Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600803
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a ordonné au préfet du Var de loger Mme A... avant le 1er juillet 2026, constatant que l'État n'avait pas satisfait à son obligation de résultat malgré une décision de la commission de médiation la reconnaissant comme prioritaire et devant être logée d'urgence. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 200 euros par mois de retard, versée à un fonds national, en application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a également enjoint au préfet de lui communiquer tous les éléments sur l'exécution de cette décision.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400706
Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la demande d'un apiculteur visant à obtenir le remboursement d'un crédit de TVA lié à l'achat d'un véhicule Toyota Hilux. La juridiction estime que le véhicule, doté d'une cabine à quatre portes avec des sièges d'appoint équipés de ceintures de sécurité, présente des caractéristiques d'un usage mixte (transport de personnes et de marchandises). En application du 6° du 2 du IV de l'article 206 de l'annexe II au code général des impôts, ce type de véhicule est exclu du droit à déduction de la TVA.
Avocat : Maître Vincent VIMINI
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500122
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la demande de dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés bâties présentée par la SCI IMAGGL pour les années 2022 à 2024. Le tribunal a jugé que les locaux, bien que fortement dégradés et désaffectés, conservaient leur toiture, leurs façades principales et leurs structures porteuses, ce qui les rendait encore susceptibles d'une utilisation comme lieu de dépôt couvert. La solution s'appuie sur les articles 1380, 1381, 1415 et 1498 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 310 Q de son annexe II, définissant les propriétés bâties taxables.
Avocat : ACCENSE CONSEILS
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500181
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, rejette la demande de dégrèvement supplémentaire de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2024. Le tribunal constate que le dégrèvement accordé par l'administration (1 105 €) est conforme aux dispositions de l'article 1390 du code général des impôts, qui prévoit un abattement dégressif sur la valeur locative après la perte du bénéfice de l'allocation aux adultes handicapés (AAH). La requérante ne peut prétendre à un dégrèvement identique à celui de 2023, et le juge de l'impôt n'a pas compétence pour accorder une remise gracieuse fondée sur la situation financière.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500295
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, rejette la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2023 et 2024. La juridiction estime que la vacance du logement, en raison de son état de délabrement, n'est pas indépendante de la volonté de la propriétaire, celle-ci n'ayant pas engagé les diligences nécessaires pour y remédier. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article 1389 du code général des impôts pour l'octroi d'un dégrèvement.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500370
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société foncière Epilogue 417, qui contestait le montant de sa taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2023 et 2024. La juridiction a estimé que la société n'apportait pas la preuve que la valeur locative de son logement était surévaluée ou que son classement en catégorie 3 était erroné. La décision s'appuie sur les articles 1496, 324 H et 324 P de l'annexe III du code général des impôts, relatifs à la détermination de la valeur locative et à la classification des locaux.
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500698
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a été saisi d'un recours visant à annuler la suspension de la pension civile d'une retraitée, Mme B... A..., suite à une reprise d'activité. La juridiction a constaté le désistement pur et simple de la requérante, intervenu par mémoire enregistré le 14 février 2026. En conséquence, le tribunal a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond du litige.
Avocat : ANNE-CLAIRE ISSARTEL AVOCAT
Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2500924
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... visant à faire prendre en compte sa période de service militaire dans le calcul de sa pension de retraite par la Carsat. Le tribunal s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève du contentieux général de la sécurité sociale. Conformément aux articles L. 142-1, L. 142-8 du code de la sécurité sociale et L. 211-16 du code de l'organisation judiciaire, la compétence appartient à l'ordre judiciaire, et le dossier est transmis au tribunal judiciaire de Guéret.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2315955
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de la SCI VPM contre la commune de Presles. Le tribunal a reconnu que le refus illégal de permis de construire (arrêté du 11 janvier 2021) constituait une faute de la commune. Cependant, il a jugé que cette faute n'était pas la cause directe des préjudices financiers allégués par la requérante, car l'administration aurait pu légalement retirer l'autorisation tacite par une autre procédure. Les textes appliqués sont le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Avocat : GUERIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2409379
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société OB Market visant à annuler un arrêté préfectoral ordonnant la fermeture administrative temporaire de son établissement. Le tribunal a jugé que l'arrêté, pris sur le fondement de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique, était légal, écartant les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de disproportion. Les conclusions indemnitaires de la société ont également été rejetées.
