22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
259 436
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant mauritanien, afin d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour retirer son titre de séjour, dont la fabrication avait été notifiée en juin 2024 mais jamais remise. En cours d’instance, le préfet a convoqué l’intéressé le 6 janvier 2026 pour retirer son titre. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, l’urgence ayant disparu. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 500 euros à M. B... au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : VICTOR
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté du préfet de l'Aube du 14 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation du droit d'être entendu, de l'atteinte à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH), et du risque de traitement inhumain (article 3 de la CESDH). La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la convention européenne des droits de l'homme et la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Avocat : STOCCO
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de la Haute-Garonne d’autoriser le regroupement familial pour son épouse. Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement fondé son refus sur l’article L. 434-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison du non-respect par le requérant des principes essentiels régissant la vie familiale en France, compte tenu de la bigamie résultant de son mariage antérieur non dissous. La décision a également écarté les moyens tirés de l’insuffisance de motivation et de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Avocat : TOUBOUL
Le tribunal administratif de Toulouse a été saisi en référé-suspension par M. A... contre un arrêté préfectoral du 2 décembre 2025 retirant sa carte de séjour pluriannuelle et refusant son admission au séjour. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la carte de séjour étant déjà expirée à la date de la décision contestée et le requérant ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il a également considéré qu'aucun doute sérieux ne pesait sur la légalité du retrait, fondé sur l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni sur le refus d'admission au séjour, la demande de changement de statut étant assimilable à une première demande soumise à l'obligation de visa de long séjour.
Avocat : TOUBOUL
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Toulouse rejette la requête en référé suspension de Mme B..., ressortissante bosnienne, qui contestait la décision du président du conseil départemental de la Haute-Garonne du 5 décembre 2025 mettant fin à sa prise en charge et à celle de ses quatre enfants. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision n'ayant pas été exécutée et la requérante ne justifiant pas de ses démarches pour obtenir un hébergement d'État. En conséquence, toutes les conclusions de la requête, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais d'instance, ont été rejetées.
Avocat : TOUBOUL
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant gabonais, qui contestait le refus du préfet de la Gironde de renouveler sa carte de résident. Le requérant invoquait un vice de procédure pour défaut de saisine de la commission du titre de séjour et absence de procédure contradictoire. Le tribunal a jugé que la consultation de la commission n'était pas obligatoire pour un refus de renouvellement fondé sur une menace pour l'ordre public, et que la procédure contradictoire ne s'appliquait pas aux décisions prises sur demande. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les articles L. 432-3 et L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : KATOU-KOUAMI
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la Sarl Kazuba. Celle-ci demandait l'annulation de la procédure de passation d'un marché public pour la fourniture et l'installation d'une toilette sèche, attribué par le Département des Pyrénées-Orientales. Le juge a constaté que le contrat avait été signé le 19 janvier 2026, soit avant l'introduction de la requête le 20 janvier 2026. En application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, le référé précontractuel n'est plus recevable après la conclusion du contrat. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable.
Avocat : TOURNAIRE CHAILAN
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu les effets de la décision implicite de rejet du préfet de La Réunion concernant la demande de titre de séjour de Mme A... épouse B..., ressortissante malgache. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision maintenant la requérante dans une situation de précarité administrative et l'empêchant de se rendre à Madagascar pour des raisons familiales. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un défaut de motivation et de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL ALI-MAGAMOOTOO-YEN PON
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le refus du CIVEN de l'indemniser pour un cancer de la thyroïde qu'elle attribuait aux essais nucléaires. La requérante soutenait avoir été exposée aux retombées radioactives en raison de sa résidence à Rimatara et Papeari pendant les campagnes de tirs. Le tribunal a appliqué le régime de présomption de causalité prévu par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, dans sa rédaction issue de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018. La solution retenue est le rejet de la demande d'indemnisation et des conclusions accessoires.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a été saisi par Mme B..., en qualité d'ayant-droit de sa mère décédée d'un cancer de la vessie, d'une demande d'indemnisation pour exposition aux essais nucléaires. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la requérante ne démontrait pas que sa mère avait été exposée à des doses de rayonnements ionisants supérieures au seuil de 1 mSv par an, condition nécessaire pour bénéficier de la présomption de causalité prévue par la loi du 5 janvier 2010 modifiée. La décision s'appuie sur les dispositions des lois n° 2010-2 du 5 janvier 2010 et n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 relatives à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français.
