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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

203 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

203

Décisions totales

383 581

Ordonnances

292 013

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : VANEffacer tout
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302795

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 10 juin 2020, qui n'a reçu aucune proposition de relogement. Elle demande la condamnation de l'État à lui verser 8 000 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est que l'absence de relogement constitue une faute ouvrant droit à réparation pour les préjudices subis, en tenant compte de la période de responsabilité et des conditions de logement.

Avocat : VANITOU

26 septembre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2308970

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 848 euros à Mme D..., reconnue prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation de la Seine-Saint-Denis en 2017, en raison de l'absence persistante de relogement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période postérieure au 18 janvier 2022, date d'un précédent jugement ayant déjà indemnisé la requérante. Le tribunal a évalué le préjudice subi, lié aux troubles dans les conditions d'existence, à cette somme.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VANITOU

26 septembre 2025• 6ème Chambre (J.U)
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2212215

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par M. A..., agent de maîtrise de la commune de Férolles-Attilly, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices résultant d’un syndrome du canal carpien bilatéral et d’une épicondylite bilatérale, reconnus imputables au service. Le requérant invoquait la responsabilité sans faute de la commune pour obtenir réparation de ses préjudices extrapatrimoniaux. Le tribunal a jugé que le fonctionnaire peut obtenir une indemnité complémentaire pour des souffrances physiques ou morales et des préjudices esthétiques ou d’agrément, distincts de l’atteinte à l’intégrité physique, même en l’absence de faute de la collectivité. La solution retenue s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code général de la fonction publique.

Avocat : VAN ELSLANDE

25 septembre 2025• 5ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202934

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., agent contractuel, qui demandait la condamnation de la commune de Vert-Saint-Denis pour le non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. Le tribunal a estimé qu'aucune décision de non-renouvellement n'avait été prise par la commune, celle-ci ayant informé l'agent de son intention de renouveler le contrat dès juillet 2021, et que M. A... devait être regardé comme ayant refusé cette proposition. En conséquence, l'absence de décision fautive de la commune a conduit au rejet de la demande d'indemnisation pour préjudices, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les textes appliqués.

Avocat : VAN ELSLANDE

25 septembre 2025• 5ème chambre
TA80Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2304164

Le Tribunal Administratif d'Amiens (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2018 à 2020. La requérante sollicitait l'application de l'exonération prévue à l'article 35 bis du code général des impôts pour les revenus de location de trois pièces de sa résidence principale. Le tribunal a estimé que les loyers perçus excédaient les limites raisonnables fixées par la loi, après avoir constaté que Mme B... n'apportait pas la preuve que les loyers, déduction faite des charges, respectaient les plafonds annuels par mètre carré applicables. La solution retenue est donc le rejet des conclusions de la requérante.

Avocat : VANDENDRIESSCHE

18 septembre 2025• 2ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2505539

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A visant à obtenir la désignation d’un expert pour évaluer son préjudice économique consécutif au refus d’agrément comme mandataire judiciaire à la protection des majeurs, annulé par un jugement du 28 janvier 2022. Le juge a estimé que cette expertise n’était pas utile, car Mme A pouvait déterminer elle-même, grâce à son expérience professionnelle et à des sources publiques, le niveau de rémunération des mandataires judiciaires. Il a également considéré qu’il lui appartenait de définir et prouver ses autres préjudices avant de saisir le juge du fond, qui pourrait alors ordonner une expertise si nécessaire. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCHOLAERT & IVANOVITCH AVOCATS AARPI

3 septembre 2025
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407807

Désistement de la société Comptoir des revêtements. Tribunal Administratif de Lyon. Donne acte du désistement pur et simple de la requête. Application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : VANHAECKE& BENTZ, AVOCATS

7 août 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2304277

Le Tribunal administratif de Nîmes a annulé la décision du 17 juillet 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) avait refusé de délivrer une carte professionnelle d'agent de sécurité à M. B. Le tribunal a jugé que le CNAPS ne pouvait pas fonder son refus sur des faits ayant fait l'objet d'un classement sans suite avec mention, car, en application des articles L. 114-1 du code de la sécurité intérieure et 230-8 du code de procédure pénale, ces données ne peuvent être consultées dans le cadre d'enquêtes administratives. La solution retenue est l'annulation de la décision de refus.

