Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301135
Le Tribunal Administratif de La Réunion a jugé une demande d'annulation de titres de perception émis pour recouvrer des trop-perçus de rémunération de 2016. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir opposée par l'administration et a examiné le fond de l'affaire. Il a notamment appliqué l'article 37-1 de la loi du 12 avril 2000, qui instaure un délai de prescription biennale pour la répétition des paiements indus, et a rappelé que les causes d'interruption de cette prescription sont régies par les principes du code civil.
Avocat : KARJANIA
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2301621
**Sujet principal** : La requérante conteste la régularité de la procédure et le bien-fondé de rectifications fiscales (cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, prélèvements sociaux et contribution sur les hauts revenus) notifiées à la suite d'une vérification de comptabilité d'une SELARL pour les années 2016 à 2018. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de La Réunion (formation de première chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime, sur le volet procédural, que la notification de la réponse aux observations du contribuable à la représentante de la succession était régulière. Sur le fond, il juge que les rehaussements de rémunération du gérant et les corrections liées aux comptes courants d'associé sont légalement justifiés, notamment au regard des articles 39, 109 et 109-1 du code général des impôts. **Textes appliqués** : Le code général des impôts (notamment ses articles 39, 109 et 109-1) et le livre des procédures fiscales (notamment son article L. 57).
Avocat : HOARAU-GIRARD
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500411
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'indemnisation de son préjudice lié aux essais nucléaires. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve que sa pathologie était radio-induite et qu'elle avait été exposée à une dose de rayonnements ionisants suffisante, conditions exigées par la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010. Il a également considéré que le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision du CIVEN était sans incidence en plein contentieux.
Avocat : GUESSAN
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500416
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B..., qui contestait le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN en tant qu'ayant droit d'une victime des essais nucléaires. Le tribunal a jugé que, dans le cadre de ce recours de plein contentieux, l'éventuelle insuffisance de motivation de la décision initiale du CIVEN était sans incidence sur l'examen du droit à indemnisation. La solution s'appuie sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires.
Avocat : GUESSAN
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500232
Sujet principal : Recours en indemnisation d'un requérant contre le rejet de sa demande par le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). Juridiction : Tribunal Administratif de la Polynésie française. Solution retenue : Le tribunal, statuant en plein contentieux, examine directement le droit à indemnisation du requérant, sans se prononcer sur un éventuel vice de motivation de la décision initiale du CIVEN. Il applique le régime légal de présomption de causalité. Textes appliqués : La décision s'appuie principalement sur la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français, ainsi que sur les articles L.1333-2 et R.1333-11 du code de la santé publique fixant la limite de dose à 1 mSv/an.
Avocat : GUESSAN
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500263
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'une veuve, au titre d'ayant droit, pour les préjudices subis par son époux décédé, exposé aux essais nucléaires en Polynésie française. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal examine la légalité du rejet de la demande par le CIVEN. Il rappelle que la requérante, dont l'époux était présent sur Moruroa et a développé un cancer, bénéficie de la présomption de causalité prévue par la loi, à moins que l'administration ne prouve que la dose annuelle reçue était inférieure à 1 millisievert. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010 (notamment ses articles 1er, 2 et 4) relative à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires, ainsi que sur les articles L.1333-2 et R.1333-11 du code de la santé publique fixant la limite de dose.
Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500271
**Sujet principal** : Recours en annulation d'une délibération municipale fixant les tarifs de la restauration scolaire, introduit par le conseil d'administration de la mission catholique (CAMICA) contre la commune de Nuku Hiva. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française. **Solution retenue** : Le tribunal a déclaré la requête irrecevable. Il a jugé que le CAMICA n'avait pas qualité pour agir, car la représentation légale des établissements scolaires catholiques concernés relevait, en vertu du décret du 16 janvier 1939, du conseil d'administration de la mission catholique des îles Marquises (CAMCIM), et non du CAMICA. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du décret du 16 janvier 1939 modifié, qui régit la constitution et les prérogatives des conseils d'administration des missions religieuses en Polynésie française.
Avocat : FIDELE
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500280
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de l'enseignante qui contestait le rejet de sa demande d'affectation. La juridiction estime que la décision contestée, prise dans le cadre d'une procédure de mutation, relève du pouvoir discrétionnaire de l'administration et n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal applique les principes généraux du droit de la fonction publique et les règles spécifiques régissant les mutations des enseignants.
Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN
Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500286
Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de Mme D... visant à obtenir l'annulation partielle et la décharge de titres exécutoires relatifs à des indemnités d'occupation du domaine public maritime. La juridiction a jugé que la créance n'était pas prescrite, relevant du régime de la prescription trentenaire applicable au domaine public, et a estimé que le comportement de la collectivité ne constituait pas une faute de nature à justifier une exonération. La décision s'appuie sur les principes de la domanialité publique et les règles de prescription afférentes.
Avocat : SELARL MILLET VARROD AVOCATS (MVA)
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600009
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en plein contentieux, rejette la requête de l'université visant à annuler la décision de la commission de contrôle des opérations électorales (CCOE) qui avait annulé l'élection d'une candidate. Le tribunal constate des irrégularités substantielles dans l'organisation du scrutin électronique (méconnaissance des articles D. 719-36-1 du code de l'éducation et du décret du 26 mai 2011) et dans la composition du corps électoral (violation de l'article 6 du décret du 29 décembre 2023 concernant l'inscription de vacataires). Ces manquements, portant atteinte à la sincérité du scrutin et à l'égalité entre les candidats, justifient l'annulation de l'élection contestée.
