Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500036

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'annulation d'une décision de la caisse d'allocations familiales de la Loire lui accordant seulement une remise partielle d'un trop-perçu de prime d'activité. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation du requérant, bien que de bonne foi, ne présentait pas un degré de précarité justifiant une remise totale de la dette au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La juridiction a rappelé que le requérant pouvait solliciter un remboursement échelonné de la somme restante.

2 avril 2026JU Chambre Sociale
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2500057

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'une dette de prime d'activité et l'octroi de cette remise. Le juge a estimé que la requérante, qui n'a pas produit de justificatifs actualisés de sa situation, ne démontrait pas une précarité justifiant la remise de sa créance, d'autant qu'un remboursement échelonné était possible. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui régit la récupération et la remise des indus de prime d'activité.

2 avril 2026JU Chambre Sociale
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509701

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant vénézuélien visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que la mesure d'éloignement, prise après le rejet définitif de sa demande d'asile, ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 611-1.

Avocat : SCP COUDERC ZOUINE

2 avril 20263ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509702

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 rejetant la demande de titre de séjour d'un ressortissant algérien pour raison médicale. Le juge a estimé que le préfet s'était mépris sur l'appréciation de la gravité de l'état de santé du requérant, au regard des stipulations de l'article 6 (7°) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par voie de conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de renvoi ont également été annulées.

Avocat : LAWSON BODY

2 avril 20263ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510485

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était signé par un secrétaire général dûment habilité et qu'il était suffisamment motivé au regard de la situation de la requérante, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 611-1) et considère que les exigences des conventions protectrices des droits de l'homme et de l'enfant ont été respectées.

Avocat : DACHARY

2 avril 20263ème chambre
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602258

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur deux requêtes en excès de pouvoir concernant un demandeur d'asile. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil, considérant que cette décision était justifiée par le réexamen de la demande d'asile au titre de l'article L. 551-15 du CESEDA. Il a également rejeté la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral ordonnant la remise aux autorités espagnoles, estimant que les conditions du règlement Dublin (UE n°604/2013) étaient remplies et qu'aucune dérogation n'était applicable. Les demandes d'injonction et d'astreinte ont été écartées.

Avocat : CUCHE

2 avril 2026ELOIGNEMENT
TA69DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603138

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous à une ressortissante algérienne pour déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des délais anormaux pour obtenir un rendez-vous malgré des démarches initiées en mai 2023. La juridiction a également condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du même code, tout en rejetant la demande d'astreinte et celle visant à enjoindre la délivrance immédiate d'un récépissé.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

2 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2312358

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent public demandant l'annulation du refus de sa nomination à un poste d'expert juridique. Le tribunal a jugé que cette décision de rejet constituait une simple mesure d'ordre intérieur, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux perspectives de carrière de l'agent. Par conséquent, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable.

2 avril 20265e Section - 1re Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2313750

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un gardien de la paix contestant son placement en disponibilité d'office pour raison de santé. La juridiction a jugé la requête irrecevable car elle ne contenait aucun exposé de moyens, et ce défaut n'a pas été régularisé dans les délais. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative relatives aux conditions de saisine.

Avocat : HERREN

2 avril 20265e Section - 1re Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326202

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation d'un arrêté ministériel portant tableau d'avancement à l'échelon spécial du grade de pharmacien général de santé publique. Le tribunal a annulé l'arrêté du 18 septembre 2023, considérant que l'administration avait méconnu les conditions posées par l'article 15 du décret n° 92-1432 du 30 décembre 1992, en y inscrivant des agents ne remplissant pas les critères statutaires requis pour cet avancement. Par voie de conséquence, les décisions individuelles de nomination prises sur le fondement de ce tableau sont également illégales.