Avocat : SCHOLAERT & IVANOVITCH AVOCATS

18 juillet 2025• 3ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208262

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu et des contributions sociales pour 2016, assortie de pénalités pour manquement délibéré. Les requérants soutenaient que deux crédits bancaires de 88 000 euros provenaient de dons manuels de leurs parents. Le tribunal a jugé que, faute de réponse dans les délais aux demandes de l'administration, la charge de la preuve incombait aux contribuables, conformément aux articles L. 16, L. 16 A et L. 192 du livre des procédures fiscales. Il a estimé que les justificatifs produits (déclaration de don et attestation postérieures au contrôle) étaient insuffisants pour établir l'origine familiale des sommes et bénéficier de la présomption de prêt. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge et des conclusions accessoires.

Avocat : VAN DEN SCHRIECK

10 juillet 2025• 4ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2509386

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Nemours fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune sollicitait la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 7 rue Gautier 1er, dont la charpente et la couverture se sont dégradées à la suite d'un incendie, créant un danger pour la sécurité publique. Le juge a désigné un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des mitoyens, d'évaluer l'existence d'un danger (imminent ou non) et de proposer des mesures pour y remédier. Cette décision a été prise en application des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.

Avocat : VAN ELSLANDE

4 juillet 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300929

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. B d’une demande d’indemnisation pour un préjudice subi lors d’une ostéotomie tibiale réalisée en octobre 2017 au CHRU de Lille, en raison d’une faute technique (traction excessive du nerf sciatique poplité externe) et d’une infection nosocomiale. Le CHRU a reconnu sa responsabilité pour la faute technique, mais a contesté l’étendue des préjudices, invoquant un état antérieur responsable d’un tiers des séquelles. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHRU pour la faute technique, sans retenir de séquelles propres à l’infection, et a évalué les préjudices en appliquant un abattement d’un tiers pour l’état antérieur. La solution a consisté à condamner le CHRU à verser à M. B une indemnité limitée à 72 703,13 euros, incluant des postes comme l’assistance par tierce personne, le déficit fonctionnel temporaire et permanent, et les souffrances endurées, sur le fondement des articles L. 1142-1 du code de la santé publique et 1240 du code civil.

Avocat : VANDENBUSSCHE

2 juillet 2025• 6ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300499

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné le recours de M. B, de double nationalité franco-marocaine, contestant le refus du préfet de la Loire-Atlantique d’échanger son permis de conduire marocain contre un permis français. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-3 du code de la route et l’arrêté du 12 janvier 2012, qui exigent que le demandeur prouve sa résidence normale au Maroc (au moins 185 jours par an) lors de l’obtention du permis. Après analyse des pièces fournies, le tribunal a estimé que M. B apportait des documents suffisamment probants pour établir cette résidence. Il a donc annulé la décision préfectorale et enjoint au préfet de procéder à l’échange du permis de conduire.

Avocat : IVANOVA UGO

16 juin 2025• Cellule juge unique
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2302969

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Toshiba Région Nord-Est (TRNE) d’un litige l’opposant à la commune d’Avesnelle suite à la résiliation unilatérale, pour motif d’intérêt général, d’un contrat de location et de maintenance de photocopieurs conclu le 31 janvier 2018. Le tribunal a rejeté la demande principale de la société tendant au paiement de l’indemnité de résiliation prévue par l’article 13 des conditions générales du contrat, jugeant cette clause manifestement disproportionnée. Il a également écarté la demande subsidiaire au titre de la marge nette escomptée, faute pour la société de démontrer un préjudice certain. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions indemnitaires de la société TRNE, y compris les demandes accessoires, et a mis à sa charge les frais de justice.

Avocat : VAN ELSLANDE AVOCATS

10 juin 2025• 2ème Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408203

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l'État à verser 4 800 euros à M. A, reconnu prioritaire pour un relogement d'urgence par la commission de médiation en 2009, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, le préfet n'ayant proposé aucun logement dans le délai imparti. Le tribunal a estimé que cette carence, persistante depuis 2010, avait causé des troubles dans les conditions d'existence et un préjudice moral, justifiant l'indemnisation accordée.