Avocat : BOUTEILLER
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2402032
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation des ayants droit d'une patiente décédée après avoir quitté un établissement psychiatrique. La juridiction a estimé que le centre hospitalier Edouard Toulouse n'avait pas commis de faute dans la surveillance de la patiente, qui était en soins libres, et qu'aucun lien de causalité n'était établi entre la sortie de l'établissement et le décès. La décision s'appuie sur les articles L. 1142-1 et L. 3211-2 du code de la santé publique concernant la responsabilité pour faute des établissements de santé et le régime des soins psychiatriques libres.
Avocat : SELARL WALGENWITZ AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501326
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. B..., agent victime d'un accident de service. Le juge a estimé que le montant de la créance indemnitaire de 15 600 €, fondée sur un déficit fonctionnel permanent, était sérieusement contestable par la métropole Aix-Marseille-Provence, notamment au regard des taux d'incapacité et des antécédents médicaux. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'octroi d'une provision à l'absence de contestation sérieuse de l'obligation.
Avocat : GLC AVOCAT
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2506623
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision à la société Orange pour le paiement de prestations de télécommunications fournies à la commune de Marseille après l'expiration du marché initial. Le juge a estimé que la créance de 183 947,73 euros, ainsi que les intérêts moratoires et les frais de recouvrement, n'était pas sérieusement contestable, la commune n'ayant pas produit de défense. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 2192-13 du code de la commande publique concernant les délais de paiement et les intérêts moratoires.
Avocat : SELARL ISEE
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500136
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de M. A... concernant le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissement corse. Le tribunal a jugé que l'investissement dans un appartement destiné à la location saisonnière avec prestations parahôtelières constituait un meublé de tourisme, exclu du bénéfice du crédit d'impôt par l'article 244 quater E du code général des impôts. Il a également refusé de transmettre la question prioritaire de constitutionnalité soulevée par le requérant, la considérant comme dépourvue de caractère sérieux dans le cadre de ce litige.
Avocat : SELARL MALGOYRE AVOCAT
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400190
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la demande de décharge d'une cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu au titre de 2017. Le requérant contestait l'imposition de ses gains aux paris sportifs, mais le tribunal a jugé que sa pratique habituelle, lui permettant de maîtriser significativement l'aléa et de générer des revenus importants, relevait des bénéfices non commerciaux imposables au sens de l'article 92 du code général des impôts. La majoration de 25% pour défaut d'adhésion à un organisme de gestion agréé avait déjà fait l'objet d'un dégrèvement par l'administration, rendant cette partie du litige sans objet.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2410707
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante, Mme D... F..., qui estimait que sa prise en charge médicale par l'AP-HM et le centre hospitalier d'Aubagne avait été défectueuse, conduisant à l'amputation de son membre. La juridiction a considéré, sur le fondement des articles L. 1142-1 du code de la santé publique, qu'aucune faute des établissements hospitaliers n'était établie. Elle a également écarté la qualification d'infection nosocomiale ouvrant droit à indemnisation au titre de la solidarité nationale, au vu notamment des conclusions d'une expertise judiciaire antérieure.
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508832
**Sujet principal** : Demande de provision en référé par une société de construction contre une commune pour le paiement de travaux. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de provision, estimant que l'obligation de payer n'était pas suffisamment établie pour être considérée comme "non sérieusement contestable" au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative, relatif à la provision en référé lorsque l'obligation n'est pas sérieusement contestable, a été appliqué. Les clauses du cahier des clauses administratives générales (CCAG) de 2009, intégrées au marché, ont été examinées pour évaluer les délais et les obligations de paiement.
Avocat : HEBERT
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501707
**Sujet principal** : Demande d'une provision sur des intérêts moratoires dus pour retard de paiement d'acomptes dans le cadre d'un marché public de travaux. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bastia (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de provision de 150 000 €. Il estime que l'existence et le montant de la créance d'intérêts moratoires, réclamés par le mandataire du groupement pour son seul profit sur l'ensemble des acomptes, sont sérieusement contestables, notamment en raison de désaccords sur la régularité de certains acomptes et sur la répartition des sommes dues au sein du groupement. **Textes appliqués** : L'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'octroi d'une provision à l'absence de contestation sérieuse de l'obligation.
Avocat : CAPOROSSI-POLETTI
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600404
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté une demande de suspension d'urgence (référé-suspension) visant un permis de construire et un permis modificatif accordés pour l'extension d'un centre culturel islamique. Le juge a estimé que les requérants, des riverains, ne démontraient pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité des autorisations d'urbanisme contestées. La décision s'appuie principalement sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'urbanisme relatives à la recevabilité des recours (article L. 600-1-2).
Avocat : CARRERAS VALENTIN
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2401575
**Sujet principal** : Litige concernant le reclassement et la rémunération d'une fonctionnaire territoriale lors de sa nomination en qualité de stagiaire puis de titulaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Besançon (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent. Il juge notamment que les arrêtés contestés (du 17 août 2023 et du 1er février 2024) sont légaux, que l'avis de somme à payer est régulier, et qu'aucune faute de nature à engager la responsabilité de la collectivité n'est établie. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie principalement sur les dispositions statutaires de la fonction publique territoriale, notamment le décret n°2006-1695 du 22 décembre 2006, pour vérifier la régularité du reclassement et du calcul de l'ancienneté.
Avocat : SCP LONQUEUE - SAGALOVITSCH - EGLIE-RICHTERS & Associés