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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 602 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 602

Décisions totales

383 581

Ordonnances

285 741

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : VANEffacer tout
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2512731

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A..., qui contestait l'arrêté du préfet de l'Essonne ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure, notamment l'entretien individuel, respectait les garanties prévues par le règlement (UE) n° 604/2013. Il a également écarté les moyens tirés de l'absence de recours à la clause discrétionnaire (article 17) et des risques de traitements inhumains ou dégradants en Espagne, faute de preuves de défaillances systémiques. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

21 novembre 2025• Reconduites à la frontière
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500421

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 300 euros à M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation de Paris le 19 mai 2022, en raison de l’absence de relogement dans le délai légal de six mois. Cette carence fautive engage la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le préjudice, incluant les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral, a été évalué en fonction de la durée de la carence et de la situation de logement précaire (hébergement à l’hôtel). L’État a également été condamné à verser 800 euros au titre des frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VANITOU

21 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500447

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 2 200 euros à Mme A... pour carence fautive dans son relogement, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 14 avril 2022. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, faute d’offre de relogement dans le délai de six mois. Le préjudice a été évalué en fonction des conditions d’hébergement persistantes en centre d’hébergement et de réinsertion sociale, de la durée de la carence et de la composition du foyer. Les conclusions au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : VANITOU

21 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514945

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de Mme A... qui contestait le refus implicite du préfet de police de lui délivrer une carte de séjour « vie privée et familiale ». Cette solution a été retenue car le préfet a finalement remis un titre de séjour valable à l'intéressée le 6 octobre 2025, rendant sans objet les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. Le tribunal a néanmoins admis Mme A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a condamné l'État à verser 1 000 euros à son avocate sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : VANNIER

21 novembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516247

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C... A..., ressortissante somalienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. La décision de l'OFII, fondée sur l'altération volontaire de ses empreintes digitales, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen de sa vulnérabilité. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L. 522-1 et D. 551-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et d'injonction ont été rejetées.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

21 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402586

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 11 janvier 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis refusait de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant serbe. La juridiction a estimé que ce refus portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté de sa présence en France, de la régularité du séjour de sa famille proche, de la naissance de ses deux enfants scolarisés en France, et de l'absence de menace actuelle pour l'ordre public. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à l'intéressé un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois, et a condamné l'État à verser 1 100 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CROSNIER SERVANE

20 novembre 2025• 11ème chambre
TA75Ordonnance

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2402122

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par le Syndicat national du commerce de l'antiquité, de l'occasion et des galeries d'art moderne contemporain d'une demande d'annulation d'un titre de recette émis par la ville de Paris pour un montant de 568 euros. La ville de Paris ayant annulé ce titre le 3 octobre 2025, le tribunal a constaté, par une ordonnance du 19 novembre 2025, que la requête était devenue sans objet et qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté la demande de frais de justice présentée par le syndicat. Cette décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : VAN DAELE

19 novembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204758

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., agent de l'EHPAD La Pastourello, qui demandait l'annulation du rejet de sa demande indemnitaire et la condamnation de l'établissement à lui verser 41 019,45 euros pour les préjudices subis suite à l'annulation de sa mise à la retraite d'office. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions indemnitaires étaient tardives et irrecevables, car la requérante avait déjà présenté une première demande indemnitaire le 26 juin 2018 pour les mêmes faits, sans avoir saisi le tribunal dans le délai de deux mois suivant la décision implicite de rejet née du silence de l'administration, conformément à l'avis Sanvoisin du Conseil d'État. En conséquence, la requête a été rejetée, et Mme A... a été condamnée à verser 2 000 euros à l'EHPAD au titre des frais de justice.

Avocat : VAN ROBAYS

19 novembre 2025• 7ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309343

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis le 24 mars 2021, pour son absence de relogement. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de la famille dans un logement suroccupé et insalubre. Le tribunal a accordé 4 000 euros de dommages et intérêts pour les troubles dans les conditions d'existence subis du 1er octobre 2021 au 31 juillet 2023, ainsi que 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : VANITOU

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2309399

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à indemniser M. A... A... pour le préjudice subi du fait de son absence de relogement. La commission de médiation l'avait reconnu prioritaire le 7 avril 2021, mais il n'a été relogé que le 24 avril 2023, soit après un délai excessif. Le tribunal a jugé que cette carence fautive de l'État engageait sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a accordé une somme de 5 000 euros en réparation des troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant, son épouse et leurs cinq enfants mineurs, en raison du maintien dans un logement suroccupé.

