22 570 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
22 570
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 168
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet de police du 22 juillet 2025 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. La requérante, ressortissante taïwanaise, invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation, une inexactitude matérielle sur la validité de son visa, ainsi que la méconnaissance de l'article L. 421-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière, que la décision était suffisamment motivée et que les faits étaient exacts. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet de police refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, celui-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé que la durée de présence en France depuis 2018 et les emplois occupés (plongeur, agent de nettoyage) ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en France et de sa situation personnelle.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme E... contestant l'arrêté du préfet de police du 1er décembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités italiennes pour l'examen de sa demande d'asile. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure avait été régulièrement suivie, sans violation des droits fondamentaux ou de l'intérêt supérieur de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité du transfert vers l'Italie, État responsable de l'examen de la demande d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. C..., ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet de police du 21 décembre 2025 prolongeant de vingt-quatre mois son interdiction de retour sur le territoire français, portant la durée totale à trente-six mois. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que le préfet avait suffisamment motivé sa décision en se fondant sur les critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : GALINDO SOTO
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Meuse du 31 décembre 2025 le maintenant en rétention administrative. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de vice de notification, jugeant la décision légale. Il a estimé que la demande d'asile, déposée tardivement après le placement en rétention, présentait un caractère dilatoire au vu du profil de l'intéressé (103 mentions au TAJ, 21 condamnations) et de l'absence d'éléments nouveaux démontrant un danger actuel en Angola. La solution s'appuie sur les articles L. 754-1 et L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : STOCCO
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. et Mme A... d’une demande de réduction de leur impôt sur le revenu pour 2023. Après que l’administration fiscale a partiellement fait droit à leur demande par un dégrèvement, les requérants se sont désistés purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement. Aucune autre disposition du code général des impôts ou du livre des procédures fiscales n’a été appliquée au fond.
Avocat : CABINET DUFOUR CARLIER COURTOIS
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du 27 décembre 2023 par laquelle la caisse d’allocations familiales du Rhône notifiait à M. A... des indus de prime exceptionnelle de fin d’année (2021 et 2022) et d’aide exceptionnelle de solidarité (2022), en raison d’un défaut de signature régulière. La juridiction a jugé que la décision ne permettait pas d’identifier l’auteur de l’acte, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. Par voie de conséquence, les décisions subséquentes (du 3 février 2024 et du 18 juin 2024) ont également été annulées. La solution retenue repose sur un vice de forme affectant la légalité externe de l’acte administratif.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Lyon a condamné l'État à verser 850 euros à M. C... pour les troubles dans ses conditions d'existence, suite à l'absence de relogement après une décision de la commission de médiation du Rhône du 14 mars 2023 le déclarant prioritaire. La responsabilité de l'État a été engagée pour carence fautive entre le 14 septembre 2023 et le 31 mai 2024, date du refus d'une proposition de logement par M. C... sans motif impérieux. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La demande d'indemnisation pour préjudice moral a été rejetée, faute de preuve.
Avocat : MOUTOUSSAMY
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A..., propriétaire d’un immeuble à Lamontélarié, d’une demande d’expertise judiciaire sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Il impute les désordres affectant son bien (fissures, effondrement d’une dépendance) à la circulation de camions de transport de bois, autorisée par dérogation municipale sur le chemin rural bordant sa propriété. Le juge des référés a fait droit à la demande, estimant l’expertise utile car l’expertise amiable antérieure était insuffisante pour trancher le litige potentiel. La commune de Lamontélarié, qui s’opposait à la mesure, a été déboutée de sa demande de frais de justice.
