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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 678 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 678

Décisions totales

383 581

Ordonnances

242 572

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : TOUREffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307609

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 4 avril 2023 par laquelle l'OFII refusait d'accorder les conditions matérielles d'accueil à la fille mineure de Mme A..., au motif que ce refus était fondé sur l'article L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif aux demandeurs en procédure accélérée, alors que l'enfant bénéficiait d'une attestation de demande d'asile en procédure normale. Cette erreur de droit a conduit le tribunal à juger la décision illégale, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de rétablir les conditions matérielles d'accueil et de verser l'allocation de demandeur d'asile à titre rétroactif à compter du 21 décembre 2022, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et D. 551-17 du même code, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

Avocat : CABINET LATOURNERIE, WOLFROM

14 octobre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512612

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de police du 8 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La formation de jugement a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été jugés inopérants, la décision ne portant pas sur un refus de titre de séjour. Enfin, le tribunal a considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et familiale du requérant.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : TOURIRINE-BENATMANE

13 octobre 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517662

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du haut fonctionnaire de défense et de sécurité refusant à M. B..., employé comme laveur de vitres, l’accès aux centres du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés (défaut de motivation et violation de l’article 15 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne) n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la demande de motivation étant prématurée et l’invocation de la Charte inopérante. La requête a été rejetée sans examen de la condition d’urgence, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : TOURE

13 octobre 2025
TA38Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510543

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d’un refus implicite de délivrance d’un titre de voyage pour étranger bénéficiant d’une protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas justifié du caractère impératif de son voyage en Guinée pour raisons de santé, ni démontré le caractère non remboursable des frais engagés. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 561-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : TOURE

13 octobre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301445

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... et Mme D... qui contestaient leur taxe d'habitation pour les années 2021 et 2022. Les requérants soutenaient que la valeur locative de leur maison était surévaluée en raison d'une surface réelle et de coefficients d'entretien et de situation erronés. Le tribunal a jugé que les requérants n'apportaient pas de justificatifs probants pour démontrer l'inexactitude de la surface retenue par l'administration fiscale. La solution retenue est le rejet de la demande de réduction des impositions, sur le fondement des articles 1409, 1494, 1495 et 1496 du code général des impôts.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

10 octobre 2025• Juge unique 7
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300325

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les requêtes de la SARL Qualiformation. Ces requêtes demandaient la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période de mars 2017 à novembre 2019. Le directeur départemental des finances publiques de l'Isère ayant prononcé un dégrèvement total des sommes contestées le 1er octobre 2025, le litige est devenu sans objet. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 1 200 euros à la société au titre des frais de justice.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

10 octobre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2303231

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SCI JClasse, qui contestait ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2021 et 2022. La société soutenait que la surface pondérée de ses locaux professionnels était surévaluée, mais le tribunal a jugé que l'administration avait correctement appliqué les dispositions des articles 1498 du code général des impôts et 324 Z de son annexe III. En l'absence de preuve d'une valeur d'utilisation réduite pour les sanitaires, dégagements et autres parties secondaires, le tribunal a estimé que la surface pondérée retenue par l'administration était fondée. La demande de la SCI a donc été rejetée dans son intégralité.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

10 octobre 2025• Juge unique 7
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2508399

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la SARL Qualiformation d’une demande de décharge de rappels de TVA pour la période 2017-2019. En cours d’instance, l’administration fiscale a accordé un dégrèvement total des sommes réclamées. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté le non-lieu à statuer sur la demande de décharge devenue sans objet. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à la société au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

10 octobre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2004514

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné deux requêtes liées à des dommages causés par les travaux de construction de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express. La société Filia Maif, en tant qu'assureur, et les propriétaires ont demandé réparation pour des préjudices matériels et de jouissance, invoquant la responsabilité sans faute de la société du Grand Paris (SGP) pour les dommages de travaux publics, ainsi qu'une faute contractuelle pour la non-exécution d'une convention d'occupation. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ces demandes, considérant que le lien de causalité entre les dommages allégués et les travaux publics n'était pas établi, faute d'expertise probante, et que la faute contractuelle n'était pas constituée. La solution s'appuie sur les principes de la responsabilité du maître d'ouvrage pour dommages de travaux publics et les dispositions du code de justice administrative.

