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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

61 516 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

61 516

Décisions totales

383 581

Ordonnances

383 508

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : VOCATEffacer tout
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511416

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. E..., ressortissant albanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord le maintenant en rétention administrative pour l'examen de sa demande d'asile en procédure prioritaire. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée et émanait d'une autorité compétente, et que les conditions de notification étaient sans incidence sur sa légalité. Il a également écarté les moyens relatifs à un défaut d'examen particulier, à une erreur d'appréciation sur le caractère dilatoire de la demande d'asile et à l'incompatibilité des dispositions nationales avec le droit de l'Union européenne. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 754-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

23 décembre 2025• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2511854

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative par Mme C... et M. F..., acquéreurs évincés, contestant la délibération du 7 novembre 2025 par laquelle la commune de Le Doulieu a exercé son droit de préemption urbain. Le juge des référés a rejeté la requête comme irrecevable en ce qu'elle était dirigée contre le courrier du maire, acte non décisoire. Sur le fond, la condition d'urgence a été reconnue comme présumée s'agissant d'une décision de préemption. Cependant, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 210-1 et L. 213-2 du code de l'urbanisme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération attaquée.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : EDIFICES AVOCATS

23 décembre 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512089

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi en référé suspension par Mme A..., qui contestait le refus implicite du préfet du Nord de lui délivrer une carte de séjour temporaire mention « entrepreneur, profession libérale ». En cours d’instance, le préfet a accordé une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2029, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales. Le juge des référés a donné acte de ce désistement sur le fondement des articles L. 521-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 800 euros à Mme A. au titre des frais irrépétibles.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

23 décembre 2025
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503553

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a examiné la requête de M. B... contestant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, l'interdiction de retour de deux ans et l'assignation à résidence prises par le préfet des Pyrénées-Atlantiques. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une absence de perspective d'éloignement vers l'Algérie. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans le texte fourni, mais le préfet a conclu au rejet de la requête. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : SP AVOCATS

23 décembre 2025• URGENCES ETRANGERS
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2403337

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, contestant le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, jugeant que la demande de titre de séjour, présentée par courrier, était irrégulière car elle n'avait pas été effectuée par comparution personnelle en préfecture, comme l'exigent les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible d'être contestée devant le juge administratif.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

23 décembre 2025• 3ème chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510160

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par la société Hivory d’une demande de suspension de l’arrêté du maire d’Hartmannswiller du 16 octobre 2025 s’opposant à l’implantation d’une antenne relais. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative n’était pas remplie. Il a considéré que l’intérêt public lié à la couverture du territoire par les réseaux mobiles ne suffisait pas à caractériser une urgence, en l’absence de démonstration d’une carence de couverture ou d’une nécessité impérieuse pour l’opérateur. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code du patrimoine.

Avocat : SELARL MPPB AVOCATS

23 décembre 2025
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510682

Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé suspension de Mme A..., agent du centre hospitalier régional de Metz-Thionville, qui contestait sa révocation. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge a estimé qu’aucun des moyens invoqués (irrégularité de la procédure disciplinaire, atteinte aux droits de la défense, partialité, inexactitude matérielle des faits) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la sanction. La demande de suspension et les conclusions accessoires ont donc été rejetées sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.

Avocat : SELARL CHOFFEL AVOCAT

23 décembre 2025
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515151

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. B..., ressortissant tunisien, pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, compte tenu des vaines démarches de l'intéressé depuis juin 2023 et de sa situation de précarité, sans toutefois assortir l'injonction d'une astreinte ni ordonner l'enregistrement de la demande ou la délivrance d'un récépissé. La solution retenue s'appuie sur l'obligation pour l'administration de recevoir l'étranger dans un délai raisonnable, conformément aux principes généraux du droit, et sur l'absence de production d'observations en défense par la préfecture.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

23 décembre 2025
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515475

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, était saisi par M. B... d'une demande visant à obtenir l'exécution forcée d'une précédente ordonnance du 5 septembre 2025, laquelle enjoignait à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a finalement convoqué M. B... à un rendez-vous le 17 février 2026. Constatant que l'injonction avait ainsi été exécutée, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

23 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2328517

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du 20 octobre 2023 par lequel la maire de Paris avait infligé un blâme à M. A..., éboueur, pour non-respect des horaires de travail et manquement à l'obéissance hiérarchique. Le juge a estimé que les faits reprochés, notamment un retour anticipé de 25 minutes le 3 mai 2023 en raison d'une anomalie moteur non imputable à l'agent, ne constituaient pas une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire. La décision s'appuie sur les articles L. 121-10 et L. 530-1 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 94-415 du 24 mai 1994.

