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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

975 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

975

Décisions totales

383 581

Ordonnances

298 257

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : VANEffacer tout
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414856

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 24 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu, le droit au séjour de l'intéressé ayant été examiné dans le cadre de sa demande d'asile rejetée. Le tribunal a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale, et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe de non-refoulement était infondé. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

18 juin 2025• 7ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506097

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 28 avril 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Créteil avait refusé à M. A, ressortissant afghan, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et qu'elle méconnaissait les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne prenant pas en compte la vulnérabilité du demandeur ni les motifs légitimes de son retard à déposer sa demande d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A dans un délai de huit jours.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

17 juin 2025• 12ème chambre, éloignement
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2217544

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui contestait le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour de M. A, effectuée par voie postale le 25 juillet 2022, était irrégulière car, en application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette catégorie de titre devait être demandée via un téléservice. Par conséquent, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir, rendant la requête irrecevable.

Avocat : VANNIER

16 juin 2025• 11ème chambre
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2504287

Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Constatant que la requérante réside à Paris, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Paris. La solution retenue est un renvoi pour compétence territoriale, sans examen au fond.

Avocat : NHOUYVANISVONG

16 juin 2025
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400710

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A F contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 19 486,16 euros. La décision du 16 février 2024 du président du conseil départemental de la Haute-Vienne, qui s'est substituée à la décision initiale de la CAF, a été jugée régulière et fondée. Le tribunal a notamment écarté les moyens relatifs à l'absence d'assermentation de l'agent contrôleur, à l'incompétence de l'auteur de l'acte et au défaut de motivation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 114-10 du code de la sécurité sociale.

Avocat : SELARL CRISTINA VANNIER

13 juin 2025• JUGE UNIQUE A SLIMANI
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505270

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 3 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, de l'insuffisance de motivation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions du préfet de la Somme. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : VANCAUWENBERGHE

13 juin 2025• Reconduite à la frontière
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508314

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de police de lui délivrer une carte de séjour en qualité de bénéficiaire de la protection subsidiaire. En cours d’instance, le préfet a délivré à l’intéressée une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2029, rendant la requête sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à l’avocate de Mme A au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.

Avocat : VI VAN

13 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513168

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme C A, ressortissante haïtienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. La décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été jugée suffisamment motivée et non entachée d'un défaut d'examen. Le tribunal a estimé que Mme C A, entrée en France en juin 2022, n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours prévu par l'article L. 531-27, et que la naissance de son enfant en 2023 ne constituait pas un motif légitime pour justifier ce retard de plus de deux ans.

Avocat : NHOUYVANISVONG

11 juin 2025• 8e Section - MESD
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512932

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B, ressortissante mauritanienne, qui contestait l'arrêté du 6 mai 2025 du Préfet de police ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), relatifs à la remise d'informations et à l'entretien individuel. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen suffisant de sa situation personnelle. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens.

Avocat : IVANOVIC FAUVEAU

6 juin 2025• 8e Section - MESD
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500221

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A pour contester le refus du préfet de police de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a finalement délivré une autorisation provisoire de séjour, rendant sans objet la demande d'annulation et d'injonction. Par ordonnance fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a également rejeté la demande de frais de justice au titre de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : VANNIER

5 juin 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2105154

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B qui contestait le refus de permis de construire opposé par le maire de Saint-André-de-Boëge. Le tribunal a estimé que le motif tiré de la méconnaissance de l’article A3.3 du plan local d’urbanisme, relatif à l’implantation des constructions par rapport aux voies publiques, était fondé. Il a jugé que les travaux de surélévation de la toiture, qui ne rendaient pas le bâtiment plus conforme à cette règle et n’étaient pas étrangers à celle-ci, justifiaient légalement le refus. Les textes appliqués sont le code de l’urbanisme et le règlement du plan local d’urbanisme de la commune.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LEVANTI

4 juin 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300786

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de Mme Mekhloufi, qui contestait le retrait de son agrément d'assistante familiale (décision du 28 novembre 2022) et son licenciement subséquent (décision du 23 février 2023). Le tribunal a jugé que les moyens soulevés contre le retrait d'agrément n'étaient pas fondés, et que le licenciement était légal, le président du conseil départemental étant en situation de compétence liée pour licencier un assistant familial privé d'agrément. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles. Les conclusions indemnitaires de la requérante ont également été rejetées.