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... qui demandait la condamnation de la caisse d’allocations familiales et du département des Bouches-du-Rhône pour des préjudices financiers et moraux. La requérante soutenait une faute liée à une erreur dans l’évaluation de ses droits au revenu de solidarité active et à la prime d’activité, mais le tribunal a considéré que les moyens n’étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des demandes indemnitaires, sans engagement de responsabilité des organismes défendeurs. Les textes appliqués incluent le code de l’action sociale et des familles et le code de la sécurité sociale.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. E..., fonctionnaire territorial, contestant le refus du maire de Saint-Denis-de-Méré de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant la requête recevable car la décision attaquée ne mentionnait pas les voies et délais de recours. Sur le fond, l'affaire a été mise en délibéré, le tribunal devant se prononcer sur l'application de l'article 57 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984, qui régit les congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, et sur l'existence d'un lien direct entre la pathologie de M. E... et ses fonctions.
Avocat : SCP FERRETTI HUREL LEPLATOIS
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, contestant un arrêté préfectoral du 16 septembre 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Les conclusions dirigées contre le refus de séjour ont été jugées irrecevables car cette décision était superfétatoire, M. B... n'ayant pas déposé de demande de titre sur un autre fondement que l'asile. Le tribunal a également écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, la secrétaire générale bénéficiant d'une délégation régulière, et celui tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, estimant que la procédure d'asile avait suffisamment satisfait à cette exigence. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 611-1, L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP BON DE SAULCE LATOUR
Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A... visant à obtenir réparation des préjudices subis suite à des interventions chirurgicales pour hernies discales, soit au titre de la solidarité nationale (ONIAM) pour accident médical non fautif, soit pour faute du CHU de Nice. Le tribunal a rejeté la responsabilité du CHU, l’expert n’ayant retenu aucun manquement. Il a également écarté la demande contre l’ONIAM, estimant que les dommages, résultant d’un échec thérapeutique et non d’un accident médical direct, ne remplissaient pas les conditions d’anormalité et de gravité requises par l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : DE LA GRANGE & FITOUSSI
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. et Mme D... contestant l'arrêté du 5 août 2024 du préfet des Alpes-Maritimes déclarant d'utilité publique un projet de voie nouvelle à Saint-Blaise. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la décision implicite de rejet du recours gracieux, car l'arrêté initial du 16 mai 2024 avait été retiré avant l'introduction de la requête. Les conclusions contre l'arrêté du 5 août 2024 ont également été déclarées irrecevables pour tardiveté, sans examen des moyens de fond. La décision s'appuie sur le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique et le code de justice administrative.
Avocat : JEAN-JOEL GOVERNATORI AVOCAT
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer à Mme B..., ressortissante russe, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour assorti d’une autorisation de travail. Le juge a constaté l’urgence et l’utilité de la mesure face à la carence de l’administration, qui n’a pas produit de défense, et a appliqué les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. L’État a également été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : ANTOINE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A... contestant la décision 48SI du 18 juillet 2024 constatant l'invalidité de son permis de conduire pour solde de points nul. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré du défaut de notification des retraits de points, cette formalité n'affectant que l'opposabilité de la décision. Il a également écarté comme inopérante l'exception d'illégalité concernant les infractions des 17 mai 2022 et 22 mars 2023, les points correspondants ayant été restitués. Enfin, le tribunal a estimé que les moyens relatifs au défaut d'information préalable prévu par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'étaient pas fondés.
Avocat : FITOUSSI
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour suspendre la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis du 27 octobre 2025 classant sans suite sa demande de renouvellement de titre de séjour, ainsi que le rejet implicite de son recours gracieux. La requérante invoquait l’urgence, son employeur ayant suspendu son contrat de travail faute de justificatif de séjour, et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a constaté que le préfet avait convoqué Mme B... à un rendez-vous le 29 janvier 2026 pour déposer son dossier, ce qui rendait sans objet les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. Il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et rejeté les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... tendant à la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour en qualité de réfugié. Le juge a relevé d'office que cette décision était inexistante, faute pour l'intéressé d'avoir présenté une demande de titre de séjour sur ce fondement, sa demande initiale ayant été formulée au titre d'une ordonnance de protection. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été jugées irrecevables, et la requête a été rejetée dans son ensemble.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN