41 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
41
Décisions totales
383 581
Ordonnances
287 564
Avec résumé IA
Avocat : WAK-HANNA
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'office du requérant dans son recours contre le refus implicite de délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le requérant, invité à confirmer le maintien de sa demande, n'ayant pas répondu dans le délai imparti, est réputé s'être désisté en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La procédure est ainsi close sans examen du fond de l'affaire.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait la délivrance en urgence d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car la requérante disposait déjà d’une autorisation de travail valide délivrée le 12 juin 2025, indépendamment de la mention restrictive figurant sur son titre de séjour provisoire. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d’urgence justifiant l’intervention du juge des référés dans un délai de quarante-huit heures.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, rendue en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B... visant à obtenir une injonction pour que le préfet du Val-de-Marne lui fixe un rendez-vous afin de déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge rappelle qu’aucun texte ne fixe de délai pour recevoir un étranger, mais que l’administration doit le faire dans un délai raisonnable, notamment via un système de rendez-vous. Il précise que pour obtenir une injonction, le requérant doit démontrer qu’il n’a pu obtenir de rendez-vous malgré plusieurs relances espacées dans le temps. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que les articles L. 431-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. La juridiction constate qu’une décision expresse de refus de titre de séjour assortie d’une obligation de quitter le territoire a été prise par le préfet de l’Oise le 5 novembre 2024, se substituant à la décision implicite initialement contestée. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et accessoires, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont également rejetées.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de rejet de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Par un jugement du 10 avril 2025, le préfet de l’Oise a pris une décision expresse de refus de titre de séjour assortie d’une obligation de quitter le territoire, se substituant à la décision implicite contestée. En conséquence, le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont perdu leur objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont également rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait au juge d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour l'autorisant à travailler et à circuler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de l'impact immédiat de la situation sur sa vie personnelle ou professionnelle, malgré son ancienneté dans l'irrégularité. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un duplicata de son certificat de résidence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison du délai de plus de deux ans entre la décision favorable de 2022 et les premières démarches de relance en 2025, et de l'absence de preuve des conséquences concrètes alléguées sur sa situation personnelle et professionnelle. La demande a été rejetée, y compris celle relative aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse B. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé, en raison du silence gardé sur sa demande de renouvellement. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet était née le 5 septembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée faisant obstacle à l'exécution de cette décision administrative, la condition prévue à l'article L. 521-3 n'était pas remplie, justifiant le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par Mme A B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Loire-Atlantique refusant le renouvellement de son titre de séjour. Par un mémoire du 10 juin 2025, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 juin 2025. Aucune autre mesure n’a été prononcée.