Jurisprudence administrative
370 044 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
370 044
Décisions totales
384 929
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504214
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision lui interdisant de se présenter au baccalauréat professionnel 2026 pour des faits survenus lors d'une épreuve. La juridiction a jugé la sanction (annulation des résultats et interdiction de repasser l'examen l'année suivante) proportionnée au comportement de la candidate, qui constituait une tentative de fraude. Elle a appliqué les dispositions de l'article D. 811-174 du code rural et de la pêche maritime ainsi que l'instruction technique DGER/SDPFE/2025-242 du 9 avril 2025.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504527
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler plusieurs décisions de retrait de points sur son permis de conduire et l'invalidation subséquente de celui-ci. Le juge a estimé que l'administration avait apporté la preuve, notamment par le paiement des amendes forfaitaires, que le requérant avait bien reçu les avis de contravention l'informant des infractions et des conséquences sur son permis, comme l'exigent les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Les moyens soulevés, fondés sur un défaut d'information préalable, ont donc été écartés.
Avocat : CABINET DE CAUMONT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504882
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral lui interdisant de conduire en France pour huit mois suite à un refus de se soumettre à un contrôle d'alcoolémie. La juridiction a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que, compte tenu de l'urgence liée au danger grave et immédiat pour la sécurité routière, le préfet pouvait légalement se dispenser d'une procédure contradictoire préalable. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de la route.
Avocat : COHEN FRANCK
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600632
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. E... B... et de Mme F... B... visant à annuler des arrêtés préfectoraux de remise aux autorités autrichiennes (procédure Dublin) et d'assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du règlement Dublin (n°604/2013) et de l'article L. 572-1 du CESEDA, ainsi que la violation des droits fondamentaux, n'étaient pas fondés. La légalité des mesures de contrainte (assignation à résidence) a été confirmée, étant considérées comme une conséquence légale de la décision de transfert.
Avocat : DSC AVOCATS TA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600672
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. E... visant à annuler son arrêté de remise aux autorités italiennes (Dublin III) et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté de transfert était légalement motivé et que les conditions de l'entretien, contestées par le requérant, étaient satisfaites. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III (n°604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DIAZ
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602083
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, un apprenti étranger, ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment au regard des conditions strictes de l'article L. 423-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La juridiction a également considéré que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré les conséquences alléguées sur la formation professionnelle du requérant.
Avocat : FRANCOS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602098
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande du préfet de la Haute-Garonne d'expulser en référé une personne d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge a estimé que la condition d'urgence légale n'était pas remplie, compte tenu de la situation médicale et psychologique grave de l'intéressée et de son droit à un hébergement d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (article L. 521-3) et du code de l'action sociale et des familles (article L. 345-2-2).
Avocat : DURAND
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602151
Le Tribunal Administratif de Toulouse statue sur une demande de référé-suspension et d'injonction formulée par l'OIP-SF, qui sollicitait la communication de documents attestant de l'exécution d'une précédente ordonnance du juge des référés visant à améliorer les conditions de détention. Le juge constate que l'administration a, en cours d'instance, communiqué les documents disponibles, ce qui prive la demande de son objet principal. Par conséquent, il se prononce sur le non-lieu à statuer concernant les demandes de suspension et d'injonction, tout en réservant l'examen d'une demande de frais irrépétibles.
Avocat : BACHELET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602202
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en référé-suspension visant l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'urgence, faute de justifier d'une insertion professionnelle effective ou d'une perspective d'emploi immédiate, et n'établissait pas de doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée. La décision s'appuie sur les conditions des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BOUIX
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602736
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté préfectoral du 29 mars 2026 ordonnant la reconduite à la frontière de M. A..., un ressortissant algérien. La juridiction a estimé que le préfet du Gers avait méconnu les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à une vérification complète du droit au séjour. En effet, l'administration n'a pas tenu compte de l'annulation, par le tribunal administratif de Pau, du rejet d'une précédente demande de titre de séjour fondée sur la qualité de parent d'un enfant français, ce qui nécessitait un nouvel examen de sa situation.
Avocat : CHAMBARET
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602187
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment en écartant le moyen d'incompétence du signataire et en estimant que les conditions légales de l'assignation à résidence étaient remplies. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 730-1, L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LANDETE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401887
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de FranceAgriMer de lui accorder un nouveau contrat de distillation de crise pour des vins VSIG. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente en vertu d'une délégation régulière et qu'elle était suffisamment motivée, répondant aux exigences du code des relations entre le public et l'administration. La solution s'appuie notamment sur les articles D. 621-27 du code rural et L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2404411
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de l'Agence de Services et de Paiement (ASP) de lui octroyer le bonus écologique pour un véhicule électrique d'occasion. Le tribunal a jugé le recours irrecevable car il était tardif, ayant été introduit le 30 juillet 2024 alors que le requérant avait été informé du rejet de son recours gracieux avant le 23 mai 2024, dépassant ainsi le délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. La solution se fonde sur le non-respect des délais de recours, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'affaire concernant l'application des dispositions transitoires du décret du 12 février 2024.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407076
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus d'admission exceptionnelle au séjour d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 22 avril 2025, considérant que le préfet de l'Aude avait méconnu les dispositions de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en rejetant la demande au seul motif de l'absence d'attestation de non-dissolution du PACS sans examiner l'intensité de la vie privée du requérant. Il a également annulé la mesure d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) qui en découlait.
Avocat : ROSE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407363
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son admission au séjour. Le tribunal a jugé que le préfet avait suffisamment motivé sa décision et procédé à l'examen particulier requis, en relevant notamment la présence de l'épouse et des enfants du requérant en France. La juridiction a estimé que le refus de titre de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH et l'article L. 423-23 du CESEDA.
Avocat : BADJI-OUALI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2407384
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante marocaine, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour pour raisons médicales. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté contesté était compétent en vertu d'une délégation de signature régulière. Il a également estimé que l'avis défavorable du collège de médecins de l'OFII, concluant que l'intéressée pouvait bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, justifiait légalement le refus, sans erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500903
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de titre de séjour et l'arrêté d'éloignement. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que l'intéressée ne justifiait pas d'une présence ininterrompue de dix ans en France, condition nécessaire pour bénéficier d'une régularisation au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le tribunal a également jugé que les décisions contestées ne méconnaissaient pas les droits au respect de la vie privée et familiale garantis par l'article 8 de la CEDH, ni l'intérêt supérieur de l'enfant.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505242
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant malien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était légal, car l'intéressé, bien qu'inscrit dans un master, ne justifiait pas de moyens d'existence suffisants comme l'exige l'article 9 de l'accord franco-malien du 26 septembre 1994, qui régit spécifiquement le séjour des étudiants maliens. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'auteur de l'arrêté ou à une atteinte disproportionnée à la vie privée, ont également été écartés.
Avocat : BAUTES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505243
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un ressortissant tunisien demandant l'annulation du refus de son titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le préfet de l'Aude n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, au motif que le requérant ne justifiait pas d'une attestation de non-dissolution de son PACS. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'accord franco-tunisien.
Avocat : ROSE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505246
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent et que les décisions n'étaient pas entachées d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des textes applicables, notamment le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'injonction et de condamnation aux dépens a également été rejetée.
Avocat : BAUTES