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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 257 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 257

Décisions totales

383 581

Ordonnances

295 209

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : VANEffacer tout
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2212291

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, qui contestait l'ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. La décision du ministre de l'intérieur, confirmant l'ajournement préfectoral, était motivée par l'irrégularité du séjour de l'intéressée entre 2014 et 2016. Le tribunal a jugé que le ministre, dans le cadre de son large pouvoir d'appréciation, avait pu légalement fonder sa décision sur ce motif sans commettre d'erreur manifeste. La solution s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.

Avocat : VANDERLYNDEN

25 juillet 2025• 5ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509025

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a annulé la décision du 20 juin 2025 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à Mme B, ressortissante algérienne, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et qu'elle n'avait pas procédé à un examen approprié de la vulnérabilité de la requérante, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de huit jours.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

23 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509181

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 25 juin 2025 par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de Créteil a refusé à Mme B, ressortissante angolaise, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, dès lors que Mme B justifiait d’un motif légitime pour le dépôt tardif de sa demande d’asile et se trouvait dans une situation de précarité et de vulnérabilité. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-15 et L. 511-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

23 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509274

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C, ressortissante marocaine, d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 27 juin 2025 du directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. En cours d’instance, l’OFII a accordé rétroactivement ces conditions à Mme C à compter du 27 juin 2025. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a mis à la charge de l’OFII le versement de 1 200 euros à l’avocate de Mme C au titre des frais irrépétibles, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

23 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA04114

Avocat : MOREAU BECHLIVANOU

22 juillet 2025• 8ème chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304277

Le Tribunal administratif de Nîmes a annulé la décision du 17 juillet 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait refusé de délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité à M. B. Le tribunal a jugé que le CNAPS ne pouvait pas fonder son refus sur des faits ayant fait l'objet d'un classement sans suite avec mention, car, en application des articles L. 114-1 du code de la sécurité intérieure et 230-8 du code de procédure pénale, ces données ne peuvent être consultées dans le cadre d'enquêtes administratives. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus.

Avocat : SCHOLAERT & IVANOVITCH AVOCATS

18 juillet 2025• 3ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502117

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. C et Mme B, ressortissants kosovars, contestant les arrêtés du préfet de la Meuse leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a considéré que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de fait sur le délai de départ volontaire, et la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention de Genève, n'étaient pas fondés. Le tribunal a notamment jugé que le recours pendant devant la Cour nationale du droit d'asile ne conférait pas aux requérants le droit de se maintenir sur le territoire, et que la procédure accélérée de l'OFPRA était régulière. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation et d'injonction, sans application des textes invoqués par les requérants.

Avocat : IVANOVIC

18 juillet 2025• Reconduites à la frontière
TA30Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2400611

Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. D, qui demandait l'annulation du refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une carte professionnelle provisoire d'agent de sécurité. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le directeur du CNAPS étant habilité par l'article R. 632-13 5° du code de la sécurité intérieure. Il a également jugé que le CNAPS pouvait légalement se fonder sur la condamnation pénale récente de M. D, accessible via le traitement des antécédents judiciaires, pour refuser la carte, sans que la nature de la procédure (composition pénale) n'y fasse obstacle. La solution retenue est donc le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision du CNAPS.

Avocat : SCHOLAERT & IVANOVITCH AVOCATS

18 juillet 2025• 3ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2502116

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. et Mme C, ressortissants kosovars, contestant les arrêtés du préfet de la Meuse leur faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le délai de départ volontaire de trente jours n'était pas entaché d'erreur de fait. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des stipulations de la Convention de Genève était infondé, les intéressés n'apportant pas d'éléments probants sur les risques personnels encourus en cas de retour au Kosovo. Enfin, le tribunal a considéré que le recours pendant devant la Cour nationale du droit d'asile ne faisait pas obstacle à l'obligation de quitter le territoire, dès lors que la demande d'asile avait été rejetée par l'OFPRA en procédure accélérée.

