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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

2 979 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

2 979

Décisions totales

383 581

Ordonnances

302 407

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionAvocat : YEEffacer tout
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2404120

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait le refus implicite de titre de séjour, substitué par un arrêté préfectoral du 2 juillet 2025. Le tribunal a jugé que les dispositions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatives aux métiers en tension, ne sont pas applicables aux ressortissants tunisiens, dont la situation est régie de manière intégrale par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Avocat : N DIAYE CATHERINE

9 octobre 2025• 3ème chambre
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502978

Cette décision du Tribunal Administratif de Caen concerne un référé-suspension introduit par un éleveur contre un arrêté préfectoral du Calvados imposant l’abattage total de son cheptel bovin en raison d’une infection tuberculeuse. Le requérant invoque l’urgence et plusieurs moyens de légalité, notamment l’erreur de droit et de fait, le défaut de motivation, la méconnaissance du contradictoire et le caractère disproportionné de la mesure. Le tribunal examine si ces moyens sont propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le litige porte sur l’interprétation de l’article 22 de l’arrêté ministériel du 8 octobre 2021, qui pose le principe de l’abattage total, et sur la possibilité d’y déroger par un abattage sélectif sous conditions de biosécurité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL BAUGAS-CRAYE

9 octobre 2025
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2403822

Le Tribunal administratif de Toulouse a annulé le refus du préfet de la Haute-Garonne de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A..., ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant la présence de l'intéressé comme une menace pour l'ordre public, les faits de violences conjugales invoqués étant anciens, isolés et datant de 2019. La décision a été annulée sur le fondement de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de deux mois.

Avocat : GUEYE

9 octobre 2025• 4ème Chambre
CAA75Décision• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA02515

Avocat : SCP MEIER-BOURDEAU LECUYER & ASSOCIES

9 octobre 2025• 1ère chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2506832

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de l'Isère le 11 juin 2025. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que les arguments relatifs au regroupement familial étaient inopérants, faute pour le requérant d'établir le dépôt d'une telle demande. La décision s'appuie notamment sur l'accord franco-algérien, la convention européenne des droits de l'homme et la convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : DIEYE

9 octobre 2025• 4ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503488

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 18 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. A..., ressortissant italien, à quitter sans délai le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les articles L. 251-1 et L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. A... justifiait d'un droit au séjour en tant que travailleur salarié. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de restituer son passeport à l'intéressé et a condamné l'État à lui verser 1 100 euros au titre des frais de justice.

Avocat : NDIAYE

8 octobre 2025• 8ème chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2517009

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ressortissant indien. Le juge a retenu que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour, sans que le préfet n'apporte de circonstance particulière pour y faire échec. Il a également estimé qu'en l'état de l'instruction, les moyens tirés du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : GUEYE

8 octobre 2025
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-23VE02035

Avocat : SCP LE METAYER & ASSOCIES

8 octobre 2025• 4ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2500822

Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 30 janvier 2025 par lequel le préfet de l'Ariège obligeait M. B..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et prononçait une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que la décision d'éloignement méconnaissait l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car le préfet n'avait pas établi formellement le caractère frauduleux du visa italien présenté par l'intéressé, seul un doute subsistant. En conséquence, l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français a privé de base légale les décisions subséquentes.

Avocat : GUEYE

8 octobre 2025• 7ème Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400132

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SCI Dufak d’une demande de réduction de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) pour 2023, contestant le classement de son local commercial en catégorie MAG 3 (« magasins appartenant à un ensemble commercial »). Le tribunal a fait droit à la requête, estimant que le local, bien que jouxtant d’autres commerces et partageant un parking, ne constituait pas un ensemble commercial organisé au sens de l’article 310 Q de l’annexe II au code général des impôts, faute de galerie marchande ou de services communs. La solution retenue est le reclassement en catégorie MAG 1, justifiant une réduction de la cotisation, avec intérêts moratoires et frais de justice.

Avocat : ALIBHAYE HANNA

7 octobre 2025• R222-13 (JU 1)
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401142

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... contestant le refus du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer une autorisation préalable d'accès à une formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision, celle-ci bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Sur le fond, il a jugé que le CNAPS pouvait légalement se fonder, en application des articles L. 612-20 et L. 612-22 du code de la sécurité intérieure, sur les mentions du fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ) faisant état d'une condamnation pénale pour agression sexuelle, sans commettre d'erreur de fait ou de droit. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes de M. A..., y compris ses conclusions à fin d'injonction.

