des vices de procédure affectant l'entretien initial peuvent être invoqués. Sur le fond, il a rejeté la requête en considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser explicitement la solution retenue dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur le décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux et le code général de la fonction publique.
Avocat : BATOT
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjointe de Français et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que la rupture de la communauté de vie n'était pas imputable à des violences conjugales au sens de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les plaintes réciproques des époux ayant été classées sans suite. Il a également jugé que la requérante n'établissait pas avoir déposé une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du même code.
Avocat : DUBOIS-TOUBE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Seine-et-Marne le 6 mars 2024. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était régulièrement signée par délégation et suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOUJAS
Le Tribunal Administratif de Melun annule l'arrêté du 16 mai 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a obligé M. A..., ressortissant algérien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. La décision est annulée pour défaut d'examen sérieux de la situation, le préfet s'étant fondé à tort sur une demande de titre de séjour que l'intéressé n'avait jamais pu déposer malgré une ordonnance judiciaire. Par voie de conséquence, les décisions de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour sont également annulées. Le tribunal se fonde sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : STOFFANELLER
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la requérante avait été convoquée en préfecture pour faire enregistrer sa demande, ce qui faisait obstacle à une atteinte grave et immédiate à sa situation. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : VICTOR
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de clôture de la plateforme ANEF valant refus de séjour prise par la préfète de l’Essonne. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante n’apportant pas la preuve du caractère complet de son dossier, ce qui faisait obstacle à la reconnaissance d’une situation d’urgence présumée. En conséquence, la suspension de l’exécution de la décision attaquée n’a pas été ordonnée.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles a pris acte du désistement pur et simple de M. A... de ses conclusions tendant à l’annulation du refus implicite de la préfète de l’Essonne de lui remettre un titre de séjour « étudiant-programme de mobilité » et à l’injonction de délivrance de ce titre. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces demandes. Les conclusions de M. A... présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : PINTO
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 30 avril 2025 par lequel le préfet de police avait obligé M. B..., ressortissant sénégalais, à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en renversant la charge de la preuve de la minorité de l'intéressé et en méconnaissant la présomption d'authenticité des actes d'état civil étrangers. En application de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit l'éloignement des mineurs, le tribunal a jugé que la mesure était illégale, le doute devant profiter à la qualité de mineur de M. B....
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de police le 29 avril 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de l'erreur de fait, de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions attaquées fondées sur le CESEDA et la convention européenne.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 13 janvier 2025 par lequel le préfet de police avait refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A..., ressortissante camerounaise, et l'avait obligée à quitter le territoire français. La solution retenue est fondée sur une erreur de fait : le préfet avait considéré à tort que la requérante était célibataire et sans charge de famille en France, alors qu'elle s'était mariée en juillet 2023 et avait eu un enfant en août 2024. Cette erreur a entaché la décision de refus de séjour, entraînant par voie de conséquence l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi. Les textes appliqués sont l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 3 février 2025 par lequel le préfet de police avait obligé Mme A..., ressortissante bangladaise, à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a retenu que le préfet n'avait pas procédé à un examen attentif de la situation personnelle et familiale de la requérante, notamment en omettant de mentionner qu'elle vivait avec son époux titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour défaut d'examen sérieux, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable pour tardiveté. L'affaire portait sur la contestation du tableau d'avancement au grade de brigadier-chef de police pour 2023. Le juge a constaté que le recours contre la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur, née du silence gardé sur une demande de retrait, avait été introduit après l'expiration du délai de deux mois. Il a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 du code de justice administrative et L. 112-2 du code des relations entre le public et l'administration, ce dernier excluant les agents publics du bénéfice des règles sur l'accusé de réception.
Avocat : BERTON
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour par le préfet de police. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le juge a toutefois prononcé l’admission provisoire de l’intéressé à l’aide juridictionnelle et, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, a condamné l’État à verser 1 500 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.
Avocat : TOUJAS
Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet d'Eure-et-Loir du 20 janvier 2026 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : BEN YAHMED KALTOUM
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour modifier une ordonnance du 22 octobre 2025 en fixant une astreinte, en raison de l'absence de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour (APS) l'autorisant à travailler. Le juge a écarté l'exception de non-lieu soulevée par le préfet de police de Paris, constatant que l'injonction n'était toujours pas exécutée malgré une convocation infructueuse. Il a admis provisoirement Mme B... à l'aide juridictionnelle et a examiné la demande de modification de l'ordonnance au vu de l'élément nouveau constitué par le début imminent de son stage. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-4 du code de justice administrative et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOVIA-VILA
Le Tribunal Administratif de Marseille annule l'arrêté du 29 septembre 2023 du préfet des Alpes-de-Haute-Provence, qui constituait un arrêté complémentaire à une dérogation initiale accordée à la société Boralex pour un projet de parc photovoltaïque à Cruis. Cette annulation est prononcée par voie de conséquence de l'annulation, par la cour administrative d'appel de Marseille, de l'arrêté initial du 17 janvier 2020, qui servait de base légale à l'acte contesté. Le tribunal fait application du principe selon lequel l'annulation d'un acte administratif emporte celle des décisions consécutives prises pour son application. L'État et la société Boralex sont condamnés à verser 1 500 euros à l'association requérante au titre des frais de justice.
Avocat : VICTORIA
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C... contre l'arrêté préfectoral du 5 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que le signataire était identifiable et bénéficiait d'une délégation régulière, et que la décision était suffisamment motivée au regard de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français et, par voie de conséquence, celle de l'interdiction de retour et de la fixation du pays de destination.
Avocat : CUZIN-TOURHAM
Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de M. C... contestant le refus du préfet de renouveler son habilitation d’accès aux zones restreintes du port. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence, le directeur de cabinet disposant d’une délégation régulière. Il a jugé la décision suffisamment motivée, car elle se référait aux condamnations pénales détaillées dans la procédure contradictoire. Enfin, il a estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en refusant l’habilitation au regard des antécédents judiciaires de l’intéressé, en application des articles L. 5332-17 et suivants du code des transports.
Avocat : CATOL
Le Tribunal Administratif de la Guyane annule la décision implicite du maire de Kourou rejetant la demande de régularisation de propriété de Mme A... sur la parcelle n° 1726. La juridiction retient que la délibération du 23 mai 2006 du conseil municipal, autorisant la vente de la parcelle pour 18 303 euros, constitue une offre que Mme A... a acceptée dans un délai raisonnable après en avoir eu connaissance le 17 décembre 2023. En application des articles 1582 et 1583 du code civil, la vente est parfaite par l'accord sur la chose et le prix, et le maire était tenu d'exécuter cette délibération en vertu des articles L. 2122-21 et L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : TORO
Le Tribunal Administratif de la Guyane a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui contestait un arrêté préfectoral du 5 octobre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et le défaut de motivation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, sans qu'aucun texte international ou constitutionnel invoqué n'ait été jugé méconnu.
Avocat : TOMASI