55 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
55
Décisions totales
383 581
Ordonnances
248 671
Avec résumé IA
Avocat : SCP GRILLON - BROCARD - GIRE - TRONCHE
Avocat : FAURE-TRONCHE
Avocat : SCP CGBG CHATON GRILLON TRONCHE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une facture de prestations périscolaires et la décision rejetant son recours gracieux. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car elle a été introduite au-delà du délai raisonnable d'un an, applicable en l'absence de notification régulière des voies et délais de recours, tel que posé par le principe de sécurité juridique. Cette solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative concernant les délais de recours.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler des décisions du département du Doubs réduisant, suspendant puis radiant son RSA. Le juge a jugé irrecevables ses conclusions d'annulation, car la décision du 21 mai 2024 rejetant son recours préalable obligatoire s'est substituée aux décisions initiales, conformément aux articles L. 262-47 et R. 262-88 à R. 262-90 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a donc examiné uniquement la légalité de cette décision de rejet du recours préalable.
Avocat : TRONCHE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du 9 septembre 2022 par lequel le maire de Saint-Martin-Labouval ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de la société Tardieu pour des travaux de coupe d'arbres et d'affouillement du sol. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence d'autorisation de défrichement, au motif que les parcelles supportant des noyers anciens relevaient de l'exception prévue à l'article L. 341-2 du code forestier. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur les dispositions du code forestier et du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la SARL Les Artisans du chauffage et de la climatisation (A.C.C.) qui demandait l’annulation du marché de substitution conclu entre l’OPH Tarn Habitat et la SARL Lambolez-Cavailles. Le tribunal a considéré que le recours à ce marché était justifié par la carence de la société requérante à exécuter ses obligations contractuelles et à lever les réserves, malgré une mise en demeure, et que la procédure de passation n’avait pas méconnu les règles de publicité et de mise en concurrence applicables. La solution retenue s’appuie notamment sur l’article 48.3 du CCAG Travaux de 2009 et les dispositions du code de la commande publique.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre la décision du président du conseil départemental de la Côte-d'Or lui refusant un congé de longue maladie et la plaçant en disponibilité d'office. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière ou à ses intérêts. En conséquence, la suspension de l'exécution des décisions contestées n'a pas été ordonnée.
Avocat : C.G.B.G CHATON GRILLON TRONCHE
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la sanction de révocation prononcée par le centre hospitalier universitaire de Dijon à l’encontre de Mme A..., infirmière anesthésiste. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ne démontrant pas un préjudice suffisamment grave et immédiat, et qu’aucun des moyens soulevés n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a été saisi par Mme A..., agent hospitalier, pour suspendre la décision du centre hospitalier de Semur-en-Auxois requalifiant son arrêt de travail en congé de maladie ordinaire, alors qu'elle estimait relever d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de justifier de manière suffisamment grave et immédiate du préjudice financier allégué. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de l'acte.
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision du 18 septembre 2023 par laquelle le directeur adjoint de l’EHPAD Auguste Arvier a licencié Mme D... pour abandon de poste. Le tribunal a jugé que la procédure de licenciement était irrégulière, car l’agent bénéficiait d’un arrêt de travail et n’avait pas été mise en mesure de contester les conclusions de la contre-visite médicale devant le conseil médical, en méconnaissance du décret n° 88-386 du 19 avril 1988. La solution retenue repose sur l’absence de rupture volontaire du lien avec le service, l’employeur ne pouvant légalement prononcer un licenciement pour abandon de poste dans ces circonstances. L’affaire a été jugée sur le fondement du code général de la fonction publique et des textes régissant les congés de maladie des agents hospitaliers.
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du maire de Noé de lui délivrer un certificat de permis de construire tacite. En cours d’instance, la commune a finalement délivré ce certificat le 17 mars 2025, ce qui a conduit le tribunal à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les conclusions indemnitaires présentées ultérieurement par le requérant ont été jugées irrecevables, car elles n’avaient pas été précédées d’une demande préalable et constituaient des conclusions nouvelles tardives. La commune a été condamnée à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).