Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400874
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... contre la commune de Francourt pour retard de raccordement au réseau d'eau potable. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis de faute, car le délai de raccordement (environ 15 mois) était raisonnable au regard des contraintes techniques et financières, et que le préjudice allégué n'était pas établi. La décision s'appuie sur les articles L. 210-1 du code de l'environnement et L. 2224-7-1 du code général des collectivités territoriales, qui encadrent les obligations des communes en matière de distribution d'eau.
Avocat : CHARLOT ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2402220
La requête de Mme A... visant à obtenir la décharge d'impôt correspondant aux abattements pour revenus perçus en Outre-Mer est rejetée par le Tribunal Administratif de Besançon. Le tribunal estime que les abattements de 30% et 40% prévus à l'article 197 du code général des impôts sont réservés aux contribuables ayant leur domicile fiscal dans ces départements, et non à ceux qui y perçoivent uniquement des revenus. Mme A..., dont le foyer et le centre des intérêts familiaux étaient en métropole, ne remplissait pas cette condition. Le moyen tiré d'un vice procédural est également écarté pour manque de précisions.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205307
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de Voies Navigables de France (VNF) visant à obtenir réparation pour les frais de curage d'un aqueduc. Le tribunal a jugé que la responsabilité de la communauté de communes Terres du Lauragais ne pouvait être engagée, car la compétence exclusive en matière d'entretien du cours d'eau litigieux (le Gardijol) incombait au syndicat de bassin Hers-Girou en vertu de ses statuts et de l'article L. 213-12 du code de l'environnement. Par conséquent, la requête dirigée contre la communauté de communes était irrecevable, et aucune faute n'a été retenue contre le syndicat de bassin.
Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300606
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de la société Pauleau Libet, qui contestait des cotisations sociales supplémentaires et les pénalités associées. Le tribunal a jugé que la procédure de contrôle était régulière et que l'entreprise était bien assujettie à la participation à l'effort de construction, en application de l'article L. 313-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a également estimé que les délais de reprise étaient respectés et a rejeté les arguments fondés sur l'abrogation des majorations et sur le calcul des intérêts de retard.
Avocat : MOT
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301569
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de M. D... visant à obtenir la décharge de cotisations d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2017. Le tribunal a jugé que la plus-value réalisée par la SNC Les Filaos, dont M. D... était associé, relevait du régime des plus-values professionnelles et non du régime des plus-values immobilières des particuliers. Cette qualification a été déterminée en application des articles 150 U et 238 bis K du code général des impôts, conduisant au rejet des moyens soulevés par le requérant.
Avocat : CABINET DBGL AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2304987
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de contribuables contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu liées à la remise en cause d'une réduction d'impôt (article 199 undecies C du CGI). La juridiction a jugé que la procédure de contrôle sur pièces engagée directement à leur encontre était régulière, car elle ne portait pas sur la rectification des bénéfices de la société (SCI) mais sur l'éligibilité à un avantage fiscal personnel. Elle a ainsi estimé que les dispositions de l'article L. 53 du livre des procédures fiscales, invoquées par les requérants, n'étaient pas applicables en l'espèce.
Avocat : MOT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2300424
La société Macif demande au Tribunal Administratif de Bordeaux la condamnation de l'ONIAM au paiement d'une somme correspondant à l'indemnisation d'une infection nosocomiale contractée dans un hôpital des armées. Le tribunal, statuant en plein contentieux, rejette la requête, estimant que la société n'a pas démontré son intérêt à agir directement contre l'ONIAM et que les conditions de mise en œuvre de la solidarité nationale (articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique) ne sont pas réunies. Il relève que la responsabilité de l'État, en tant que gestionnaire de l'hôpital, pourrait être engagée sur un autre fondement, mais que cette question n'est pas l'objet principal de la demande.
Avocat : DBM ET AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304821
**Sujet principal :** Recours en responsabilité décennale et contractuelle d'une communauté de communes contre plusieurs sociétés de construction et de maîtrise d'œuvre pour divers désordres affectant une piscine publique. **Juridiction :** Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de première chambre). **Solution retenue :** La décision n'est pas fournie dans l'extrait. Le texte présente uniquement les demandes de la requérante (la communauté de communes) et le début de la défense d'une société mise en cause. Il manque le dispositif du jugement. **Textes appliqués (invoqués par la requérante) :** La responsabilité décennale des constructeurs est invoquée, fondée sur les articles 1792 et suivants du Code civil. La requérante invoque également un fondement contractuel et sollicite l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour la condamnation aux frais irrépétibles.
Avocat : SELARL INTERBARREAUX RACINE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402729
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur une demande d'indemnisation complémentaire d'un militaire pour des préjudices distincts de sa pension d'invalidité. Le tribunal a reconnu le principe de la responsabilité de l'État et a accordé une indemnisation, mais en réduisant le montant demandé par le requérant. La décision s'appuie sur le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui permet une réparation complémentaire pour les souffrances et préjudices spécifiques non couverts par la pension forfaitaire.
