2 874 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 874
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 867
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester la clôture de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Seine-Saint-Denis. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la requérante a été invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, sans y donner suite dans le délai imparti. Par ordonnance du 22 décembre 2025, le président de la 11e chambre a constaté le désistement d’office de la requête et en a donné acte.
Avocat : ANGLIVIEL
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la délivrance sous astreinte d'une carte de séjour ou d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire une intervention dans un délai de quarante-huit heures. En conséquence, la demande d'injonction a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre des frais de justice.
Avocat : RIVIERE
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante haïtienne bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un titre de séjour ou d'un récépissé l'autorisant à travailler. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les difficultés administratives et les obstacles à la scolarité ou au permis de conduire invoqués ne constituant pas une situation d'urgence justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Avocat : RIVIERE
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 27 novembre 2025 qui enjoignait au préfet de lui délivrer une attestation de demande d'asile. La requérante, mère de trois enfants en situation de vulnérabilité, soutenait que cette injonction n'avait pas été exécutée. Le tribunal a rejeté la demande, considérant que le préfet n'était pas tenu de délivrer l'attestation, car il s'agissait d'une deuxième demande de réexamen et que Mme A... ne disposait plus du droit au maintien sur le territoire français en application des articles L. 542-2 et L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : RIVIERE
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de police de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le préfet a finalement délivré à l’intéressée une carte de résident valable dix ans, ce qui a implicitement rapporté la décision contestée. Par une ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Les conclusions relatives aux frais d’instance ont été rejetées.
Avocat : ANGLIVIEL
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. C... et Mme B... contre les arrêtés du préfet de Meurthe-et-Moselle du 24 septembre 2025 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français, leur refusant un délai de départ volontaire et leur interdisant le retour pour 18 mois. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que des vices de motivation et d'examen. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA
Cette décision du Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de suspension de la décision du président du conseil départemental du Nord ayant mis fin au droit au revenu de solidarité active (RSA) de M. B..., ainsi que de la décision initiale de suspension et radiation. Le juge des référés a d'abord déclaré irrecevable la demande de suspension de la décision du 24 septembre 2024, car celle-ci était entièrement exécutée. En l'état de l'instruction, il a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision de rejet du recours préalable du 22 juillet 2025. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Avocat : OLIVIER
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’un certificat de résidence algérien présentée par Mme A..., ressortissante algérienne. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment au regard de l'accord franco-algérien et de son droit à une vie privée et familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision litigieuse ne modifiait pas la situation d'irrégularité de séjour préexistante de l'intéressée. L'ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : ROUVIER
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 27 mai 2025 par lequel le préfet de Vaucluse avait retiré la carte de séjour pluriannuelle de M. A..., ressortissant marocain, et lui avait fait obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a relevé que M. A..., entré en France à l'âge de huit ans, y résidait depuis près de vingt ans avec son père et sa fratrie, et justifiait d'une activité professionnelle régulière, tandis que ses condamnations pénales n'avaient pas donné lieu à une incarcération et qu'il collaborait pleinement avec son conseiller de probation.
Avocat : RIVIERE & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait qu’il soit enjoint au préfet de Vaucluse de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction ou un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par l’administration sur sa demande de renouvellement de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La condition d’utilité de la mesure n’étant pas remplie, la requête a été rejetée.
Avocat : RIVIERE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. C... et Mme B... contre les arrêtés du préfet de Meurthe-et-Moselle refusant leur titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire, refusant un délai de départ volontaire et prononçant une interdiction de retour de 18 mois. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions préfectorales étaient suffisamment motivées et proportionnées, et ne portaient pas une atteinte excessive à leur vie privée et familiale.
