1 602 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 602
Décisions totales
383 581
Ordonnances
275 165
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté ministériel de gel des avoirs. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré ses allégations de préjudice financier. En revanche, il a prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : VANNIER
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté ministériel de gel des avoirs. Le juge a considéré que le requérant n'avait pas démontré l'urgence de la situation, malgré ses allégations de préjudice financier et familial. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a en revanche été accordée.
Avocat : VANNIER
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé-liberté, a suspendu la décision du département de l'Essonne mettant fin à la prise en charge d'un jeune majeur. Le juge a considéré que le refus de prolonger l'accueil provisoire jeune majeur, sans accompagnement vers l'autonomie, portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, et ordonne la réintégration du jeune dans le dispositif d'aide.
Avocat : VI VAN
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de rejet d'un visa de long séjour au titre de travailleur salarié, prise par la commission de recours contre les refus de visa. Le juge a retenu que la motivation de la décision, reprise de l'autorité consulaire initiale, était insuffisante car trop générale et ne comportant aucune circonstance de fait propre au requérant, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal n'a pas examiné le fond de la demande de visa, se limitant à constater ce vice de forme.
Avocat : VANDERLYNDEN
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision du président du conseil départemental du Nord refusant l'attribution d'une carte mobilité inclusion mention "stationnement" à la requérante. Le tribunal a constaté que le département, faute d'avoir produit de mémoire en défense malgré une mise en demeure, était réputé avoir acquiescé aux faits allégués, lesquels n'étaient pas contredits par le dossier. La juridiction a ainsi fait droit à la demande d'annulation et a ordonné la délivrance de la carte, en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles et de l'arrêté du 3 janvier 2017.
Avocat : VANDUYNSLAEGER
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler un arrêté préfectoral de l'Yonne lui enjoignant de quitter le territoire français, fixant son pays de reconduite et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et régulière en procédure, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que le requérant, dont la demande d'asile avait été rejetée, ne justifiait pas d'un séjour régulier et que les mesures d'éloignement ne portaient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
Avocat : IVANOVIC FAUVEAU NATACHA
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé l'arrêté préfectoral assignant à résidence un ressortissant tunisien. Le juge a retenu que le préfet de Saône-et-Loire avait commis une erreur d'appréciation en ordonnant l'assignation dans l'arrondissement de Chalon-sur-Saône, alors que l'intéressé justifiait d'un domicile et d'une vie familiale en Seine-Saint-Denis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'assignation à résidence. La demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée.
Avocat : CROSNIER SERVANE
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante ivoirienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était régulier, suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les droits de l'intéressée, notamment au regard des articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la demande de provision pour frais d'avocat ont également été rejetées.
Avocat : IVANOVIC FAUVEAU
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler le refus de délivrance d'un passeport pour son enfant. Le juge a estimé que le préfet de police, en se fondant sur un refus antérieur de certificat de nationalité française, n'avait pas commis d'erreur de droit dans son appréciation de la condition de nationalité requise par le décret n°2005-1726. Les moyens tirés d'une insuffisance de motivation et d'une violation des conventions internationales ont également été écartés.
Avocat : IVANOVA
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution du refus implicite de renouvellement d'une carte de résident. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la procédure de réexamen ordonnée par une précédente décision de justice est toujours en cours. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : VANNIER
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2025 refusant un titre de séjour et enjoignant à quitter le territoire à une ressortissante tunisienne. La juridiction a retenu que la décision méconnaissait l'intérêt supérieur des enfants de la requérante, nés et scolarisés en France, au regard de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Elle a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" dans un délai de trois mois, avec une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours.
Avocat : AARPPI GIOVANNANGELI COLAS
Avocat : SULLIVAN & CROMWELL LLP
Avocat : SULLIVAN & CROMWELL LLP;Avocat1;Avocat2
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus de renouvellement d'un titre de séjour pour raison médicale. Le juge a ordonné la suspension de la décision préfectorale, considérant que l'urgence était caractérisée par la perte de prestations sociales et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, notamment au regard de l'article L. 425-9 du CESEDA (état de santé et indisponibilité du traitement dans le pays d'origine). La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : VANNIER
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante ivoirienne visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence, bien que potentiellement caractérisée, ne peut être retenue car la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, en l'occurrence la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration au-delà du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : VI VAN
Avocat : SULLIVAN & CROMWELL LLP
Avocat : SULLIVAN & CROMWELL LLP
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a été saisi d’un recours en annulation contre un titre de perception relatif à la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel. Considérant que le service compétent pour établir cette taxe (le GUFIP) a son siège à Saint-Malo, le tribunal a déclaré incompétent et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Rennes. Cette solution s’appuie sur les articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, qui fixent les règles de compétence territoriale en fonction du siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée.
Avocat : MORVAN JONAS
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de deux ressortissants kosovars, membres de la communauté rom, qui contestaient des arrêtés préfectoraux leur enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que les motifs avancés, notamment la crainte de traitements contraires à l'article 3 de la CEDH en cas de retour au Kosovo, n'étaient pas suffisamment étayés par des éléments nouveaux et précis par rapport à ceux déjà examinés et rejetés par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : IVANOVIC
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté les requêtes de M. et Mme B..., de nationalité kosovare, visant à annuler leurs arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que les motifs invoqués, notamment la crainte de traitements contraires à l'article 3 de la CEDH en cas de retour au Kosovo en raison de leur appartenance à la communauté rom, n'étaient pas établis au regard des éléments des dossiers de l'asile et des circonstances de l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : IVANOVIC