Avocat : HUON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305547
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'un fonctionnaire de La Poste demandant réparation pour un prétendu harcèlement moral. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir opposée par La Poste, estimant que le requérant n'avait pas préalablement lié le contentieux en sollicitant une indemnisation par demande administrative, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En conséquence, le tribunal n'a pas eu à examiner le fond de l'affaire concernant les faits de harcèlement allégués.
Avocat : SANCHEZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208562
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la commune de Charvieu-Chavagneux visant à obtenir le remboursement intégral de sommes facturées par Orange France pour des liaisons louées analogiques entre 2017 et 2021. Le tribunal a considéré que la prestation (mise à disposition des lignes) était bien fournie, même si son usage était devenu redondant, et qu'Orange n'avait pas manqué à ses obligations de conseil, ayant proposé des solutions de modernisation. La créance relative à l'année 2017 a en outre été jugée prescrite.
Avocat : LENTILHAC
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205781
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande d'indemnisation de propriétaires pour des dommages causés à leur mur par les racines d'un arbre public. La juridiction estime que le dommage, inhérent à l'existence de l'arbre, n'a pas un caractère grave et spécial, notamment en raison de l'antériorité de la plantation de l'arbre par rapport à la construction du mur. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d'ouvrage public et sur la jurisprudence du Conseil d'État.
Avocat : MESCHIN1
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401467
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de Mme C... visant à obtenir réparation du préjudice lié à l'échec de sa demande de prime de transition énergétique. La juridiction a estimé que la communauté d'agglomération « Grand Longwy Agglomération », dont le rôle se limitait à un accompagnement informatif, n'avait pas commis de faute dans la procédure de dépôt de la demande, celle-ci relevant de la responsabilité du particulier. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, la requérante a été condamnée à verser 1 000 euros à la collectivité pour les frais exposés par cette dernière.
Avocat : SELAS M & R
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2202085
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un vacataire demandant l'annulation du rejet implicite de sa demande indemnitaire et la condamnation de la Chambre de Commerce et d'Industrie. Le tribunal a jugé que la CCI n'avait pas commis de faute dans le recrutement en contrat à durée déterminée et que les griefs concernant la réduction du temps de travail et le non-renouvellement du contrat n'étaient pas établis. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de justice administrative et du statut du personnel des chambres de commerce et d'industrie.
Avocat : TOUATI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400026
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge de la taxe d'habitation pour les années 2023 et 2024. Le requérant contestait l'imposition au motif que le local était utilisé pour son activité professionnelle et non comme résidence secondaire. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 1407 du code général des impôts, la société du requérant, n'étant pas assujettie à la cotisation foncière des entreprises, était bien redevable de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires pour ce local meublé.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2400935
**Sujet principal** : Contestation de la taxe d'habitation secondaire au titre de 2023 par une assistante maternelle, qui loue un logement pour son activité professionnelle en semaine. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge totale de la taxe. Le logement loué à Cachan constitue une résidence secondaire au 1er janvier 2023, et non une résidence principale, ce qui le rend imposable. La demande de remise gracieuse est également écartée, car elle relève de la compétence du juge gracieux et non du contentieux fiscal. **Textes appliqués** : Articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts (régime de la taxe d'habitation, redevabilité au 1er janvier et distinction entre résidence principale/secondaire).
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402442
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023. Le requérant, bénéficiaire de l'AAH et handicapé à plus de 80%, invoquait l'article 1390 du code général des impôts, mais le bien est la propriété d'une SCI dont il est cogérant. Le tribunal a jugé que les conditions d'exonération prévues par le code général des impôts ne sont pas remplies lorsque le bien n'est pas la propriété personnelle de l'allocataire, même en cas de transparence fiscale de la SCI.
Avocat : SCP ARENTS-TRENNEC
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2402660
Sujet principal : Demande de décharge de la taxe foncière sur les propriétés bâties pour un bien jugé inhabitable par la propriétaire. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). Solution retenue : Rejet de la requête. Le tribunal estime que les éléments avancés (absence de toilettes, salle de bains, etc.) ne démontrent pas que le bien est impropre à toute utilisation, d'autant que la requérante a déclaré y avoir emménagé. Textes appliqués : Articles 1380, 1393 et 1415 du code général des impôts, définissant l'assiette et le fait générateur de la taxe foncière.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2403091
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge de la taxe d'habitation secondaire. Le litige portait sur l'imposition au titre de 2023 d'un logement à Vincennes, que les requérantes considéraient comme leur future résidence principale bien que non occupée au 1er janvier. La juridiction a appliqué les articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts, qui fixent le fait générateur de la taxe au 1er janvier de l'année d'imposition, et a jugé que le bien, meublé et à la disposition des requérantes à cette date, était imposable en tant que résidence secondaire.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2407064
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'attribution d'une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (11ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... Il considère que son handicap, bien que générant des douleurs et difficultés, ne démontre pas, au vu des éléments du dossier, qu'il entraîne une réduction *importante et durable* de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité systématique d'être accompagnée, conditions légales requises. **Textes appliqués** : Les articles L. 241-3 et R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles, définissant les conditions d'attribution de la carte et encadrant le recours préalable obligatoire.