Avocat : SCP BOUVIER - JAQUET - ROYER - PEREIRA-BARBOSA
Avocat : RIVIERE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 3ème chambre, a rejeté la requête de la société C2M finances. La société contestait des suppléments d’impôt sur les sociétés et pénalités résultant de la réévaluation par l’administration fiscale du prix de cession de parts sociales, estimé sous-évalué et constitutif d’une libéralité. Le tribunal a jugé que l’administration avait correctement appliqué les articles 38 du code général des impôts et 38 quinquies de son annexe III en substituant la valeur vénale des parts à leur prix d’acquisition minoré. La solution retenue confirme le bien-fondé des rectifications opérées par l’administration.
Avocat : SELARL OLIVIER SIRIEZ
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par une demande d’asile visant à faire exécuter une précédente ordonnance enjoignant au préfet d’enregistrer sa demande. En défense, le préfet a justifié avoir fixé un nouveau rendez-vous pour procéder à cet enregistrement. La juge des référés a constaté que les conclusions de la requérante étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer. La décision applique les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Avocat : RIVIERE
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté d’expulsion du 20 octobre 2025 pris par le préfet de Vaucluse à l’encontre de M. B..., ressortissant congolais. Le juge a estimé que les moyens invoqués, tirés d’une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) et d’une erreur d’appréciation de la menace grave à l’ordre public (article L. 631-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers), n’étaient pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d’urgence n’a pas été examinée. En conséquence, les conclusions à fin d’injonction et celles relatives aux frais d’instance ont également été rejetées.
Avocat : RIVIERE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de Mme A..., ressortissante congolaise, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 1er août 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, estimant que le préfet avait porté une atteinte disproportionnée au droit de Mme A... au respect de sa vie privée et familiale, compte tenu de sa présence en France depuis 2015, de sa scolarisation et de son insertion professionnelle. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
Avocat : RIVIERE
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet de la Corrèze du 17 novembre 2025 l'assignent à résidence pour 45 jours. La requérante invoquait notamment le caractère disproportionné de la mesure et une violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, la contrainte de présentation l'empêchant d'emmener ses enfants à l'école. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la mesure d'assignation à résidence, fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était nécessaire, adaptée et proportionnée à l'objectif de garantir l'éloignement de l'intéressée. Il a estimé que les modalités de la mesure ne portaient pas une atteinte excessive à sa liberté d'aller et venir et que le moyen tiré de la violation de l'intérêt supérieur de l'enfant n'était pas fondé.
Avocat : AKAKPOVIE EKOUE DIDIER
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision du 28 février 2024 par laquelle le sous-directeur des visas a refusé de délivrer des visas de court séjour à un couple marocain souhaitant rendre visite à leur fils résidant en France. Le tribunal estime que l’administration a commis une erreur manifeste d’appréciation du risque de détournement de l’objet du visa, car les requérants justifiaient de garanties de retour suffisantes (pensions de retraite, précédents séjours sans incident, billets aller-retour). La décision s’appuie sur l’article 21 et l’annexe II du règlement (CE) n° 810/2009. Le tribunal enjoint au ministre de l’intérieur de délivrer les visas dans un délai de deux mois.
Avocat : SELARL R & P AVOCATS - OLIVIER RENARD
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de Mme A..., ressortissante togolaise, qui contestait le refus implicite de visa de court séjour opposé par le sous-directeur des visas. Le tribunal a appliqué l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête, estimant que les moyens soulevés étaient soit manifestement infondés (défaut de motivation), soit insuffisamment précis (défaut d’examen sérieux). La décision implicite s’étant substituée à la décision consulaire, le moyen tiré du défaut de motivation de cette dernière a été jugé inopérant.
Avocat : VIVIER
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., ressortissant turc, contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de Loir-et-Cher le 18 août 2025. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de sa présence de vingt ans en France. Le tribunal a jugé que la seule durée de présence, même avec des titres de séjour antérieurs, ne suffit pas à établir une vie privée et familiale protégée, et que M. C... n'a pas justifié de liens personnels ou familiaux suffisamment stables en France. La décision s'appuie sur les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : JANVIER-LUPART