Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2305597
La décision concerne un recours en plein contentieux portant sur la contestation de cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et taxes additionnelles pour l'année 2022. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la demande de la société SARL GESTION 3 HOTELS, qui sollicitait une réduction de son imposition. Le tribunal estime que les méthodes de détermination de la valeur locative non révisée au 1er janvier 2017, invoquées par la requérante par comparaison avec des locaux-types d'autres communes, ne sont pas applicables en l'espèce. La décision s'appuie principalement sur les articles 1518 A quinquies, 1518 E et 1498 du code général des impôts, relatifs aux règles d'évaluation des bases des impôts locaux.
Avocat : TZA AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2304093
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SAS DOM'HESTIA PROMOTION, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2021. La juridiction a jugé que les travaux de démolition partielle engagés sur les immeubles ne les avaient pas rendus impropres à toute utilisation au 1er janvier 2021, date de référence pour l'imposition. Elle a donc appliqué les articles 1380 et 1415 du code général des impôts pour confirmer le maintien du caractère de propriété bâtie et le principe de l'imposition.
Avocat : SELARL COUZINEAU AVOCAT
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404116
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation d'une décision de la CAF du Var n'accordant qu'une remise partielle de dette. Le juge a estimé que, malgré la bonne foi de la requérante, celle-ci n'avait pas apporté d'éléments suffisants pour établir une situation de précarité justifiant une remise totale de l'indu d'aide au logement. La décision s'appuie sur les principes gouvernant la remise gracieuse des indus et les dispositions du code de la construction et de l'habitation ainsi que du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2404049
Le Tribunal Administratif de Toulon rejette la requête de M. D... visant à obtenir la réévaluation de ses droits à l'APL pour une période antérieure. Le tribunal retient la fin de non-recevoir opposée par la caisse d'allocations familiales, considérant que le recours administratif préalable obligatoire (RAPO) n'a pas été formé dans le délai de deux mois prévu à l'article R. 142-1 du code de la sécurité sociale à compter de la notification de la décision litigieuse du 19 janvier 2021. La juridiction estime ainsi que la requête est irrecevable pour tardiveté.
Avocat : PASQUALI-CERNY
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403973
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler la décision de la CAF du Var lui réclamant un indu d'allocation de logement familiale. Le juge a estimé que la décision attaquée était régulière et que les éléments du dossier, notamment le rapport d'enquête, établissaient l'existence d'une vie maritale justifiant la récupération de l'indu. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives aux aides personnelles au logement et au recours administratif préalable obligatoire.
Avocat : CONSOLINO CAROLINE
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403807
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi d’un recours en plein contentieux visant à obtenir l’annulation d’une décision accordant une remise de dette partielle sur un indu d’aide personnelle au logement. La juridiction constate que la dette litigieuse a été intégralement remboursée par la requérante après l’introduction de son recours. Par conséquent, elle déclare qu’il n’y a plus lieu de statuer, les conclusions de la requête ayant perdu leur objet en cours d’instance.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403500
**Sujet principal** : Opposition à une contrainte émise par la CAF pour le recouvrement d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette l'opposition de la requérante. Il juge que l'indu est dû, car les versements d'APL ont cessé d'être dus à compter du départ de la locataire, et que la bonne foi ou les difficultés personnelles du bailleur ne sont pas des moyens recevables pour contester le principe de la créance dans le cadre d'une opposition à contrainte. **Textes appliqués** : Articles L. 821-1, L. 821-2, L. 832-2, R. 823-12, R. 823-23 et D. 823-15 du code de la construction et de l'habitation, définissant les conditions d'ouverture et d'extinction du droit aux APL ainsi que les obligations de signalement et de recouvrement.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2403011
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice lié à la carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulon (formation de jugement unique). **Solution retenue** : Le tribunal reconnaît la responsabilité de l'État (Préfet du Var) pour carence fautive dans l'exécution de la décision de la commission de médiation, car aucune offre de logement adapté n'a été présentée dans le délai légal de six mois. Cependant, il relève qu'une offre conforme a été faite ultérieurement et refusée par la requérante, ce qui affectera l'évaluation de l'indemnisation due pour les troubles dans les conditions d'existence. **Textes appliqués** : Articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, définissant le droit au logement et les obligations de relogement d'urgence.
Avocat : LEXSTONE AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2300936
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête d'un agent de police municipale contre la commune de La Seyne-sur-Mer. Le tribunal a jugé irrecevables ses conclusions visant à annuler des décisions implicites de rejet et à obtenir une indemnisation pour des heures supplémentaires, en raison de leur tardiveté. Il a également considéré que la demande de paiement des heures était partiellement prescrite au regard de la loi n°68-1250 du 31 décembre 1968.
Avocat : GOUTAL ET ALIBERT AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500095
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, rejette la demande d'expertise médicale présentée par Mme A... G... sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge estime que la requérante ne justifie pas de l'utilité d'une telle mesure à ce stade, considérant que le juge saisi au fond du litige principal pourra, le cas échéant, ordonner cette expertise dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction. La décision porte sur la recevabilité d'une demande d'expertise préalable dans un contentieux indemnitaire lié au décès d'un patient.
Avocat : BOIZARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421429
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu estimant avoir subi un préjudice moral du fait de cinq fouilles intégrales. Le tribunal a jugé que ces mesures, justifiées par le comportement de l'intéressé, son profil (condamnation pour terrorisme) et les nécessités de sécurité, étaient conformes aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Il a également estimé qu'elles ne constituaient pas un traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CABINET THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2512469
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a été saisi par un ancien agent du centre hospitalier de Cambrai demandant la communication de son attestation de licenciement. Le juge constate que la demande a perdu son objet, l’attestation ayant été délivrée après l’introduction du recours, et se déclare donc incompétent pour statuer sur l’injonction. Cependant, il condamne l’hôpital à verser 800 euros au requérant au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés afin de faire valoir ses droits.
Avocat : CABINET CHOCHOIS AVOCAT
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506544
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande principale de provision de M. B... à l'encontre du SDIS du Nord, car ce dernier a, postérieurement à l'introduction du recours, versé la somme réclamée, rendant la demande sans objet. La juridiction rejette également la demande de condamnation aux frais irrépétibles présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, qui permet au juge de constater l'absence de lieu à statuer lorsque la requête ne présente plus de questions à juger.
Avocat : STIENNE-DUWEZ
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209727
**Sujet principal** : Demande de remboursement de crédits de TVA et d'intérêts moratoires par une société. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la demande de remboursement des crédits de TVA, car les remboursements ont été effectués par l'administration (soit avant, soit après l'introduction du recours). Il rejette également la demande d'intérêts moratoires, estimant que les conditions légales pour leur attribution ne sont pas remplies, notamment l'absence de litige né et actuel avec le comptable public. **Textes appliqués** : Code général des impôts, Livre des procédures fiscales (notamment l'article L. 208) et Code de justice administrative.
Avocat : DELATTRE
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2100748
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des cotisations supplémentaires de taxe foncière sur des propriétés bâties (entrepôts) à Tourcoing, suite à une revalorisation de leur valeur locative. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société et confirme les impositions. Il estime que la procédure de rectification était régulière et que la méthode de revalorisation (par comparaison, article 1498 du CGI) ainsi que l'inclusion des travaux dans l'assiette taxable étaient correctes. **Textes appliqués** : Articles 1498, 1499 et 1500 du Code Général des Impôts (CGI) concernant les méthodes d'évaluation pour la taxe foncière sur les propriétés bâties.
Avocat : GUILLAUME
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400035
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de M. C... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus. Le litige portait sur la réévaluation par l'administration fiscale d'un avantage en nature lié à l'utilisation privative de véhicules professionnels par le requérant, gérant de son EURL. Le tribunal a jugé que l'administration était fondée à appliquer un forfait de réévaluation, conformément aux articles 82 du code général des impôts, L. 242-1 du code de la sécurité sociale et l'arrêté du 10 décembre 2002, en l'absence de justificatifs suffisants du contribuable permettant de distinguer l'usage professionnel de l'usage privé des véhicules.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2305277
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de la SARL Sylaw Conseil, qui contestait des titres de perception pour le recouvrement d'aides COVID-19 d'un montant de 4 500 euros. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions visant l'annulation de la décision de rejet de la réclamation préalable, considérant que les vices propres de cette décision étaient sans incidence sur le litige principal. Concernant les titres de perception eux-mêmes, le tribunal a examiné leur régularité au regard de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration et des dispositions de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative au fonds de solidarité, sans que le résumé ne précise ici l'issue de cet examen sur le fond.
Avocat : CABINET STRATEM AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2304095
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de la SARL AFL Foessel, qui contestait le rejet partiel de sa demande de restitution du crédit d'impôt recherche (CIR) pour 2018. La juridiction a estimé que les travaux de la société sur un pré-cadre de menuiserie incluant un nichoir ne constituaient pas des opérations de recherche éligibles au CIR, mais relevaient d'activités de développement industriel courant. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, notamment les articles 244 quater B et 49 septies F de l'annexe III, définissant les dépenses de recherche ouvrant droit au crédit.
Avocat : COUVE-DUMEZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602427
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint-Jean-de-Moirans en désignant un expert pour un bâtiment menaçant ruine. La juridiction a ordonné une expertise d'urgence, conformément aux articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert, à exécuter dans un délai de 24 heures, consiste à constater l'état du bâtiment, vérifier l'existence d'un péril imminent et proposer les mesures de sauvegarde nécessaires.
Conseil d'État — N° 513232
Avocat : KEUFAK TAMEZE