29 692 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
29 692
Décisions totales
383 756
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Avocat : SELARL ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES
Avocat : CENTAURE AVOCATS
**Refus de communication de documents administratifs – Irrecevabilité pour défaut de saisine préalable de la CADA** Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de la SCI ARG comme manifestement irrecevable. La société demandait l'annulation du refus implicite du maire de Chanteloup-en-Brie de lui communiquer des dossiers d'urbanisme. Le juge rappelle que, en application des articles L. 342-1 et R. 343-1 du code des relations entre le public et l'administration, la saisine préalable de la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) est un préalable obligatoire à tout recours contentieux. La SCI ARG ayant saisi directement le tribunal sans avoir consulté la CADA après le refus implicite, sa demande est irrecevable.
Avocat : SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A pour contester le refus du maire de Maisons-Alfort de lui communiquer des documents. Après que la commune a présenté ses observations, le requérant a été invité à confirmer le maintien de sa requête, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. N’ayant pas répondu dans le délai imparti, il est réputé s’être désisté. L’ordonnance donne acte de ce désistement et rejette les conclusions de la commune au titre des frais de justice.
Avocat : GENESIS AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 5 novembre 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. A. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 en classant la demande avant l’expiration du délai de deux mois imparti au demandeur pour produire des pièces complémentaires. La solution retenue repose sur une question de droit déjà tranchée par un jugement antérieur du même tribunal, devenu irrévocable, ce qui a permis de statuer par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : ACTIS AVOCATS
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 6 novembre 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de Mme A. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, car le classement sans suite a été prononcé avant l’expiration du délai de deux mois imparti à la requérante pour produire des pièces complémentaires. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête relevant d’une série de questions déjà tranchées par un jugement antérieur du même tribunal.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant sri-lankais, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour ou de lui fixer un rendez-vous. Le juge a constaté que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur la demande, déposée via le téléservice ANEF le 15 août 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet le 14 décembre 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les mesures sollicitées ont été jugées manifestement dépourvues d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision implicite.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête en référé de M. D, ressortissant tunisien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge des référés rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement d'un titre de séjour, le requérant doit justifier de circonstances particulières caractérisant l'urgence. En l'espèce, M. D, célibataire et sans enfant, n'établissant ni la date ni les conditions de son entrée en France, ne démontre pas une telle urgence. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant cambodgien en situation irrégulière depuis 2022, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car le maintien en situation irrégulière de M. A ne résultait pas de la difficulté à obtenir un rendez-vous, mais de l’absence de titre de séjour valide, et qu’aucune circonstance particulière ne justifiait un traitement accéléré de sa demande. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres conditions de l’article L. 521-3.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant congolais, d'une demande d'injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet du Val-de-Marne ayant produit une attestation de décision favorable accordant le renouvellement du titre et autorisant l'intéressé à séjourner et circuler dans l'espace Schengen, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État, partie perdante, a été condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais exposés.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen. Le juge estime que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite est inopérant, faute pour le requérant d'avoir vainement sollicité la communication des motifs. Il écarte également le moyen du défaut d'examen particulier de la situation.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par une ressortissante tchadienne, Mme B, afin d'obtenir une injonction à l'encontre du préfet du Val-de-Marne pour la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante, qui avait déposé une demande de carte de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" via le téléservice, invoquait l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge des référés a rejeté la requête comme manifestement mal fondée, considérant que les dispositions invoquées ne s'appliquent qu'aux demandes déposées via le téléservice "ANEF", ce qui n'était pas le cas en l'espèce, la demande ayant été effectuée via un autre téléservice.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de prendre des mesures pour remédier aux difficultés d'accès au service public d'accueil des étrangers et de lui fixer un rendez-vous pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a estimé que les conclusions visant à ordonner des mesures d'organisation du service public étaient manifestement irrecevables, car elles ne relevaient pas du champ d'application de l'article L. 521-3. En outre, la demande de rendez-vous a été rejetée comme manifestement mal fondée, faute pour le requérant de justifier de démarches préalables auprès de l'administration.
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Versailles rejette la requête en référé suspension de Mme B, qui contestait le refus du préfet des Yvelines de renouveler son titre de séjour. La requérante, ancienne titulaire d’une carte "passeport talent – chercheur", sollicitait un changement de statut vers un titre "étudiant", ce qui ne relève pas d’un simple renouvellement et ne bénéficie donc pas de la présomption d’urgence. Le juge estime que l’urgence n’est pas établie, faute de démonstration d’une menace imminente sur son contrat de travail ou son cursus universitaire. En conséquence, la demande est rejetée sans examen des moyens de fond, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Contentieux de la passation d’un marché public de fourniture, installation et entretien de mobilier urbain pour vélos (lot n°2) attribué par la Communauté d’Agglomération Provence Verte. Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative, donne acte du désistement pur et simple de la société requérante La Ruche à Vélos. Aucune audience publique n’est requise pour constater ce désistement en application de l’article R. 222-1 du même code. Les conclusions de la collectivité au titre des frais de justice sont rejetées.
Avocat : ITEM AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A C pour contester une décision du ministre de l'intérieur du 1er août 2024 retirant des points de son permis de conduire et prononçant son invalidation. En cours d'instance, le ministre a retiré cette décision et le relevé d'information intégral a confirmé que le permis du requérant disposait désormais de 4 points. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions de M. C au titre des frais de justice ont été rejetées.
Avocat : SELAS AGIS AVOCATS
Contentieux contractuel – Désistement – Tribunal Administratif de Lyon – Ordonnance du 18 mars 2025. La société Arban a saisi le tribunal pour obtenir la fixation du décompte de liquidation d’un marché public et le paiement de 64 866,64 euros TTC. Elle s’est désistée de sa requête par un mémoire du 18 mars 2025. Le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A contestant les arrêtés du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trente-six mois. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de l'insuffisance de motivation et de l'incompétence de l'auteur, étaient manifestement infondés au regard des articles L. 613-1 et suivants du CESEDA. Le moyen d'erreur manifeste d'appréciation a été écarté faute de précisions suffisantes. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Avocat : CABINET GARCIA AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par Mme B C pour contester un refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile. Toutefois, la Cour d'appel de Paris ayant rejeté la demande de prolongation du maintien en zone d'attente, la requérante a pu entrer sur le territoire, rendant sans objet son recours en annulation. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur les conclusions principales. Les conclusions accessoires, notamment la demande de frais de justice, ont été rejetées.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SELARL)