Avocat : LOGHLAM
Conseil d'État — N° 513206
Avocat : SARL RD AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603019
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à une ressortissante marocaine dont la demande de changement de statut (conjoint de Français) était en cours. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que le silence de l'administration privait l'intéressée, exerçant une activité professionnelle, d'un document provisoire de séjour. La décision s'appuie sur les articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent la délivrance de cette attestation autorisant à travailler.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506037
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande d'un agent municipal souffrant d'une maladie anxiodépressive reconnue imputable au service. Le juge a fait droit à cette demande sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que l'expertise était une mesure utile pour évaluer les préjudices en vue d'une action indemnitaire future, sans préjuger des responsabilités. La mission de l'expert portera sur la détermination de la date de consolidation, du taux d'incapacité et de l'évaluation des préjudices liés à cette maladie professionnelle.
Avocat : SCP CGCB ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506538
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise judiciaire concernant des inondations récurrentes dans une propriété privée. L'expert devra déterminer l'origine des désordres, notamment un éventuel écrasement de canalisation publique lors de travaux voisins, et évaluer les responsabilités ainsi que les préjudices. Cette mesure conservatoire, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, vise à établir les faits en vue d'une éventuelle action en responsabilité contre la commune et la communauté de communes concernées.
Avocat : MORA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2506889
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a ordonné une expertise sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'objet principal est de déterminer l'origine des inondations affectant la propriété de la requérante, que celle-ci impute à un dysfonctionnement du réseau d'eaux pluviales communal. La juridiction a estimé la mesure utile pour éclairer un futur litige sur la responsabilité, sans préjuger de son issue, et a désigné l'expert proposé par la commune.
Avocat : SELARL AD-LEX
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600687
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Longchamps-sur-Aire. Il a ordonné une expertise judiciaire pour constater l'état d'un immeuble présentant des risques potentiels pour la sécurité publique et proposer les mesures nécessaires. Cette décision s'appuie sur les articles L. 511-9 et L. 511-2 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur la procédure de référé prévue par le code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600690
Le Tribunal Administratif de Nancy, saisi en référé par la commune de Lunéville, a ordonné la désignation d'un expert pour constater l'état d'un immeuble privé. Le juge a retenu la compétence de la juridiction administrative, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, après avoir constaté que le maire avait produit des éléments laissant présumer un risque pour la sécurité publique au sens de l'article L. 511-2 du même code. L'expert devra, dans un délai de 24 heures, dresser un constat et proposer les mesures nécessaires pour mettre fin au danger.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601807
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'une demande de référé-suspension visant la prolongation du placement à l'isolement d'un détenu. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, considérant que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle contestée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative (notamment l'article L. 521-1) et du code pénitentiaire (articles R. 213-18 et suivants) relatives au régime de l'isolement.
Avocat : DAVID
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602113
Le Tribunal Administratif de Lille (juge des référés) donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui avait saisi le juge en urgence (article L. 521-3 du code de justice administrative) pour enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé ou un titre de séjour. Le désistement intervient après que l'administration a délivré au requérant un récépissé valide autorisant le travail. La procédure est donc close sans examen sur le fond de la demande initiale.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601840
La société MRA Groupe demande au juge des référés du Tribunal Administratif de Strasbourg une provision sur une prime "MaPrimeRénov'". Le tribunal rejette la requête comme irrecevable, car la société, bien que représentée par un avocat, n'a pas qualité pour agir au nom du bénéficiaire de la prime. Cette irrecevabilité est fondée sur les articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative, qui régissent la représentation obligatoire devant le juge administratif.
Avocat : GIBOIRE