Avocat : BEYER

7 octobre 2025• 6ème chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400130

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi par la SCI Youcha d’une demande de réduction de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour un local commercial situé à Saint-Pierre. La société contestait le classement de son local dans la catégorie MAG 3 (« magasins appartenant à un ensemble commercial »), estimant qu’il relevait de la catégorie MAG 1. Le tribunal a fait droit à sa demande, jugeant que le local, bien que jouxtant d’autres commerces et disposant d’un parking commun, ne présentait pas les caractéristiques d’un ensemble commercial organisé et concerté, faute de galerie marchande, de services communs ou de gestion collective. La solution retenue est fondée sur les articles 1498 du code général des impôts et 310 Q de son annexe II.

Avocat : ALIBHAYE HANNA

7 octobre 2025• R222-13 (JU 1)
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2300594

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a condamné le centre hospitalier universitaire de la Guadeloupe à indemniser les trois enfants de M. H... E... pour leur préjudice d’affection suite au décès de leur père, survenu lors de sa prise en charge en juillet 2011. La responsabilité de l’établissement a été engagée pour faute dans l’organisation et le fonctionnement du service, le patient ayant été oublié pendant plus de 21 heures, ce qui a conduit à son décès. Cette faute a été reconnue par un jugement correctionnel et un précédent jugement administratif définitif. Le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L.1142-1 du code de la santé publique pour retenir la responsabilité, et a accordé une indemnisation de 6 000 euros à chaque requérant, soit 18 000 euros au total, en raison d’une perte de chance de 30% d’éviter le décès.

Avocat : SELASU JEAN-YVES BELAYE

7 octobre 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2307098

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 7 juin 2023 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le refus de titre était justifié, car l'acte de naissance présenté par le requérant était falsifié, en application des articles R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil. Les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : NDIAYE

7 octobre 2025• 6ème chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2403910

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme A... B... qui sollicitait une expertise médicale après un accident de la circulation impliquant un véhicule de la police nationale. Le juge des référés a estimé que cette demande, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, relevait de la compétence exclusive des tribunaux judiciaires en application de la loi du 31 décembre 1957. En conséquence, la mesure d’expertise n’a pas été ordonnée et les conclusions accessoires ont été rejetées.

Avocat : BOYE-NICOLAS

7 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2501740

Le Tribunal administratif de Montreuil rejette la requête de M. C... contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée et que le requérant ne démontre pas contribuer effectivement à l'éducation de son enfant français, condition nécessaire à l'obtention d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il écarte également la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, faute d'atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant.

Avocat : NDIAYE

6 octobre 2025• 3ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403448

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour à M. C... E... A..., en qualité d’enfant de réfugiée. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre de l’intérieur, faute de preuve de la délivrance effective du visa. Sur le fond, il a annulé la décision attaquée au motif que l’identité et le lien de filiation de l’enfant avec sa mère, Mme D..., réfugiée, étaient établis par les pièces produites, conformément aux articles L. 561-5 et L. 561-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : NDIAYE

6 octobre 2025• 10ème chambre
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2403774

Le Tribunal Administratif de Nice a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. C... contre la décision de la commission de médiation du droit au logement opposable des Alpes-Maritimes du 7 mai 2024, qui rejetait sa demande de logement prioritaire et urgente. Le requérant invoquait une erreur de droit, une erreur manifeste d’appréciation et un défaut de motivation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a appliqué les dispositions du code de la construction et de l’habitation, notamment les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1.

Avocat : ABDOULAYE MOUSSA ABDOUL WAHAB

6 octobre 2025• Magistrat Mme POUGET
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2403447

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, née le 6 janvier 2024, rejetant la demande de visa de long séjour de M. H... E... D... A... en qualité d’enfant de réfugiée. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le ministre de l’intérieur, faute pour ce dernier de justifier de la délivrance effective du visa. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée au motif que l’acte de naissance et les documents relatifs à l’autorité parentale produits par la requérante établissaient l’identité et le lien de filiation de l’enfant avec sa mère réfugiée, conformément à l’article L. 561-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : NDIAYE

6 octobre 2025• 10ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2509772

Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête en référé suspension de Mme B... épouse C..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. La préfète de l'Isère n'a pas démontré l'existence d'un non-lieu à statuer, la simple convocation de la requérante pour déposer une nouvelle demande ne faisant pas obstacle à la décision implicite de rejet. Sur le fond, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Par conséquent, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.

Avocat : DIEYE

6 octobre 2025