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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

4 408 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

4 408

Décisions totales

383 581

Ordonnances

258 518

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : TOEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2305461

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête des consorts B..., qui demandaient réparation du préjudice moral et d’angoisse de mort imminente suite au décès de leur frère, M. E... B..., survenu dans l’incendie de sa cellule à la maison d’arrêt d’Aiton. La juridiction a estimé qu’aucune faute de l’administration pénitentiaire n’était établie, celle-ci ayant pris des mesures de surveillance renforcée compte tenu des troubles psychiatriques du détenu, sans que des signes précurseurs d’un passage à l’acte suicidaire n’aient été détectés. Les juges ont notamment relevé l’absence de négligence dans le placement en cellule individuelle pour motif sanitaire (cas contact COVID) et dans le respect des obligations de surveillance prévues aux articles D. 223-9 et D. 223-10 du code pénitentiaire. En conséquence, la responsabilité de l’État n’a pas été engagée.

Avocat : SCP COTTET-BRETONNIER, NAVARRETE

24 février 2026• 6ème Chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512470

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a ordonné à l'État de reloger en urgence une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation, mais n'ayant reçu aucune offre adaptée dans le délai légal. Le juge a appliqué l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, constatant la persistance de la situation d'urgence. L'injonction a été assortie d'une astreinte pour en assurer l'exécution.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : PINTO

24 février 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401525

La commune d'Aveizieux demande au Tribunal Administratif de Lyon, en référé, une provision sur dommages-intérêts pour des désordres affectant un terrain de football et ses vestiaires, invoquant la garantie décennale. Le juge des référés, appliquant les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, rejette la demande. Il estime que la créance, fondée sur un rapport d'expertise proposant une répartition complexe de la responsabilité entre plusieurs acteurs, est sérieusement contestable, ce qui ne permet pas de caractériser l'urgence nécessaire pour accorder une provision.

Avocat : CANTON

24 février 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408966

Sujet principal : Demande de réduction d'impôt sur le revenu au titre des années 2020, 2021 et 2022, fondée sur l'obtention d'une demi-part supplémentaire pour invalidité. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande pour les années 2020 et 2021, et la déclare sans objet pour 2022. Il estime que le bénéfice de la demi-part supplémentaire, prévu par l'article 195 du code général des impôts, est subordonné à la détention effective de la carte mobilité inclusion mention "invalidité" (article L.241-3 du code de l'action sociale et des familles) durant les années d'imposition concernées, condition non remplie par la requérante avant 2023. Textes appliqués : Article 195 du code général des impôts et article L.241-3 du code de l'action sociale et des familles.

Avocat : SELARL ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

24 février 2026• 4ème chambre
TA31Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600337

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement d'urgence à Mme B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation, sous astreinte de 200 euros par semaine de retard. La requérante, sans proposition d'hébergement dans le délai légal de six semaines, a vu sa situation d'urgence reconnue. Le juge a fait application de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose au préfet de satisfaire ce type de demande. L'ordonnance accorde également l'aide juridictionnelle provisoire à Mme B... et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocat.

Avocat : TOUBOUL

23 février 2026
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2600875

Le Tribunal Administratif d'Amiens a annulé la décision du préfet de la Somme refusant l'enregistrement de la liste « Rassemblés pour Moreuil » pour les élections municipales de 2026. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en se prononçant prématurément sur l'éligibilité du requérant (M. B... A...) au regard de l'article L. 231 du code électoral, alors que son contrôle à ce stade devait se limiter aux conditions de l'article L. 228. La juridiction a enjoint au préfet de délivrer le récépissé d'enregistrement de la candidature dans un délai de 24 heures.

Avocat : QUENNEHEN-TOURBIER

23 février 2026• 3ème Chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501421

Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande de provision de 300 000 euros présentée par la requérante contre le CHU de Poitiers, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La juridiction estime que l'obligation de l'établissement hospitalier est sérieusement contestable, notamment en raison de la complexité liée à la qualification de la faute et à l'évaluation des préjudices. La demande au titre de l'article L. 761-1 du même code est également rejetée.

Avocat : SCP MORISSET & MONTOIS-CLERGEAU

23 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600112

Le tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir, sous astreinte, la délivrance d'un titre de séjour "étudiant" ou d'un récépissé. La requérante sollicitait l'exécution d'un précédent jugement du 25 juin 2025 ayant déjà enjoint au préfet de lui délivrer un certificat de résidence algérien "étudiant". Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile, car l'intéressée dispose d'une voie de droit spécifique pour demander l'exécution de ce jugement (article L. 911-4 du code de justice administrative). Par conséquent, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence.

Avocat : ANTOINE

23 février 2026
CEDécision• Plein contentieux

Conseil d'État — N° 467483

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

20 février 2026ECLI:FR:CECHR:2026:467483.20260220• 3ème et 8ème chambres réunies
TA102Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2200308

Le Tribunal Administratif de la Martinique a rejeté la requête de la société Bedeschi, qui contestait l’attribution d’un marché public de portiques à conteneurs par le grand port maritime de la Martinique. La juridiction a estimé que les conclusions aux fins d’annulation du marché étaient devenues sans objet en raison de son exécution quasi-complète, et que les moyens soulevés contre la validité du contrat n’étaient pas fondés. Le tribunal a également jugé que la société requérante ne justifiait pas de chances sérieuses de remporter le marché, écartant ainsi ses demandes indemnitaires pour manque à gagner et frais d’offre. La décision s’appuie sur les principes du droit des marchés publics, notamment les règles de candidature et d’offre, sans application spécifique de textes particuliers mentionnés.