2 avril 20265e Section - 1re Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406047

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus de titre de séjour opposé à une ressortissante ivoirienne. La juridiction a retenu deux vices : un vice de procédure, car le préfet n'a pas soumis la demande au titre d'une résidence habituelle de plus de dix ans à la commission du titre de séjour comme l'exige l'article L. 435-1 du CESEDA, et un défaut d'examen, le préfet n'ayant pas statué sur la demande fondée sur l'article L. 423-23 du même code. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : DAVID

2 avril 20265e Section - 1re Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511088

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler les décisions de suspension et de fin de droits au RSA et à l'ALS, ainsi que la notification d'un indu. Le tribunal a jugé que les procédures de contrôle menées par la CAF de Paris et la Ville de Paris étaient régulières, notamment au regard des articles L. 114-19 et L. 114-21 du code de la sécurité sociale, et que le requérant ne démontrait pas que les conditions légales d'attribution des prestations étaient remplies. Les demandes de rétablissement des droits, de versements rétroactifs et de condamnation aux dépens ont donc été écartées.

Avocat : CABINET DBKM AVOCATS (SELARL)

2 avril 20266e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515543

**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de remise gracieuse d'un indu de RSA et contestation du montant de la dette. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A..., confirmant la décision de la Ville de Paris. Il estime que les ressources non déclarées (virements, dépôts d'espèces et intérêts) constituent bien des revenus pris en compte pour le calcul du RSA, et que l'allocataire n'apporte pas la preuve de sa bonne foi ou d'une situation de précarité justifiant la remise gracieuse. **Textes appliqués** : Articles L. 262-2, R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles (définition du RSA, composition des ressources et obligation de déclaration).

2 avril 20266e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515985

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a écarté tous les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'incompétence, le droit d'être entendu, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance de la circulaire du 5 février 2024 et les dispositions de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, confirmant la légalité de la procédure et du refus d'admission exceptionnelle au séjour.

Avocat : HERRIOT

2 avril 20265e Section - 1re Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524105

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral rejetant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire, sa motivation suffisante et l'examen particulier de la situation du requérant. Les moyens tirés du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) n'ont pas été retenus.

Avocat : TOMASI

2 avril 20265e Section - 1re Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525597

**Sujet principal** : La requérante, une ressortissante salvadorienne, demande l'annulation du rejet implicite de sa demande de titre de séjour et l'injonction au préfet de police de lui délivrer un titre. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (6e Section - 3e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la requête dirigée contre un rejet implicite est irrecevable, car un refus exprès (un arrêté du 25 mars 2025) avait déjà été notifié. Le tribunal considère que les moyens au fond, invoquant notamment les articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, ne sont pas de nature à justifier la délivrance d'un titre. **Textes appliqués** : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 435-4, ainsi que le code de justice administrative.

Avocat : PAPINOT

2 avril 20266e Section - 3e Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2526806

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral de rejet de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en le prenant, au regard de l'insertion professionnelle récente et peu qualifiée du requérant. La situation des ressortissants algériens étant régie exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, le préfet disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité d'une régularisation.

Avocat : TOMASI

2 avril 20265e Section - 1re Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605928

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile afghan vers l'Italie. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que le préfet n'avait pas vérifié, comme l'exige l'article 3-2 du règlement Dublin III (UE n° 604/2013), l'absence de défaillances systémiques en Italie pouvant exposer le requérant à un traitement inhumain ou dégradant. Il a également prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle.

Avocat : MERZAPOR

2 avril 20268e Section - MESD
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607456

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de suspension en référé d'un licenciement sans préavis ni indemnités prononcé par Sorbonne Université à l'encontre d'une agent contractuelle. Le juge a estimé que la requérante n'établissait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré l'allégation d'une perte de traitement et d'une dégradation de sa santé. La décision s'appuie sur le code de justice administrative et le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 relatif aux agents contractuels de l'État.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

2 avril 2026
TA76DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505197

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure respectait le droit à être entendu et que les conditions légales de l'éloignement étaient remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : MARY-INQUIMBERT

2 avril 20262 ème Chambre