Avocat : CABINET EBC AVOCATS

23 décembre 2025• 2e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430052

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision de 53 118,60 euros présentée par le lycée Rodin contre la SAS Innovatis Prime, en liquidation judiciaire. Le lycée réclamait le remboursement d’avances versées pour des travaux de rénovation de cuisine non achevés. Le juge a estimé que l’obligation invoquée n’était pas sérieusement contestable, faute pour le demandeur d’avoir précisé le fondement juridique de sa créance. La requête a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

23 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505172

Le Tribunal Administratif de Paris annule l’arrêté du 23 février 2025 par lequel le préfet de police a obligé M. B..., ressortissant bangladais, à quitter le territoire français. Le tribunal retient que le préfet ne pouvait légalement fonder cette décision sur le 1° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, car M. B. bénéficiait encore du droit de se maintenir en France en tant que demandeur d’asile, en application des articles L. 541-1 et L. 542-2 du même code. La solution est fondée sur le défaut de base légale de la mesure d’éloignement.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

23 décembre 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508989

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 4 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B... s'étant maintenu en France au-delà de la validité de son visa de court séjour. Le refus d'accorder un délai de départ volontaire a été confirmé sur le fondement de l'article L. 612-2 du même code, en raison du risque de soustraction à la mesure d'éloignement.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

23 décembre 2025• 3e Section - 1re Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2402951

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme D... contre le permis de construire délivré par le maire de Saint-Malo à la SNC Batimalo pour huit logements. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence, estimant que la délégation de signature à l'adjoint était suffisamment précise. Elle a également jugé que les insuffisances alléguées du dossier de demande n'avaient pas faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet. Les autres moyens, tirés de la méconnaissance du règlement du PLU et des articles L. 113-2, L. 121-8 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, ont été rejetés comme non fondés.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS ANTIGONE

23 décembre 2025• 3ème Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508056

Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 24 novembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII avait refusé à M. A..., demandeur d'asile algérien, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision était entachée d’un vice de procédure, l’OFII n’ayant pas établi que l’entretien de vulnérabilité avait été mené par un agent qualifié, en méconnaissance de l’article L. 522-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours et de lui verser rétroactivement l’allocation pour demandeur d’asile à compter du dépôt de sa demande.

Avocat : CABINET DGR AVOCATS

23 décembre 2025• Eloignement urgent
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2508159

Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes concerne un référé-suspension introduit par l’hôpital privé des Côtes-d’Armor contre le refus implicite de l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Bretagne de l’autoriser à exercer l’activité de chirurgie oncologique complexe pour la pratique thérapeutique spécifique (PTS) de l’œsophage. Les requérants invoquent l’urgence, notamment la continuité des soins et la sécurité des patients sur le territoire, ainsi que des doutes sérieux sur la légalité de la décision, en raison de vices de procédure (absence de consultation régulière de la CSOS et du préfet) et d’une erreur de droit dans l’application du code de la santé publique. L’ARS de Bretagne conteste l’urgence en se fondant sur le non-respect des seuils d’activité minimale et sur l’existence d’autres établissements autorisés. Le tribunal statue sur la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative et examine la légalité de la décision au regard des articles L. 6122-2 et R. 6122-34 du code de la santé publique.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CORMIER BADIN

23 décembre 2025
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2107705

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par la société Viamedis, organisme gestionnaire du tiers payant pour des mutuelles, d’un recours en excès de pouvoir contre des titres de recettes émis par le centre hospitalier Métropole Savoie, recouvrés par voie de saisie administrative à tiers détenteur. La société contestait le bien-fondé de certains titres, notamment ceux relatifs à des transports d’urgence (SMUR) qu’elle estimait non remboursables par les mutuelles, ainsi que des doublons de paiement et des montants non conformes. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que le titre de recettes n° 2605895, relatif à une intervention SMUR antérieure au 1er mars 2021, était fondé sur les dispositions des articles L. 162-23-15 et D. 162-6 du code de la sécurité sociale, et que les autres moyens n’étaient pas établis. La demande de la société Viamedis a donc été rejetée, et celle-ci a été condamnée à verser 1 500 euros au centre hospitalier au titre des frais de justice.

Avocat : SCP SAILLET & BOZON AVOCATS ASSOCIES

23 décembre 2025• 5ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301254

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. D... contestant la décision du garde des Sceaux du 30 décembre 2022 prolongeant son placement à l’isolement. Le tribunal a écarté l’exception de désistement soulevée par le ministre, le requérant ayant confirmé le maintien de sa requête dans le délai imparti. Sur le fond, il a jugé que la décision avait été signée par une autorité compétente, que la procédure contradictoire avait été respectée, et que les moyens relatifs à l’avis médical et au rapport du directeur interrégional n’étaient pas fondés. La solution s’appuie notamment sur les articles R. 213-21 du code pénitentiaire et R. 57-7-64 du code de procédure pénale.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

23 décembre 2025• 6ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301565

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, était saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du directeur du centre pénitentiaire d’Aiton de lui communiquer la liste de son paquetage. En cours d’instance, l’administration a finalement transmis le document demandé au conseil du requérant. Le tribunal a donc constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, devenues sans objet. Il a rejeté la demande de frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

23 décembre 2025• Juge unique 7
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301599

Le Tribunal Administratif de Grenoble (6ème Chambre) a rejeté la requête de M. D..., détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de 30 jours de cellule disciplinaire. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure disciplinaire (absence de délégation, composition de la commission, droits de la défense) et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision de poursuite était régulièrement déléguée, que la composition de la commission de discipline était conforme au code pénitentiaire, et que les droits de la défense n'avaient pas été méconnus. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

23 décembre 2025• 6ème Chambre