58 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
58
Décisions totales
383 581
Ordonnances
303 807
Avec résumé IA
Avocat : NOUVIAN
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé le recours irrecevable car il a été introduit après l'expiration du délai impératif de sept jours prévu à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de titre de séjour au titre de l'asile pris par la préfète de l'Oise. La requérante invoquait une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, car le refus portait uniquement sur la demande d'asile, sans examen d'autres motifs de séjour. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne contenant que des moyens inopérants, entraînant le rejet des conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... C... contre un arrêté préfectoral l'assignent à résidence pour six mois. La requête ne comportait aucun exposé des faits, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, et n'a pas été régularisée dans le délai de recours. Le juge a fait application de l'article R. 222-1 du même code pour rejeter la requête sans examen au fond, sans se prononcer sur les moyens soulevés (motivation, articles L. 733-1 du CESEDA, article 8 de la CEDH).
Le Tribunal Administratif d'Amiens, saisi d'un recours en excès de pouvoir par M. A... contre un arrêté préfectoral du 27 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le domicile du requérant est situé à Argenteuil (Val-d'Oise), le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par une ordonnance du 11 décembre 2025, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, qu'il estime compétent pour connaître du litige.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 25 mars 2024 du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) lui refusant la délivrance d’une carte professionnelle. Postérieurement à l’introduction de la requête, le CNAPS a accordé la carte sollicitée le 14 mai 2025. En conséquence, le tribunal, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête. Il a toutefois condamné le CNAPS à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice.
Le tribunal administratif d’Amiens, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique l’article R. 312-8 du code de justice administrative, qui attribue compétence au tribunal du lieu de résidence. En conséquence, il transmet le dossier au tribunal administratif de Paris par ordonnance fondée sur l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B pour suspendre la décision de la directrice du centre pénitentiaire de Longuenesse maintenant à son encontre un régime de "réveils nocturnes systématiques". Le requérant invoquait l'urgence, caractérisée par une atteinte grave à sa santé physique et psychique due à une privation de sommeil depuis quatre mois, ainsi qu'un doute sérieux sur la légalité de la mesure, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge des référés a rejeté la requête par ordonnance motivée, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'appliquer la procédure contradictoire, sans se prononcer explicitement sur l'urgence ou le doute sérieux, mais en considérant la demande comme manifestement mal fondée au vu des dispositions du code pénitentiaire (articles L. 6, D. 223-8 à D. 223-10) et du code de procédure pénale.
Avocat : CABINET HELENA VIANA
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de l'Oise du 10 avril 2025 classant sans suite la demande de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer un risque imminent de rupture de son contrat d'apprentissage ou de son hébergement. La demande a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité soulevés.
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par une société demandant le remboursement de 13 947 euros au titre du crédit d'impôt pour investissements en Corse. En défense, l'administration fiscale a fait valoir qu'un dégrèvement total avait déjà été prononcé. La requérante s'est ensuite désistée purement et simplement de l'ensemble de ses conclusions. Par une ordonnance du 25 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : BARTHEVIAN