Avocat : CATOL

20 février 2026• 1ère Chambre
TA102Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500188

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société Abbott France pour obtenir le paiement provisionnel de factures impayées par le Centre Hospitalier Universitaire de Martinique (CHUM) dans le cadre d'un marché public de fournitures. Le tribunal a constaté que la créance était sérieusement contestable en raison du non-respect du formalisme des factures et de l'absence de preuve de leur date certaine de réception, conditions essentielles pour engager la responsabilité de l'établissement public. Par conséquent, la demande de provision a été rejetée, de même que les conclusions accessoires relatives aux intérêts moratoires, aux indemnités de recouvrement et à l'astreinte. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été appliquées pour mettre à la charge de la société requérante une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.

Avocat : SELARL ANTOINE ALONSO GARCIA AVOCAT

20 février 2026
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2503137

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... contre l'arrêté préfectoral du 19 décembre 2025 le déclarant démissionnaire d'office de ses mandats de conseiller municipal et communautaire. Le tribunal a jugé que le préfet était en situation de compétence liée, car la condamnation pénale de M. B... à une peine d'inéligibilité avec exécution provisoire, prononcée par le tribunal judiciaire de Mamoudzou, entraînait automatiquement la perte de ses droits électoraux en vertu des articles L. 230 et L. 236 du code électoral. Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant, notamment le défaut de motivation et l'atteinte disproportionnée à son droit d'éligibilité, ont été écartés comme inopérants.

Avocat : MEHDI BOUDIEB ET TONY JANVIER

20 février 2026• 1ère chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509083

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B... de ses demandes de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour l’année 2021. Le requérant a informé le tribunal de ce désistement pur et simple, ce qui a conduit à clore cette partie du litige. En revanche, sa demande de condamnation de l’État aux frais d’instance sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée, le juge estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer sur le désistement et les conclusions accessoires.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

19 février 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601115

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête des sociétés O'DLYS et AUBORDEMER. Ces sociétés demandaient la suspension de la décision du sous-préfet de Grasse accordant le concours de la force publique pour leur expulsion. Le juge a estimé que la seule existence d'un appel contre l'ordonnance de référé du tribunal judiciaire, assortie de l'exécution provisoire, ne caractérisait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : TOBELEM

19 février 2026
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302476

Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé une demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété lié à l'exposition à l'amiante. Il a reconnu la responsabilité de l'État, en sa qualité d'employeur, pour manquement à son obligation de sécurité envers l'agent, notamment en ne respectant pas les prescriptions du décret du 17 août 1977. Cependant, le tribunal a partiellement accueilli une exception de prescription, en appliquant la loi du 31 décembre 1968, considérant que le délai pour agir court à compter de la publication de l'arrêté inscrivant l'établissement sur la liste ouvrant droit à l'ASCAA, laquelle révèle à l'agent l'existence de sa créance.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

19 février 2026• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303507

Le Tribunal Administratif de Toulon a jugé une demande d'indemnisation pour préjudice d'anxiété lié à l'exposition à l'amiante. Il a retenu la responsabilité de l'État, en sa qualité d'employeur, pour manquement à son obligation de sécurité, constatant une carence dans la protection de l'agent. Le tribunal a rejeté l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en s'appuyant sur la loi du 31 décembre 1968 et la jurisprudence du Conseil d'État concernant les préjudices continus et évolutifs.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

19 février 2026• 3ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303593

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... pour des troubles de santé survenus après sa vaccination contre la Covid-19. Le juge a appliqué le régime de responsabilité sans faute prévu par l'article L. 3131-4 du code de la santé publique. Il a estimé, au vu des éléments du dossier et de l'état des connaissances scientifiques, qu'il n'y avait aucune probabilité d'un lien de causalité entre la vaccination et les symptômes allégués par le requérant.

Avocat : DE LA GRANGE & FITOUSSI AVOCATS

19 février 2026• 3ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2401136

La décision concerne la responsabilité de l'État pour refus de prêter le concours de la force publique à l'exécution d'un jugement d'expulsion. Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de la SCI Guillant, estimant que le préfet de police n'avait pas commis de refus fautif. La juridiction s'est fondée sur les articles L. 153-1 et L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution, ainsi que sur l'ordonnance du 25 mars 2020, pour constater que les délais légaux, notamment la trêve hivernale prolongée, justifiaient le report de l'expulsion.

Avocat : CABINET TOURNIER (SCP)

19 février 2026• 3e Section - 2e Chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600592

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la suspension de l'arrêté du préfet de Mayotte du 12 février 2026 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas satisfaite, la mesure d'éloignement ayant déjà été exécutée le 13 février 2026, avant la saisine du juge des référés. En tout état de cause, l'absence de documents d'identité ne permettait pas à l'intéressée de démontrer une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : ALI-MAGAMOOTOO

19 février 2026
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2302933

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... pour préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante. La juridiction a retenu l'exception de prescription, estimant que le délai de quatre ans prévu par la loi du 31 décembre 1968 était expiré, le préjudice étant considéré comme acquis et mesurable à la date de la prise de conscience du risque. Bien que l'État ait été reconnu en faute pour manquement à son obligation de sécurité envers son agent, notamment au regard du décret du 17 août 1977, cette carence n'a pas suffi à faire échec à la prescription.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

19 février 2026• 3ème chambre