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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 004 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 004

Décisions totales

383 581

Ordonnances

246 871

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : VICEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300817

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en plein contentieux par Mme B, agent du centre hospitalier Luzy-Dufeillant, a examiné le refus de l'établissement de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 5 janvier 2022. Le tribunal a jugé que la matérialité de l'accident était établie par un faisceau d'indices, incluant le témoignage oculaire d'une collègue, et que le délai entre l'accident et la première constatation médicale n'était pas de nature à remettre en cause sa crédibilité. Appliquant l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, qui pose une présomption d'imputabilité au service pour tout accident survenu dans le temps et le lieu du service, le tribunal a annulé la décision de refus et enjoint au centre hospitalier de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident.

Avocat : EROVIC

8 juillet 2025• 6ème Chambre
TA45Décision

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2503146

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet d'Eure-et-Loir de délivrer à une ressortissante mozambicaine un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté l'urgence, l'utilité et l'absence de contestation sérieuse, la requérante ayant déposé un dossier complet sans réponse de l'administration et risquant de perdre son emploi. La décision applique les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance d'un récépissé en cas de demande complète.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL PETRA LALEVIC AVOCAT

4 juillet 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517063

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 31 octobre 2024 par lequel le préfet de police avait prononcé l'expulsion du territoire français de M. A, ressortissant ivoirien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée et que le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, la commission d'expulsion ayant émis un avis défavorable le 24 septembre 2024, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VICTOR

4 juillet 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413201

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant roumain, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de douze mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et fondé sur les articles L. 233-1 et L. 251-1 à L. 251-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'activité professionnelle et de ressources de l'intéressé, ainsi que de la menace pour l'ordre public. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : ROMANOVICH

4 juillet 2025• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2404645

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, un ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 22 mars 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII avait procédé à un examen de la vulnérabilité du requérant, conformément aux articles L. 522-1 et L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que la cessation des conditions matérielles d'accueil était justifiée en raison de la fuite de M. A, en application de l'article L. 551-16 du même code. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été rejetée faute de preuve d'une demande préalable.

Avocat : IVANOVIC FAUVEAU

1 juillet 2025• 2ème Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405667

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 14 mars 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil de Mme A, une demandeuse d'asile sénégalaise. Le tribunal constate que l'OFII, mis en demeure de produire ses observations sans y donner suite, est réputé avoir acquiescé aux faits exposés par la requérante, notamment l'absence d'examen sérieux de sa vulnérabilité. Cette carence méconnaît les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent à l'OFII de prendre en compte la vulnérabilité du demandeur lors de l'examen d'une demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

27 juin 2025• 5ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2501829

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet de l'Hérault du 22 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte à sa vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de son enfant (article 3-1 de la CIDE). Le tribunal a estimé que la cellule familiale pouvait se reconstituer en Côte d'Ivoire ou en Guinée et que la requérante n'établissait pas avoir transféré le centre de ses intérêts privés et familiaux en France. La décision s'appuie sur les stipulations des conventions internationales précitées et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : VICTOR TELES

27 juin 2025• 3ème chambre
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2203429

Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B contestant la décision de la communauté d'agglomération Dracénie Provence Verdon agglomération de remplacer la collecte des déchets ménagers en porte-à-porte par un système d'apport volontaire. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales, estimant que le nouveau service n'offrait pas une salubrité et une qualité équivalentes. Le tribunal a jugé que les éléments produits, notamment des photographies de dépôts sauvages, ne démontraient pas un défaut d'étanchéité des conteneurs ou une fréquence de ramassage insuffisante imputable à la collectivité. Il a considéré que les obligations contractuelles de la collectivité en matière d'entretien et de fréquence de collecte étaient suffisantes pour garantir un niveau de service équivalent.

Avocat : VICQUENAULT

27 juin 2025• 2ème chambre
TA105Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500505

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, rejette la requête de la société BUROSTOCK. Celle-ci contestait le rejet de son offre comme irrégulière dans le cadre d'un marché public de fournitures de bureau, au motif que le mémoire technique exigé par l'article 2.15 du règlement de consultation n'avait pas été fourni. Le juge constate que la société requérante n'a pas produit ce document, ce qui a empêché l'appréciation du sous-critère de la démarche environnementale, rendant son offre irrégulière au sens des articles L.2152-1 et L.2152-2 du code de la commande publique. La requête est donc rejetée.