Avocat : IVANOVIC

18 juillet 2025• Reconduites à la frontière
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516369

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, un ressortissant colombien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 13 mai 2025 prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français de douze à vingt-quatre mois. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et proportionnée au regard des critères des articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VANNIER

17 juillet 2025• 8e Section - MESD
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2501913

Le Tribunal administratif de Pau a rejeté la requête en référé suspension de M. A, adjoint technique, qui contestait son exclusion temporaire de fonctions pour trois mois (dont un avec sursis) prononcée par le président de la communauté de communes du Bas-Armagnac. Le juge a estimé qu'aucun des moyens invoqués (défaut de motivation, inexactitude matérielle des faits, disproportion de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué, rendant inutile l'examen de la condition d'urgence. La demande de suspension a donc été rejetée, et M. A a été condamné à verser 1 000 € à la collectivité au titre des frais de justice. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : I.VAN ELSLANDE AVOCATS

17 juillet 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314957

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé la décision du 16 novembre 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à Mme A le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La juridiction a jugé que l'OFII n'avait pas procédé à l'évaluation de la vulnérabilité de la requérante et de son enfant mineur, comme l'exigent les articles L. 522-1 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette omission constitue un défaut d'examen de sa situation personnelle, entachant la décision d'illégalité. Le tribunal a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de quinze jours.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

11 juillet 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326661

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait le refus implicite de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de la décision implicite était inopérant. Il a également estimé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à l’illégalité de la décision de cessation initiale et à l’absence d’évaluation de sa vulnérabilité, n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les articles L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : VI VAN

10 juillet 2025• 3e Section - 2e Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208262

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des contributions sociales pour 2016, assortie de pénalités pour manquement délibéré. Les requérants soutenaient que deux crédits bancaires de 88 000 euros provenaient de dons manuels de leurs parents. Le tribunal a jugé que, faute de réponse dans les délais aux demandes de l'administration, la charge de la preuve incombait aux contribuables, conformément aux articles L. 16, L. 16 A et L. 192 du livre des procédures fiscales. Il a estimé que les justificatifs produits (déclaration de don et attestation postérieures au contrôle) étaient insuffisants pour établir l'origine familiale des sommes et bénéficier de la présomption de prêt. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.

Avocat : VAN DEN SCHRIECK

10 juillet 2025• 4ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505960

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de M. D E contre un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 18 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence du 21 mai 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, du défaut d'examen sérieux, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. Il a également jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus implicite d'abrogation de l'arrêté, faute de demande préalable établie. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : LAYDEVANT

8 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2505836

Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de M. D E contre un arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 18 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi que contre un arrêté d'assignation à résidence du 21 mai 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, du défaut d'examen sérieux de sa situation et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a également jugé irrecevables les conclusions dirigées contre le refus implicite d'abrogation de l'arrêté, faute de demande préalable. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, ainsi que les demandes d'injonction et celles fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : LAYDEVANT

8 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2507338

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B et Mme A. Ceux-ci demandaient la suspension de la décision du maire de Bry-sur-Marne refusant de dresser un procès-verbal d'infraction et de prendre un arrêté interruptif de travaux à l'encontre de leur voisine, pour des travaux de démolition-reconstruction sur une parcelle voisine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à leurs conditions de jouissance de leur bien. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : FERRACCI VANINA

7 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318826

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné trois requêtes de M. D, détenu, contestant des décisions de placement préventif en cellule disciplinaire des 26 et 28 juin et 6 juillet 2023. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, jugeant que le moyen tiré de l'incompétence du signataire manquait en fait et que le défaut d'identification n'était pas établi. Il a également écarté le moyen de défaut de base légale en acceptant la substitution de base légale demandée par le ministre, fondant les décisions sur les articles R. 232-5, 1° et R. 234-19 du code pénitentiaire. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : VANZETTO

4 juillet 2025• 6e Section - 2e Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503381

Le Tribunal Administratif de Rennes annule l'arrêté du 13 mars 2025 par lequel le préfet de Seine-Saint-Denis a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant comorien, et l'a obligé à quitter le territoire français. La juridiction a retenu une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la présence continue de plus de 13 ans en France, de la paternité d'un enfant français et de l'intégration professionnelle stable du requérant. Le préfet n'a pas produit d'écritures en défense.

Avocat : DEGIOVANNI

4 juillet 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509386

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Nemours fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 7 rue Gautier 1er, dont la charpente et la couverture se sont dégradées à la suite d'un incendie, créant un danger pour la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, d'évaluer l'existence d'un danger (imminent ou non) et de proposer des mesures pour y remédier. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.

Avocat : VAN ELSLANDE

4 juillet 2025