Avocat : VANDENBUSSCHE

3 juin 2025• 1ère Chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2500228

Le Tribunal administratif de Versailles a annulé l'arrêté du 9 décembre 2024 par lequel la préfète de l'Essonne refusait un titre de séjour à M. B A, ressortissant vénézuélien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation de l'intéressé, en omettant d'examiner son droit au séjour sur le fondement de l'article L. 421-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré ses demandes répétées de renouvellement de son titre "passeport talent-chercheur". Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination ont également été annulées.

Avocat : NHOUYVANISVONG

2 juin 2025• Reconduites à la frontière
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306509

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 28 avril 2023 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait cessé les conditions matérielles d'accueil de M. A, un demandeur d'asile afghan. Le tribunal retient que l'OFII n'a pas démontré que l'intéressé avait manqué à ses obligations, notamment de se présenter aux entretiens, et que la décision est donc entachée d'une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil dans un délai d'un mois et condamne l'office à verser 1 200 euros à l'avocat de M. A au titre des frais de justice.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

30 mai 2025• 4ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506098

Le Tribunal administratif de Melun était saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de l’OFII d’octroyer les conditions matérielles d’accueil à une ressortissante somalienne. En cours d’instance, l’OFII a accordé rétroactivement le bénéfice de ces conditions, rendant sans objet les conclusions en annulation et en injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes. Il a en revanche condamné l’OFII à verser 1 000 euros à l’avocate de la requérante au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

27 mai 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506096

Le Tribunal administratif de Melun (12ème chambre, éloignement) a été saisi par M. A, ressortissant péruvien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 28 avril 2025 du directeur territorial de l’OFII de Créteil lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le requérant invoquait une insuffisance de motivation, un défaut d’examen de sa vulnérabilité, et une méconnaissance de l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en raison d’un motif légitime lié à des circonstances personnelles. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la décision attaquée était suffisamment motivée et que l’OFII avait pris en compte la situation de vulnérabilité de l’intéressé, sans qu’un motif légitime justifie le dépôt tardif de sa demande d’asile. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

27 mai 2025• 12ème chambre, éloignement
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510731

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A, ressortissante mauritanienne, contestant l'arrêté du préfet de police du 16 avril 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation de l'arrêté et la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), estimant que la décision était suffisamment motivée et que les garanties procédurales avaient été respectées. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée.

Avocat : IVANOVIC FAUVEAU

23 mai 2025• 8e Section - MESD
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2203924

Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme E, professeure des écoles, contestant l'appréciation finale "satisfaisant" de son rendez-vous de carrière et le rejet de son recours hiérarchique. La requérante invoquait l'incompétence du signataire et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, l'acte étant signé par une autorité disposant d'une délégation de signature régulière. Il a également écarté l'erreur manifeste d'appréciation, jugeant que l'appréciation finale, distincte des avis de l'inspecteur et de la commission administrative paritaire, n'était pas entachée d'illégalité. La requête a été rejetée dans son intégralité, sur le fondement des dispositions du décret n°90-680 et de l'arrêté du 5 mai 2017.

Avocat : SCHOLAERT & IVANOVITCH AVOCATS AARPI

23 mai 2025• Juge unique 3
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303067

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait l'arrêté du 7 février 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui interdisant pour deux ans d'exercer des fonctions rémunérées auprès de mineurs (article L. 212-1 du code du sport). Le tribunal a jugé que les violences physiques et verbales commises par M. A envers des mineurs entre 2004 et 2006 étaient établies par des témoignages concordants. Cependant, en raison de l'ancienneté des faits (aucun incident depuis 2006) et de l'absence de danger actuel pour les mineurs, la mesure d'interdiction a été annulée comme disproportionnée. La décision s'appuie sur l'article L. 212-13 du code du sport, qui exige un danger actuel pour justifier une telle interdiction.

Avocat : SELARL ROMAIN VANNI

22 mai 2025• 5ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500192

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du Syndicat intercommunal des eaux de la Philippière. Cette demande visait à désigner un expert pour analyser les désordres affectant les têtes émettrices installées sur les compteurs d'eau, dans le cadre d'un litige contractuel avec la société Veolia Eau. Le juge a estimé que la mesure d'expertise était utile pour déterminer l'origine des dysfonctionnements et évaluer les travaux nécessaires, rejetant la demande de mise hors de cause de Veolia. La décision ordonne donc une expertise, sans se prononcer sur les dépens ni sur les frais de justice à ce stade.

Avocat : DUVAL DELAVANNE

21 mai 2025