Avocat : VANITOU

18 novembre 2025• 9ème chambre (J.U)
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2528388

Le Tribunal administratif de Paris annule l’arrêté du 23 septembre 2025 par lequel le préfet de police avait porté de 12 à 24 mois l’interdiction de retour sur le territoire français de M. A... C.... La décision est annulée pour vice de forme, la signature de l’arrêté ne comportant pas, en caractères lisibles, le nom et la qualité de son auteur, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : NHOUYVANISVONG

18 novembre 2025• 8e Section - MESD
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519171

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visas, confirmant le refus de délivrance d'un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme B... et sa fille mineure. La requérante invoquait l'urgence liée à la séparation familiale et au risque d'excision pour sa fille au Mali. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour la requérante de justifier de l'occurrence et de l'imminence du risque de mutilation allégué. En conséquence, la requête est rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : IVANOVIC FAUVEAU

18 novembre 2025
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520085

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du département de la Seine-Saint-Denis suspendant l'agrément d'assistante maternelle de Mme B... pour quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requête ayant été déposée moins d'un mois avant la fin de la suspension, sans que la requérante démontre de conséquences graves sur sa situation financière ou non pécuniaire. La décision s'appuie sur les articles L. 421-6 et L. 423-8 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient notamment le versement d'une indemnité compensatrice durant la suspension.

Avocat : GIOVANDO

17 novembre 2025
TA95Décision• Interprétation

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506235

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 10 000 euros à Mme B... pour carence fautive dans son obligation de relogement, après qu'elle a été reconnue prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 19 janvier 2022. La requérante, hébergée temporairement avec ses trois filles dans un logement de type T3 via l'association Aurore, n'avait reçu aucune proposition de logement dans le délai de six mois imparti. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, engageant la responsabilité de l'État pour les troubles dans les conditions d'existence subis.

Avocat : VANITOU

17 novembre 2025• Pole Social (JU)
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2106780

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation des préjudices résultant d’une maladie imputable au service, après une expertise médicale ordonnée par un jugement avant-dire droit. Le tribunal a rejeté comme irrecevables les conclusions du requérant tendant à enjoindre à la commune de lui verser l’IFSE, celles-ci relevant d’un litige distinct. Sur le fond, il a fixé la date de consolidation au 7 décembre 2017 et a condamné la commune de Montsoult à verser à M. B... une somme totale de 28 654,50 euros en réparation de ses préjudices corporels (incluant déficit fonctionnel temporaire et permanent, souffrances endurées, préjudice esthétique et assistance par tierce personne), ainsi que 1 213,40 euros au titre de dépenses de santé et frais divers. La décision applique les principes de la responsabilité pour faute de l’employeur public, en lien avec la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, et met les dépens (frais d’expertise taxés

Avocat : I.VAN ELSLANDE AVOCATS

13 novembre 2025• 12ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515829

Le Tribunal Administratif de MELUN a été saisi par M. A..., un ressortissant afghan demandeur d'asile, pour contester le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un défaut de motivation, une méconnaissance de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et une absence d'examen de sa vulnérabilité. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision de l'OFII était suffisamment motivée et que le refus était légalement fondé sur le refus par M. A... de la région d'orientation proposée, sans que l'administration n'ait commis d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 551-3 du CESEDA, qui permettent de refuser les conditions matérielles d'accueil en cas de refus de la région d'orientation.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

12 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514560

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B..., ressortissant italien, contestant un arrêté préfectoral du 3 mai 2025 déclarant son droit au séjour caduc et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance des articles L. 232-1, L. 251-1, L. 251-3 et L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

Avocat : VANNIER

12 novembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515581

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 20 octobre 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à Mme B..., ressortissante algérienne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à un examen de la vulnérabilité de la requérante, pourtant malvoyante et sans logement ni ressources, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de huit jours.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

12 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502004

Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande d’un fonctionnaire territorial de la commune d’Apt, victime d’un accident de service le 16 mai 2022 ayant entraîné la perte de son œil droit et sa mise à la retraite pour invalidité. La mesure, sollicitée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à évaluer l’ensemble des préjudices subis en vue d’un recours indemnitaire. La commune ne s’y est pas opposée. L’expert désigné devra notamment déterminer l’imputabilité des séquelles, la date de consolidation, et chiffrer les préjudices (incapacité, souffrances, préjudice esthétique, etc.).

Avocat : PROVANSAL - D'JOURNO - GUILLET AVOCATS

10 novembre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2515279

Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. C... contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le juge estime que la décision de l'OFII, fondée sur le dépôt tardif de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'entrée en France), est légale. Il écarte les moyens du requérant tirés de sa vulnérabilité et de son état de santé, faute de preuve d'une incapacité à déposer sa demande dans les délais. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

7 novembre 2025• 12ème chambre, éloignement