Avocat : VANITOU

28 mai 2025• 3e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509556

Le Tribunal administratif de Paris a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions en annulation d’un titre exécutoire émis par l’Assistance publique-hôpitaux de Paris pour un montant de 2 438,85 euros. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l’Assistance publique-hôpitaux de Paris à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais d’instance.

Avocat : CABINET MERCIER, PIERRAT, RIVIERE-DUPUY, VANNIER (SCP)

23 mai 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2201399

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d'une demande d'indemnisation par Mme A C et ses proches, suite à un accident embolique survenu lors d'une intervention chirurgicale le 20 novembre 2017 à l'hôpital Bicêtre, imputé à un aléa thérapeutique. Les requérants sollicitaient la condamnation de l'ONIAM sur le fondement de la solidarité nationale, en application des articles L. 1142-1 et D. 1142-1 du code de la santé publique, pour divers préjudices patrimoniaux et personnels. L'ONIAM a contesté la demande en faisant valoir que la condition d'anormalité du dommage n'était pas remplie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que le préjudice subi ne présentait pas le caractère d'anormalité requis par les textes pour ouvrir droit à indemnisation au titre de la solidarité nationale.

Avocat : MEPLAIN VANINA

20 mai 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305110

Le Tribunal Administratif de Montreuil a condamné l'État à verser 1 000 euros à M. C, reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation le 6 octobre 2021, en raison de la carence fautive de l'administration à exécuter cette décision. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, le requérant n'ayant pas été relogé malgré une injonction du tribunal. Le juge a estimé que le refus d'une proposition de logement en octobre 2024 était justifié par l'inadaptation de celui-ci au handicap de l'intéressé (trouble autistique), et a indemnisé les troubles dans ses conditions d'existence subis du 6 avril 2022 à la date du jugement.

Avocat : VANITOU

15 mai 2025• 2ème Chambre (J.U)
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2000333

Le Tribunal Administratif de La Réunion était saisi par M. B D et Mme A C de demandes de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2014 et 2015, contestant le refus de la réduction d’impôt prévue à l’article 199 undecies A du code général des impôts pour leur résidence principale à La Réunion. Les requérants soutenaient notamment que leur logement, alternativement occupé par eux et loué, devait être considéré comme leur habitation principale et que la procédure de contrôle était irrégulière. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant que les conditions légales pour bénéficier de la réduction d’impôt n’étaient pas remplies, car l’affectation du logement à titre de résidence principale n’était pas exclusive en raison des locations saisonnières. Il a également écarté les moyens relatifs à l’irrégularité de la procédure et à l’absence de débat contradictoire, et confirmé le bien-fondé des majorations pour manquement délibéré.

Avocat : VAN DER BEKEN

29 avril 2025• 1ère chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2205518

Le Tribunal Administratif de Marseille a jugé deux requêtes jointes concernant la société A textiles et son associée unique, Mme A. La société contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés, tandis que Mme A contestait des impositions sur le revenu résultant d'un passif injustifié. Le tribunal a rejeté les deux requêtes, considérant que la société avait changé d'activité au sens de l'article 221-5 du code général des impôts, car la sous-location de ses locaux après la cessation de son activité commerciale constituait une activité civile distincte. Il a également confirmé que le passif injustifié de 1 150 513 euros correspondait à une dette non justifiée, justifiant la taxation des sommes comme revenus distribués à Mme A sur le fondement du a de l'article 111 du même code.

Avocat : YVANT

24 avril 2025• 6ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2204930

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté les requêtes de la société A textiles et de Mme A. La société contestait un redressement d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 à 2019, arguant de l'absence de changement d'activité au sens de l'article 221-5 du code général des impôts. Mme A contestait, sur le fondement du a de l'article 111 du même code, la taxation de sommes considérées comme des revenus distribués. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions supplémentaires et les pénalités correspondantes.

Avocat : YVANT

24 avril 2025• 6ème Chambre