2 874 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 874
Décisions totales
383 581
Ordonnances
260 868
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes (2ème Chambre) a été saisi par la commune de La Genétouze d’un recours en excès de pouvoir visant à obtenir la condamnation de plusieurs constructeurs pour des désordres de nature décennale affectant des ouvrages publics. La commune a demandé la condamnation in solidum de diverses sociétés (Ouest Etanche, Cyril Gauthier Architecte, Ecobat, Maudet, Richard et Associés) au paiement de sommes pour la réparation de désordres spécifiques (n°3, 4, 6, 7, 8 et 9), ainsi que des dommages et intérêts et des frais d’expertise. Le tribunal a pris acte du désistement partiel de la commune concernant certaines sociétés et a examiné les responsabilités sur le fondement des principes de la responsabilité décennale des constructeurs (articles 1792 et suivants du code civil). La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement a statué sur les demandes de condamnation et les appels en garantie, en appliquant les textes relatifs à la garantie décennale et aux frais d’instance (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Avocat : CABINET JEAN-RENE KERLOC'H- SYLVIE POTIER-KERLOC'H
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire pour six mois. Le requérant a informé le tribunal de son désistement pur et simple, ce qui a conduit la présidente du tribunal à donner acte de ce désistement par ordonnance du 17 février 2026. Aucune infraction au fond n’a été examinée, la procédure s’étant achevée sur ce désistement volontaire. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : MARTY-DAVIES AVOCATS
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de décisions de refus de visa pour réunification familiale. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré l'existence d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate justifiant une mesure provisoire. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour le prononcé d'une suspension en cas d'urgence.
Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement urgent. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'a reçu aucune offre de relogement dans le délai légal. Le tribunal a condamné l'État à verser 680 euros en réparation du préjudice et 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés, en application principalement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : ABEBERRY XAVIER
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire et devant être logé en urgence par la commission de médiation des Alpes-Maritimes le 15 mai 2025. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de procéder au relogement de l'intéressé, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue applique l'obligation de résultat de l'État en matière de droit au logement opposable.
Avocat : GIRAUDO OLIVIER
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de changement de service prise par l’Université Toulouse Capitole. Par un mémoire du 30 janvier 2026, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de l’université au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit, et a rejeté les conclusions de Mme B... relatives aux dépens en l’absence de dépens exposés.
Avocat : HIRTZLIN-PINÇON OLIVIER
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre dans le délai légal. Le tribunal a retenu la faute de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation et l'a condamné à verser 4 000 euros en réparation du préjudice, ainsi que 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés.
Avocat : ABEBERRY XAVIER
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de la Guyane de convoquer Mme A... sous huit jours pour lui remettre sa carte de séjour pluriannuelle « bénéficiaire de la protection subsidiaire », sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La requérante, bénéficiaire de la protection subsidiaire depuis avril 2025, justifiait de l’urgence et de l’utilité de la mesure face à l’impossibilité d’effectuer sa demande via le téléservice ANEF. Le tribunal a appliqué les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que les arrêtés du 27 avril 2021 et du 1er août 2023.
Avocat : RIVIERE
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié les mesures d'injonction prononcées par une précédente ordonnance du 20 novembre 2025. Constatant que la préfète de l'Isère n'avait pas exécuté l'injonction de réexaminer la demande de titre de séjour de Mme C... épouse A..., le juge a réduit le délai de réexamen à un mois et le délai de délivrance d'un document provisoire à cinq jours, tout en portant l'astreinte à 150 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 600 euros à la requérante au titre des frais de justice.
Avocat : ROUVIER
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C..., au motif que la condition d'urgence était présumée remplie pour un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Le tribunal a enjoint à la préfète de statuer à nouveau sous 30 jours sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et a condamné l'État à verser 900 euros au requérant au titre des frais de justice.
Avocat : ROUVIER
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant ivoirien. Le juge a estimé que, malgré la possibilité de présenter une nouvelle demande après un premier rejet, les moyens soulevés par le requérant, tirés notamment de l'insuffisance de motivation et de la méconnaissance de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne créaient pas, en l'état, un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le juge ayant rejeté la requête comme manifestement mal fondée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ROUVIER
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en relevant l'absence de liens familiaux, de ressources stables et de circonstances humanitaires exceptionnelles au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : VIEILLEMARINGE
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant la demande de regroupement familial de M. A..., ressortissant algérien, au bénéfice de son épouse. La condition d'urgence a été reconnue en raison de l'état de santé de M. A... l'empêchant de voyager et de la séparation prolongée avec son épouse. Le tribunal a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : MAISONOBE - OLLIVIER
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du préfet de la Sarthe de délivrer une carte nationale d’identité et un passeport à son fils D... B.... Le préfet avait estimé que la reconnaissance de paternité de l’enfant, effectuée avant sa naissance, était frauduleuse et visait uniquement à lui transmettre la nationalité française. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la compétence du signataire était établie et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a également considéré que le refus n’était pas entaché d’erreur d’appréciation et ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale ou à l’intérêt supérieur de l’enfant, au regard des dispositions du code civil et des décrets n°55-1397 du 22 octobre 1955 et n°05-1726 du 30 décembre 2005.
Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD
Avocat : CABINET D'AVOCATS THOMAS RIVIERE
Avocat : SYLVIE TISSERAND-MICHEL-BRICE MICHEL-LEANDRO GIAGNOLINI-SARAH WEINRYB
Avocat : SYLVIE TISSERAND-MICHEL-BRICE MICHEL-LEANDRO GIAGNOLINI-SARAH WEINRYB
Avocat : SYLVIE TISSERAND-MICHEL-BRICE MICHEL-LEANDRO GIAGNOLINI-SARAH WEINRYB
Avocat : SYLVIE TISSERAND-MICHEL-BRICE MICHEL-LEANDRO GIAGNOLINI-SARAH WEINRYB
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C... visant à obtenir la révision de sa pension militaire d’invalidité. Le juge a estimé que les décisions contestées n’avaient pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en refusant d’agréger de nouvelles pathologies, notamment un syndrome de stress post-traumatique, au titre du service. La décision s’appuie sur les dispositions du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre.
Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA