Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403193

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation des décisions de la CAF de la Gironde refusant la remise gracieuse totale de ses dettes d'allocation de logement sociale. Le juge a estimé que le requérant, qui avait indiqué ses salaires en lieu et place des frais réels dans ses déclarations, ne pouvait être considéré comme étant de bonne foi, ce qui est une condition préalable à l'examen d'une situation de précarité financière. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, applicable via l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, qui exclut la remise en cas de fausses déclarations.

5 mars 2026• Juge social
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2317674

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'évaluation professionnelle 2023 d'un agent du CHU de Nantes ainsi que le rejet de sa demande de révision. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que l'agent n'avait pas été convoqué au moins huit jours avant son entretien, en méconnaissance de l'article 2 du décret du 12 juin 2020. Le tribunal a enjoint au CHU de procéder à une nouvelle évaluation dans un délai de trois mois et l'a condamné à verser 1 500 euros à l'agent au titre des frais non compris dans les dépens.

Avocat : SARL ANTIGONE

5 mars 2026• 7ème Chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600863

**Sujet principal** : Demande de référé-suspension visant à empêcher l'exécution d'une décision de résiliation de domiciliation administrative. **Juridiction** : Tribunal administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant ainsi fin à la procédure sans examen du fond de la demande. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (procédure de référé "mesures utiles").

5 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606899

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la communication d'un document administratif. Le juge a décliné sa compétence territoriale, estimant que le litige, relatif à une décision individuelle de police, relevait du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant (Cergy-Pontoise). La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour la compétence, et l'article R. 522-8-1 pour le rejet de la requête.

Avocat : BILLEBAULT

5 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307035

Le Tribunal Administratif de Strasbourg statue sur une demande d'indemnisation d'une ancienne militaire, Mme A..., qui allègue un préjudice dû à des décisions illégales du ministre de la défense (2016) et de la ministre des armées (2017) la replaçant en activité après un congé de longue maladie. Le tribunal rejette la requête comme irrecevable, considérant que le rejet d'une première demande indemnitaire lie le contentieux pour l'ensemble des dommages liés au même fait générateur, conformément à la jurisprudence administrative. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux de la responsabilité de l'administration.

Avocat : DIABY

5 mars 2026• 1ère chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403753

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la demande d'indemnisation formée par l'ayant-droit d'une propriétaire contre la commune de Bolbec. Le juge a estimé que la faute alléguée, à savoir le défaut de transmission d'une information rectificative sur l'absence de cavités souterraines, n'était pas établie et n'avait pas causé le préjudice financier invoqué pour des travaux de sondage. La responsabilité de la commune n'a donc pas été retenue sur le fondement de la responsabilité pour faute.

Avocat : PATRIMONIO PUYT-GUERARD HAUSSETETE

5 mars 2026• Juge Unique 2
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404238

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en formation de pôle des urgences, a rejeté les requêtes de Mme A... visant à annuler les décisions du département de l'Eure et de la CAF lui réclamant le remboursement d'indus de RSA, d'ALS et de prime d'activité. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la compétence de l'autorité, à l'assermentation de l'agent de contrôle et au respect des droits de la défense, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de l'action sociale et des familles régissant le contrôle et le recouvrement des prestations sociales.

Avocat : DESFARGES

5 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501017

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la demande de Mme A... visant à obtenir l'annulation d'une décision de remise gracieuse partielle d'un indu de prime d'activité et l'octroi d'une remise totale. Le juge estime que la requérante ne démontre pas être dans une situation de précarité financière justifiant une telle remise, ses ressources mensuelles (environ 1 100 €) excédant ses charges courantes (moins de 650 €). La décision s'appuie sur les articles L. 845-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale, qui régissent la récupération et la remise des indus de prestations sociales.

5 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501155

Sujet principal : Recours contre une décision de remise gracieuse seulement partielle d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation Pôle Urgences). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de Mme C... et confirme le rejet de sa demande de remise totale de la dette. Textes appliqués : Articles L. 262-17, R. 262-37 et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, relatifs aux obligations des bénéficiaires du RSA et aux conditions de récupération et de remise gracieuse des paiements indus. Le juge estime que la requérante, disposant de ressources mensuelles d'environ 1 300 euros pour des charges fixes d'environ 950 euros, n'apporte pas la preuve d'une situation de précarité justifiant une remise totale.

5 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501353

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler une contrainte pour recouvrement d'un indu d'Allocation de Logement Sociale (ALS) de 3 660 euros. Le tribunal a jugé la contestation du bien-fondé de l'indu irrecevable, car la requérante n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire auprès de la caisse, comme l'exige l'article L. 825-2 du code de la construction et de l'habitation. Il a également estimé que l'argument tiré de ses difficultés financières était sans incidence sur son obligation de remboursement.

5 mars 2026• POLE URGENCES
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404332

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette l'opposition formée par un allocataire contre une contrainte émise par la CAF pour recouvrer des indus de RSA et de primes exceptionnelles. Le tribunal estime que la procédure de contrainte est légalement applicable au recouvrement de ces sommes, en vertu des articles L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Il écarte les arguments du requérant, considérant que la contestation du bien-fondé de l'indu a déjà été jugée et que ses difficultés financières ne constituent pas un moyen recevable dans cette procédure.

5 mars 2026• POLE URGENCES
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2303364

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande d'indemnisation d'un ancien ouvrier d'État exposé à l'amiante, au motif de la prescription quadriennale de sa créance. Le tribunal a jugé que le droit à réparation était acquis, au plus tard, à la date de publication de l'arrêté du 21 avril 2006, qui inscrivait sa profession et son établissement sur la liste ouvrant droit à l'allocation de cessation anticipée d'activité. La requête, formée en 2023, était donc prescrite au titre de la loi du 31 décembre 1968, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond de la demande.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ET ASSOCIES

5 mars 2026• 3ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400454

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu suite à une sanction disciplinaire. Le tribunal a jugé que la commission de discipline était régulièrement composée et que la sanction de vingt jours de cellule pour destruction de matériel et refus d'obtempérer n'était pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles R. 57-7-1 et R. 57-7-2 du code de procédure pénale définissant les fautes disciplinaires.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

5 mars 2026• 2ème chambre - JU
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2521181

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Eiffage Génie Civil en ordonnant une expertise préalable à des travaux publics. Le juge a désigné un expert pour constater l'état initial des immeubles avoisinants le chantier du centre d'exploitation de Rosny et pour déterminer ceux susceptibles d'être affectés. Cette décision, qui prévoit également la poursuite de la mission d'expertise pendant l'exécution des travaux, est fondée sur l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET MOLAS-RIQUELME ASSOCIÉS

5 mars 2026
TA51Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2500975

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait le refus de la commission de médiation de la reconnaître comme prioritaire pour un logement d'urgence. Le tribunal a jugé que la commission, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, avait légalement rejeté sa demande au motif qu'elle n'avait pas fourni les éléments nécessaires à l'instruction de son dossier, notamment en ne répondant pas aux demandes de précisions. La décision souligne également que la situation de l'intéressée a évolué puisqu'elle bénéficie désormais d'un logement.

5 mars 2026• Juge unique - 1ère chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501377

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de M. B... contestant des décisions de recouvrement d'indu concernant le RSA, l'APL et une aide exceptionnelle. Le tribunal a jugé que les recours administratifs préalables n'avaient pas été exercés dans les délais légaux, rendant les requêtes irrecevables. Il a également estimé, sur le fond, que les procédures de contrôle et de recouvrement étaient régulières et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Avocat : DESFARGES

5 mars 2026• POLE URGENCES
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601208

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de Mme D... et M. D... visant à ordonner une expertise sur l'état de leur immeuble avant des travaux publics. Le juge constate qu'une expertise identique, fondée sur les articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, a déjà été ordonnée à la demande de la commune et que les requérants y sont impliqués. Par conséquent, une seconde mesure d'instruction n'est pas jugée utile.

5 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603016

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à un couple de ressortissants algériens ayant déposé une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence de l'administration sur leur demande complète créait une situation d'urgence justifiant l'injonction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, assortissant l'injonction d'une astreinte en cas de non-exécution.

Avocat : TRAQUINI

5 mars 2026
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401650

Le Tribunal Administratif de Dijon a statué sur une action en responsabilité décennale engagée par la commune de La Clayette concernant des désordres affectant une fontaine. Le tribunal a jugé que les désordres présentaient bien un caractère décennal et a retenu la responsabilité solidaire des entreprises Deal Hydraulique et Atelier du Triangle, condamnées à réparer le préjudice de la commune. La demande de garantie contre la SEMA 71 a été rejetée, et la Mutuelle des Architectes Français a été mise hors de cause.

Avocat : B.L.K.S & CUINAT

5 mars 2026• 3ème chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305459

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, rejette la demande de l'association L214 visant à obtenir réparation d'un préjudice prétendument causé par une carence fautive des services vétérinaires de l'État dans le contrôle d'un abattoir. La juridiction estime que les actions de mise en demeure et de sanction engagées par le préfet démontrent que l'administration n'a pas manqué à ses obligations de surveillance. La décision s'appuie sur la réglementation européenne et nationale relative au bien-être animal, notamment le règlement (CE) n° 1099/2009 et le code rural.

Avocat : SELARL GALINAT BARANDAS

5 mars 2026• 3ème Chambre