Avocat : SCPI SALVAIRE – LABADIE – BOONSTOPPEL – LAURENT
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCCV La Frette développement, qui demandait l’annulation de l’arrêté du 14 novembre 2023 par lequel le maire de La Frette a refusé un permis de construire pour un immeuble de 10 logements. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur le dépassement du coefficient d’emprise au sol maximal de 0,3 fixé par l’article II.1.4 du règlement du PLUi de Bièvre Isère communauté, les rampes d’accès au sous-sol n’ayant pas été incluses dans le calcul de l’emprise. Il a également écarté le moyen tiré du défaut de motivation et celui fondé sur l’article R. 423-38 du code de l’urbanisme, qui n’impose pas à l’administration d’inviter le pétitionnaire à régulariser son projet. La société a été condamnée à verser 1 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : SCP SAUL-GUIBERT CAPDEVILLE CANTELE LENUZZA TONNELLE
Avocat : TERRITOIRES AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la société Assurances du Crédit Mutuel (ACM). Celle-ci demandait la condamnation de la commune de Cosne-Cours-sur-Loire à l’indemniser des préjudices subis par ses assurés, M. et Mme C..., suite à un accident de la circulation impliquant une plaque d’égout soulevée. Le tribunal a estimé que la société ACM n’apportait pas la preuve, qui lui incombait, d’un lien de causalité direct et certain entre l’ouvrage public communal et le dommage. En conséquence, la responsabilité de la commune n’a pas été retenue, et la société ACM a été condamnée à verser 1 000 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : TOUHARI PASCAL AVOCAT - AFFAIRES ET DROITS PUBLICS
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par les ayants droit de M. D... L..., décédé après avoir contracté une infection à la Covid-19 lors d’une hospitalisation au centre hospitalier de Mâcon. Les requérants demandaient la condamnation de l’hôpital ou, à titre subsidiaire, de l’ONIAM, à réparer leurs préjudices. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, estimant que le caractère nosocomial de l’infection n’était pas établi et qu’aucune faute dans la prise en charge n’était démontrée. La décision s’appuie sur les dispositions du code de la santé publique relatives à la responsabilité hospitalière et à la solidarité nationale.
Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en plein contentieux sur le recours de M. C..., a examiné sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) après le refus de la CDAPH de la Côte-d'Or. Le juge a rappelé que cette qualité s'apprécie au regard de l'article L. 5213-1 du code du travail, en fonction de la réduction effective des possibilités d'obtenir ou de conserver un emploi due à une altération de l'état de santé. En l'espèce, le tribunal a estimé que M. C..., souffrant de douleurs résiduelles à son bras droit, n'établissait pas que son état réduisait effectivement ses capacités professionnelles, notamment en tant que chauffeur VTC et gérant, malgré des aménagements déjà mis en place. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de M. C... et n'a pas fait droit à ses demandes d'annulation et d'injonction.
Avocat : CAILLE ANTONIN
Le Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme D..., adjointe technique territoriale, qui contestait l'arrêté du 23 octobre 2023 de la présidente du conseil départemental du Gard. Cet arrêté prolongeait sa disponibilité d'office puis prononçait sa réintégration à temps complet. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens de la requérante, jugeant notamment que l'arrêté était signé par une autorité compétente, qu'il n'était pas soumis à l'obligation de motivation, et que la procédure devant le conseil médical avait été régulière. La solution s'appuie sur le code général de la fonction publique et les décrets n°86-68, n°86-442 et n°87-602.
Avocat : SCP BRUN CHABADEL EXPERT PITON
Le Tribunal Administratif de Nîmes a examiné les recours en excès de pouvoir de M. et Mme C..., ressortissants albanais, contre les arrêtés du préfet de Vaucluse rejetant leurs demandes de titre de séjour et les obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la CEDH et 3-1 de la CIDE, n'étaient pas fondés. Il a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'autorité préfectorale n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Les textes appliqués incluent le CESEDA, la CEDH et la CIDE.
Avocat : TOUZANI
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A..., ressortissant égyptien, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet de police de Paris du 29 juillet 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a considéré que M. A... entrait dans le champ d’application de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ne pouvant justifier d’une entrée régulière ni d’un titre de séjour valide. Il a également jugé que le seul dépôt d’une demande de titre de séjour ou la possession d’une promesse d’embauche ne faisaient pas obstacle à la mesure d’éloignement. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l’arrêté préfectoral.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 26 mars 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a classé sans suite la demande de titre de séjour de Mme B... au seul motif qu'elle avait fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Le tribunal juge que ce motif ne peut légalement justifier un refus d'enregistrement, car aucune disposition du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne subordonne l'examen d'une nouvelle demande à l'exécution préalable d'une mesure d'éloignement. La solution retenue est fondée sur les articles R. 431-10, R. 431-11 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHRISTOPHEL
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a examiné la requête de M. A..., ressortissant mauritanien, contestant les décisions du préfet du Val d'Oise du 18 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. A..., jugeant que les décisions attaquées étaient légales et proportionnées au regard des textes applicables, dont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VICTOR
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi en référé suspension sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative par M. A..., a constaté que la demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de son certificat de résidence algérien était devenue sans objet. En effet, le préfet de la Seine-Saint-Denis a produit une attestation de prolongation d’instruction et une preuve de mise en fabrication du titre, dont il ressort que la demande de l’intéressé a été satisfaite. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction, tout en condamnant l’État à verser 400 euros à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN