6 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 204
Décisions totales
383 581
Ordonnances
277 042
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre la décision implicite de rejet du préfet de police refusant de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre de sa demande de renouvellement de titre de séjour pour soins. Le juge a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, estimant qu'une décision implicite de rejet était née du silence gardé, dès lors que le rapport médical de l'OFII n'est pas exigé par l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour la délivrance de cette attestation. La solution retenue confirme que le préfet est tenu de délivrer une attestation de prolongation d'instruction lorsque la demande est complète et que l'instruction se poursuit au-delà de la validité du titre, conformément aux articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du même code.
Avocat : TOMASI
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de police du 5 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen individuel, en se fondant sur la délégation de signature régulière et la motivation suffisante des décisions. Il a également jugé que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée irrégulière récente de M. A et de l'absence d'attaches familiales stables en France. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 612-6, L. 922-2 et R. 922-17.
Avocat : TOMASI