Avocat : STEPHANIE-VICTOIRE

26 juin 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507930

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A, ressortissant mauritanien, contestant l'arrêté du préfet de police du 26 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu de M. A n'avait pas été méconnu, car il avait pu présenter ses observations sur sa situation irrégulière. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, incluant l'annulation de l'obligation de quitter le territoire et de la décision fixant le pays de renvoi. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Avocat : IVANOVIC FAUVEAU

24 juin 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA78Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2507023

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 13 mai 2025 par laquelle la préfète de l'Essonne a clôturé la demande de titre de séjour de Mme C B, ressortissante brésilienne, en qualité de membre de famille de citoyen de l'Union européenne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante se bornant à invoquer sa situation irrégulière et la précarité qui en découle sans démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts. La solution est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui conditionne la suspension à l'urgence et à un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : VICTOR

19 juin 2025
CAA33Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-23BX01724

Avocat : VICTORIA

19 juin 2025• 4ème chambre (formation à 3)
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2503654

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, qui contestait son transfert en Espagne et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de sa situation. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance du droit à l'information prévu par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 n'était pas fondé. En conséquence, la demande d'annulation des arrêtés préfectoraux a été rejetée.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

19 juin 2025• Eloignement urgent
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2510388

Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, sans délai, avec interdiction de retour de vingt-quatre mois et assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui de Cergy-Pontoise, dans le ressort duquel se situe le lieu d’assignation à résidence. Par ordonnance, le dossier est transmis à cette juridiction.

Avocat : VICTOR

18 juin 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405984

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de M. A, ressortissant nigérien, contestant deux décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) des 16 novembre 2023 et 4 mars 2024 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a joint ces deux affaires et a annulé les décisions attaquées, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation des refus de l'OFII, avec injonction de réexaminer la situation de M. A.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

18 juin 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313671

Le Tribunal Administratif de Melun a examiné les recours de M. A, ressortissant nigérien, contestant deux décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir constaté que les décisions étaient fondées sur le caractère tardif de la demande d'asile, a annulé ces refus. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en relevant que l'OFII n'a pas suffisamment motivé ses décisions et a commis une erreur d'appréciation.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

18 juin 2025• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2414856

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 24 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit d'être entendu, le droit au séjour de l'intéressé ayant été examiné dans le cadre de sa demande d'asile rejetée. Le tribunal a également jugé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit à la vie privée et familiale, et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe de non-refoulement était infondé. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

18 juin 2025• 7ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2402498

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A et M. D contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Aude de leur accorder une remise gracieuse sur un indu d'aide personnelle au logement de 2 602,19 euros. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que, bien que les requérants soient de bonne foi, leur situation financière, marquée par un déménagement et un congé maternité, ne présentait pas un degré de précarité suffisant pour justifier une remise, le remboursement pouvant s'effectuer par retenues mensuelles. La décision s’appuie sur les articles L. 823-9 et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

Avocat : VICTOR AVOCAT

17 juin 2025• Magistrat HUCHOT
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2403483

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B contestant le refus de la caisse d'allocations familiales de l'Aude de lui accorder l'aide personnalisée au logement. Le juge a constaté que le loyer de 1 506 euros était très largement supérieur aux plafonds réglementaires fixés par l'arrêté du 27 septembre 2019 pour la zone de Carcassonne. La nécessité pour la requérante de résider en résidence sénior pour préserver son autonomie a été jugée sans incidence sur l'application de ces plafonds. La décision s'appuie sur les articles L. 823-1 et D. 823-16 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : VICTOR AVOCAT

17 juin 2025• Magistrat HUCHOT
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2506097

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 28 avril 2025 par laquelle le directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Créteil avait refusé à M. A, ressortissant afghan, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée et qu'elle méconnaissait les dispositions de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne prenant pas en compte la vulnérabilité du demandeur ni les motifs légitimes de son retard à déposer sa demande d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A dans un délai de huit jours.

Avocat : FAUVEAU IVANOVIC

17 juin 2025• 12ème chambre, éloignement