Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608833
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l’aide juridictionnelle en application de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Il a pris acte de son désistement concernant sa demande de modification d’une ordonnance de référé antérieure. Enfin, il a mis à la charge de l’État une somme de 800 euros au titre des frais exposés pour le litige, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle et de la renonciation de l’avocate à la part contributive de l’État, en application de l’article 37 de la même loi et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BECHIEAU
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502695
**Sujet principal** : Demande d'expertise médicale dans le cadre d'un litige relatif à la prise en charge chirurgicale d'une patiente. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (statuant en référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande de la requérante et ordonne une expertise. Il rejette en revanche les demandes des parties défenderesses visant à faire acter des réserves et à imposer la production d'un pré-rapport par l'expert. **Textes appliqués** : L'ordonnance est principalement fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'expertise. La décision sur les dépens se réfère aux articles R. 621-13, R. 621-11 et R. 761-4 du même code.
Avocat : GARRAUD-OGEL-LARIBI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505175
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi de deux recours pour excès de pouvoir contre des arrêtés préfectoraux refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La juridiction a ainsi confirmé la légalité des décisions contestées.
Avocat : SEYREK
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2303464
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un détenu demandant l'annulation d'une décision ministérielle prolongeant son placement à l'isolement. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande d'extraction pour l'audience, relevant que cette compétence appartient au préfet en vertu de l'article D. 215-27 du code pénitentiaire. Il a également considéré que le requérant, n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après le rejet d'un référé-suspension, était réputé s'être désisté d'office, conformément à l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401470
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 22 février 2024 retirant un permis de construire tacite. Le juge a retenu que le retrait, intervenu pour des motifs d'illégalité (terrain hors partie urbanisée et risque d'inondation), était tardif. Il a été notifié après l'expiration du délai impératif de trois mois prévu par l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, rendant l'acte illégal.
Avocat : BARON COSSE ANDRE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400156
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes d'un détenu visant à annuler une suspension d'affectation et une sanction disciplinaire. La juridiction a jugé que la suspension était une mesure de police motivée par des impératifs de sécurité, et que la procédure disciplinaire, malgré une erreur de référence légale, était régulière en substance. Les décisions ont été prises sur le fondement du code pénitentiaire et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : AIT-TALEB
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506280
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale pour évaluer les préjudices d'un agent victime d'un accident de service. La juridiction a fait droit à la demande du requérant en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant la mesure utile pour un futur litige indemnitaire. Elle a en revanche rejeté les conclusions relatives à la prise en charge immédiate des frais d'expertise et des frais d'instance.
Avocat : LANGUIL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2506104
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'expertise visant à évaluer les préjudices liés à deux accidents de service. Le tribunal a ordonné une expertise uniquement pour l'accident du 15 décembre 2016, reconnu imputable au service, en application de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. En revanche, il a rejeté la demande concernant l'accident du 13 juin 2024, faute d'éléments établissant sa réalité, ainsi que les conclusions relatives à la prise en charge des frais d'expertise et d'instance.
Avocat : LANGUIL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602444
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une ressortissante brésilienne visant à enjoindre au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour. La juridiction constate qu'un rejet implicite de la demande est né du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. Dès lors, une mesure d'injonction sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est plus utile, la requérante devant désormais contester cette décision implicite de rejet.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604457
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté de transfert vers l'Italie au titre du règlement Dublin III. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise était compétent pour signer l'arrêté et que les conditions procédurales du règlement (UE) n°604/2013 étaient respectées. La juridiction a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : PIEROT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604503
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet du Val-d'Oise assignant à résidence M. B..., un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé que la mesure était illégale car elle fixait le périmètre de résidence dans un département (le Val-d'Oise) où l'intéressé ne résidait pas, méconnaissant ainsi les dispositions de l'article R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette erreur rendait la mesure disproportionnée au regard de la vie familiale effective de M. B..., qui résidait en Seine-Saint-Denis avec sa compagne française et leur enfant mineur.
Avocat : BARDECHE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604714
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "Etrangers urgents", a rejeté la requête en annulation d'un arrêté de transfert "Dublin" vers l'Autriche. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et a prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Avocat : PIEROT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604815
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le requérant, un réfugié afghan, n'avait pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, malgré l'allégation d'une rupture de vie familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives au regroupement familial.
Avocat : HUBERT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604854
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête en référé-suspension d'un ressortissant bangladais, réfugié, visant le refus implicite de sa demande de carte de résident. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en l'absence de preuve d'une demande de motivation adressée à l'administration, et que l'urgence n'était pas caractérisée en l'état de l'instruction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-1 du code de justice administrative.
Avocat : EL AMINE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606295
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de la requérante. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 créait un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ZEKRI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606258
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'arrêté préfectoral rejetant son renouvellement de titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a jugé la demande irrecevable car elle n'était pas accompagnée d'une copie de la requête principale en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, aucune mesure de suspension n'a été ordonnée.
Avocat : HOUAM - PIRBAY
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606273
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. A... Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 426-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : COQUILLON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606985
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'un rejet implicite de renouvellement de titre de séjour, suivie d'un désistement de la requérante. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). Solution retenue : Le juge donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant ainsi fin à la procédure. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension).
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2408667
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a accordé une provision à un demandeur reconnu prioritaire au titre du droit au logement opposable (DALO) mais non relogé. Le juge a estimé que l'obligation de l'État de réparer le préjudice lié à cette carence n'était pas sérieusement contestable, justifiant l'octroi d'une provision. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et R. 541-1 du code de justice administrative.
Avocat : DA COSTA CRUZ
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2304260
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de contribuables demandant l'annulation d'un refus de réduction d'impôt Pinel et l'injonction à l'État de leur accorder cette réduction. Le tribunal a jugé irrecevable leur recours, faute d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 80 CB du Livre des Procédures Fiscales. La décision s'appuie sur les dispositions du Code Général des Impôts et du Livre des Procédures Fiscales.