6 502 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 502
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 318
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de Mme C..., ressortissante moldave, en tant que membre de la famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie, en l'absence de contestation de l'administration et compte tenu de l'atteinte à la situation administrative de la requérante. Il a également estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard du délai de six mois prévu par la directive 2004/38/CE et l'article R. 233-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, tel qu'interprété par la CJUE dans l'arrêt Diallo.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui demandait le renouvellement de son titre de séjour ou la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour justifier une intervention à très bref délai, n'était pas remplie. Les difficultés invoquées par le requérant (situation irrégulière et perte d'emploi) ont été jugées insuffisantes pour caractériser une telle urgence. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais. Ce dernier sollicitait la délivrance d'un document de voyage pour se rendre à l'enterrement de sa mère, invoquant une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à sa vie privée et familiale. Le juge a estimé que, compte tenu de la situation administrative du requérant (refus de séjour et obligation de quitter le territoire), les éléments fournis ne démontraient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence particulière, nécessaire pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, n’était pas remplie. Il a considéré que la précarité administrative et la suspension du contrat de travail invoquées par le requérant ne suffisaient pas à justifier une intervention à très bref délai. La requête a été rejetée selon la procédure simplifiée prévue à l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante invoquait l'urgence face au risque de suspension de son contrat de travail à l'expiration de son titre. Le juge a estimé que cette seule circonstance ne caractérisait pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention à quarante-huit heures. La condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le requérant invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales (aller et venir, travailler) en raison de l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous et de la suspension de son contrat de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à l'intervention à très bref délai, n'était pas satisfaite, les difficultés invoquées ne suffisant pas à la caractériser. La requête a donc été rejetée par une ordonnance prise sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence de la préfète de l'Essonne sur la demande de premier titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant, tirés notamment de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et d'une erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La condition relative à l'existence d'un doute sérieux n'étant pas remplie, la requête a été rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 8 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte (dont le requérant s'est désisté), du défaut d'examen et de la méconnaissance des articles L. 612-1, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté attaqué, sans qu'il soit fait droit à la demande de frais irrépétibles.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... tendant à la suspension de l’arrêté du préfet de police refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la requérante ne démontrant pas que la décision compromettait gravement sa situation personnelle ou professionnelle, malgré la présence de ses enfants à charge. Il a également considéré qu’aucun des moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance des articles L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et 8 de la convention européenne des droits de l’homme, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante turque, qui demandait la délivrance sous astreinte d'une attestation de prolongation d'instruction lui permettant de travailler. La requérante invoquait une atteinte grave à sa liberté d'aller et venir et à son droit au travail, en raison de l'expiration de son titre de séjour et de sa situation de précarité. Le juge a estimé que les circonstances invoquées, bien que difficiles, ne caractérisaient pas une urgence particulière justifiant une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a été rejetée selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 23 décembre 2025 ordonnant son maintien en rétention. Postérieurement à l’introduction de la requête, l’intéressé a été libéré le 8 janvier 2026 par une ordonnance de la cour d’appel de Paris. Constatant que les conclusions tendant à l’annulation de la décision de maintien en rétention avaient perdu leur objet, la magistrate désignée a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement des articles L. 754-4, L. 921-2 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence de la préfète de l’Essonne sur la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé qu’aucun des moyens invoqués, tirés notamment de la méconnaissance des articles R. 431-15-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et du défaut de motivation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition tenant à l’existence d’un tel doute n’étant pas remplie, la requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence.
Avocat : TOMASI
Avocat : SCP TOMASI GARCIA & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. D... E..., ressortissant portugais, contestant un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français sans délai, assorti d’une interdiction de circuler d’un an. Le tribunal a relevé d’office l’illégalité du refus d’octroi d’un délai de départ volontaire, faute d’urgence caractérisée au sens de l’article L. 251-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, il a annulé cette décision et, par voie de conséquence, l’interdiction de circuler, tout en rejetant le surplus des conclusions, notamment celles dirigées contre l’obligation de quitter le territoire. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du CESEDA relatives aux ressortissants européens et sur l’absence de menace grave justifiant une procédure d’urgence.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... tendant à la suspension de la décision du préfet de police classant sans suite sa demande de rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante sollicitait un changement de statut (de "salarié détaché ICT" à "salarié") et non un simple renouvellement, et qu'elle ne justifiait pas de circonstances particulières établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, et les conclusions accessoires ont été également rejetées.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui contestait l'arrêté fixant la Somalie comme pays de destination pour l'exécution d'une interdiction du territoire. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et que la demande est mal fondée, car les voies de recours spéciales du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont exclusives de la procédure de référé liberté, sauf circonstances nouvelles. En l'espèce, l'obtention du statut de réfugié en Italie, invoquée comme fait nouveau, ne constitue pas un changement de circonstances de nature à justifier une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant chinois. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier d'un préjudice suffisamment grave et immédiat, notamment en raison de la situation administrative de son épouse. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête a été rejeté sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis refusant de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant éthiopien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le refus ne constituait pas un refus de renouvellement mais un refus de premier titre, et que les éléments fournis, notamment des faits de violence reconnus, ne démontraient pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen du doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. A... C... par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En cours d'instance, le préfet a produit une attestation de décision favorable sur cette demande, rendant sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. Par ordonnance du 14 janvier 2026, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a toutefois mis à la charge de l'État le versement de 600 euros à M. A... C... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande de suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a produit des éléments attestant d'une décision favorable de délivrance d'une carte de résident, valable de 2026 à 2036, et d'une attestation de prolongation d'instruction. Le juge des référés a constaté que cette décision favorable retirait la décision implicite contestée, privant d'objet la demande de suspension, et a prononcé un non-lieu à statuer.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN