Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425337
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu liée au retrait d'un agrément fiscal. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée le 8 décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que l'administration pouvait procéder à cette rectification anticipée sur le fondement de l'article 1649 nonies A du code général des impôts. La décision applique également les articles L. 57 du livre des procédures fiscales et 199 undecies B du code général des impôts.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426863
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, rejette la demande de décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2015. Le requérant contestait la régularité de la procédure de reprise, notamment la motivation d'une proposition de rectification liée au retrait d'un agrément fiscal. Le tribunal estime que la proposition de rectification du 13 décembre 2021 était régulière et a valablement interrompu le délai de reprise, et que le retrait ultérieur de l'agrément par le ministre, en application des articles 199 undecies B et 1649 nonies A du code général des impôts, justifie la rectification.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427115
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu pour l'année 2015, suite au retrait de l'agrément fiscal d'une société dans laquelle il avait investi. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée en décembre 2021, fondée sur le retrait envisagé de l'agrément, était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise. La décision s'appuie sur les articles 199 undecies B et 1649 nonies A du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 57 du livre des procédures fiscales concernant la motivation des actes administratifs.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427149
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante serbe sollicitant un changement de statut. Le tribunal a jugé que le document remis à la requérante ne satisfaisait pas aux obligations légales, constituant ainsi une méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a en conséquence enjoint à l'administration de délivrer le récépissé réglementaire dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser une somme au titre des frais exposés pour le litige.
Avocat : SCHOELLKOPF
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500542
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu liée au retrait de l'agrément fiscal d'une société. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification notifiée le 13 décembre 2021 était régulière et avait valablement interrompu le délai de reprise, et que le retrait ultérieur de l'agrément par le ministre chargé du budget était légal. La décision s'appuie sur les articles 199 undecies B et 1649 nonies A du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 57 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET ALTITUDE LAW (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501249
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus du préfet de police de délivrer une carte de résident de longue durée-UE à une ressortissante japonaise. Le tribunal a jugé que l'administration avait fait une application inexacte de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en exigeant que les ressources soient supérieures au SMIC chaque année, alors que la loi impose seulement de justifier de ressources stables et suffisantes. La requérante, dont les revenus avaient temporairement baissé en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19 mais étaient redevenus suffisants les années suivantes, satisfaisait donc aux conditions légales.
Avocat : GALMOT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508406
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de titre de séjour et à en obtenir un sur le fondement de l'article L. 423-12 du CESEDA. La juridiction a considéré que la décision attaquée constituait bien un refus implicite, mais que le requérant, entré avec un visa étudiant et ayant déposé sa demande après sa majorité, ne remplissait pas les conditions légales pour bénéficier de plein droit d'une carte de résident en tant qu'enfant de Français. Le tribunal a appliqué les articles L. 423-12 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : EL HAITEM
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508409
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police classant sans suite la demande de titre de séjour de la requérante. La juridiction a jugé que le courriel du 21 mars 2025 constituait bien un refus faisant grief, et non un simple renseignement. Elle a estimé que la requérante, enfant majeur à charge d'un parent français naturalisé, remplissait les conditions de l'article L. 423-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour prétendre à une carte de résident, et a enjoint au préfet de réexaminer sa demande.
Avocat : EL HAITEM
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2508699
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour. Le juge a annulé la décision du préfet de police, estimant que le refus, intervenu près de neuf mois après le dépôt de la demande, n'était pas intervenu dans un délai raisonnable pour un contrôle de complétude. La décision s'appuie sur les articles R. 431-10 et R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le principe de sécurité juridique.
Avocat : ARIFA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510517
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une requête en excès de pouvoir contre le refus d'enregistrement d'une demande de titre de séjour pour motif d'incomplétude du dossier. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions à fin d'annulation, considérant qu'un tel refus d'enregistrement, fondé sur l'absence de justificatif de domicile conforme (article R. 431-11 du CESEDA et son annexe), ne constitue pas une décision faisant grief. La juridiction a ainsi rejeté la demande d'annulation sans examiner le fond du dossier de la requérante.
Avocat : CABINET AEQUAE AVOCATS (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512708
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police de Paris du 4 mars 2025 retirant la carte de résident de M. B..., un ressortissant malien. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que le principe du contradictoire (article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration) avait été méconnu, l'intéressé n'ayant pas bénéficié du délai légal pour présenter ses observations avant la décision. Les autres moyens n'ont pas été examinés.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS (SEL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513232
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du préfet de police refusant la délivrance d'une carte de résident de longue durée-UE à un ressortissant bangladais. La juridiction a jugé que le préfet avait fait une inexacte application de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en estimant à tort que le requérant ne justifiait pas de ressources suffisantes. Le tribunal a enjoint à l'administration de délivrer la carte dans un délai de deux mois et a mis les frais du litige à la charge de l'État.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513682
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen personnalisé et l'erreur de fait, ne sont pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513683
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a annulé l'arrêté litigieux, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne procédant pas à un examen complet de la situation personnelle et familiale de la requérante. Il a enjoint à l'administration de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514709
Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral du 14 avril 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant marocain et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant que la commission du titre de séjour n'avait pas été régulièrement saisie avant le refus, en méconnaissance des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette illégalité a entraîné l'annulation tant de la décision de refus que de l'obligation de quitter le territoire français qui en découlait.
Avocat : DOS SANTOS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516254
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant tunisien, qui contestait le refus de délivrance d'un titre de séjour « salarié » et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait se prévaloir des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car sa demande d'admission au séjour au titre d'une activité salariée était régie par l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Par conséquent, l'arrêté préfectoral du 15 mai 2025 a été déclaré légal et maintenu.
Avocat : FOUACHE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2520671
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par une ressortissante philippine contestant le refus implicite puis explicite de lui délivrer un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'elle ne remplissait pas les conditions, notamment de stabilité et d'intégration, pour bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La juridiction a également jugé que l'OQTF ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : PUSUNG
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521599
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... D... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour. Le tribunal a jugé que les arrêtés préfectoraux étaient réguliers, notamment en ce qui concerne la compétence et la signature de l'autorité, et que les griefs relatifs au défaut d'examen de la situation personnelle ou à une erreur de droit n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2524957
**Sujet principal** : Contestation par une société d'une imposition rectificative remettant en cause son bénéfice du crédit d'impôt recherche (CIR) pour les années 2016 et 2017. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime notamment que les éventuels vices de procédure dans le rejet de la réclamation préalable (comme une motivation insuffisante) sont sans incidence sur la régularité de la procédure d'imposition elle-même et sur le bien-fondé de la rectification. **Textes appliqués** : Le contrôle et la contestation s'appuient principalement sur le code général des impôts (notamment l'article 244 quater B sur le CIR) et le livre des procédures fiscales (articles L. 10 et L. 57 relatifs aux droits du contribuable et à la procédure).
Avocat : CABINET ERIC BONIN (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529263
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., une étudiante russe, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 septembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet de police avait légalement et suffisamment motivé sa décision, fondée sur le constat que l'intéressée ne justifiait pas du caractère réel et sérieux de ses études, en raison de l'absence de progression académique. La solution s'appuie sur les dispositions des articles L. 422-1 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET AK AVOCATS (AARPI)