Avocat : LATOURNERIE WOLFROM AVOCATS

9 octobre 2025• 2ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501555

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant de démontrer la réalité de sa vie familiale en France. Il a également jugé que la décision de refus de délai de départ volontaire était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En conséquence, l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Avocat : BAATOUR MOUNIR

9 octobre 2025• 1ère chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY02262

Avocat : ARBOR TOURNOUD PIGNIER WOLF

9 octobre 2025• 2ème chambre - formation à 3
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503844

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOURKI MONHOM

9 octobre 2025• 12ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2303268

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SCI La Butte des Vignobles, qui demandait la décharge de cotisations de taxe sur les bureaux pour les années 2017 à 2020. La société contestait l'imposition de locaux loués à Pierrelaye, arguant notamment d'un défaut de motivation de la proposition de rectification et de l'exonération de certaines surfaces. Le tribunal a jugé la procédure d'imposition régulière, la proposition de rectification étant suffisamment motivée. Sur le fond, il a considéré que les locaux en cause, incluant des ateliers et des surfaces de stationnement, entraient dans le champ d'application de la taxe prévue à l'article 231 ter du code général des impôts, et que les moyens soulevés par la requérante n'étaient pas fondés.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

9 octobre 2025• 2ème Chambre
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-25DA00348

Avocat : AARPI QUENNEHEN - TOURBIER

9 octobre 2025• 1re chambre - formation à 3
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2213797

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (2ème chambre) a statué sur la requête de la SCI Les Petites Vignes du Val-d’Oise, qui contestait son assujettissement à la taxe sur les bureaux, commerces et surfaces de stationnement pour les années 2018 à 2020. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé des dégrèvements en cours d'instance. Sur le fond, l'affaire porte sur l'application de l'article 231 ter du code général des impôts, la société requérante soutenant que ses locaux (ateliers de montage, surfaces de stationnement intégrées à un processus de production) étaient hors champ de la taxe. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

9 octobre 2025• 2ème Chambre
CAA69Décision• plein contentieux

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — N° CAA69-24LY02227

Avocat : ARBOR TOURNOUD PIGNIER WOLF

9 octobre 2025• 2ème chambre - formation à 3
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02449

Avocat : TOURNIQUET

8 octobre 2025• 2ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501750

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi en référé expertise par Mme A..., agent de l'INRAE, afin d'évaluer les préjudices résultant d'une rechute de maladie professionnelle et d'un accident de service. L'INRAE s'est opposé à cette demande en invoquant l'autorité d'un protocole transactionnel signé le 19 juillet 2024. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que ce protocole, qui visait à mettre un terme global et définitif aux différends entre les parties, rendait la mesure d'expertise demandée dépourvue d'utilité. La solution est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne la prescription d'une expertise à son utilité.

Avocat : LATOUR

8 octobre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2312893

Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B... et la société Jils Menuiseries contre un refus d’autorisation de travail. Le préfet ayant finalement accordé l’autorisation, les requérants se sont désistés de leurs conclusions principales tout en maintenant leur demande de frais de justice. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État, considéré comme partie perdante, à verser 750 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : TOURNAN

8 octobre 2025
TA44Ordonnance• Autorisation

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2515846

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution de la décision du 12 août 2025 par laquelle la sous-directrice des visas a refusé de délivrer un visa de court séjour à M. A... B..., ressortissant tunisien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, la séparation d’avec son père réfugié en France depuis plus de six ans étant insuffisante à caractériser une urgence justifiant la suspension. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et l’erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : BAATOUR

7 octobre 2025