Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2401126
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté les requêtes de M. C... visant à obtenir réparation pour des fouilles à nu subies en détention. Le juge a jugé irrecevables ses conclusions demandant la communication d'une liste de fouilles, faute d'une demande administrative préalable, et a estimé que les fouilles litigieuses, justifiées par des motifs de sécurité, ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 225-1, R. 225-1 et R. 225-2) relatives aux fouilles.
Avocat : CALMETTE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2405969
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'une demande d'indemnisation d'un détenu pour violation de son intimité par une surveillante pénitentiaire. Le juge a rejeté la requête, estimant que les faits allégués ne caractérisaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire (articles L. 6 et L. 7) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui imposent à l'administration de garantir la dignité et l'intégrité des personnes détenues.
Avocat : CALMETTE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504565
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d'expertise médicale présentée par une aide-soignante sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge estime que la mesure n'est pas utile, la requérante ayant déjà bénéficié de plusieurs expertises et ayant par ailleurs saisi le juge du fond sur le litige principal. La juridiction considère que c'est à ce juge du fond, déjà saisi, qu'il appartient d'apprécier l'opportunité d'une telle mesure d'instruction.
Avocat : CARDI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509062
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a été saisi d'une demande de provision par les représentants légaux d'un patient victime d'une infection nosocomiale contractée au CHU de Montpellier, à l'encontre de l'ONIAM. Le juge a constaté que l'obligation de l'ONIAM d'indemniser au titre de la solidarité nationale, prévue à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, n'était pas sérieusement contestable. En application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, il a accordé une provision, mais en a limité le montant à la fraction qu'il a estimée certaine, soit 285 987,84 euros pour le patient et 5 000 euros pour chacun de ses fils, considérant que le quantum initialement demandé était excessif.
Avocat : DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2103208
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'une habitante de la commune de Chirens visant à faire condamner l'État et l'ARCEP pour leur responsabilité supposée dans les nuisances liées aux antennes-relais. La juridiction a jugé que les mesures d'exposition aux ondes électromagnétiques invoquées par la requérante, issues d'un rapport du CRIIREM, étaient inférieures aux valeurs limites réglementaires fixées par le code des postes et des communications électroniques. Elle a en conséquence estimé qu'aucune faute n'était caractérisée et a rejeté les demandes d'annulation des décisions implicites et explicites de rejet, d'injonction et d'indemnisation.
Avocat : PAUL-AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602228
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Choisy en désignant un expert pour constater l'état d'un bâtiment menaçant ruine. La juridiction a appliqué les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative, qui encadrent cette procédure d'urgence. La mission de l'expert consiste à examiner le bâtiment, constater un éventuel péril imminent et proposer les mesures conservatoires nécessaires.
Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602247
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en formation de référé, a été saisi par la commune de Montélimar d'une demande de désignation d'expert concernant un bâtiment menaçant ruine. La juridiction a constaté que cette requête était un doublon d'une précédente demande enregistrée quelques jours auparavant. En application des règles de procédure du code de justice administrative, le tribunal a en conséquence ordonné la radiation de la seconde requête des registres du greffe.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303460
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le retrait de son agrément d'assistante maternelle. Le juge a estimé que le président du conseil départemental de Loire-Atlantique avait légalement retiré l'agrément, au regard des articles L. 421-3 et L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, en se fondant sur des motifs sérieux liés à la sécurité et à l'épanouissement des enfants. Ces motifs incluaient une procédure pénale concernant son conjoint, des manquements répétés aux conditions de l'agrément et des conditions d'accueil jugées inadaptées.
Avocat : SELARL PUBLI-JURIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303876
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur un recours en plein contentieux concernant le refus du Revenu de Solidarité Active (RSA). Le juge a écarté le moyen tiré du défaut de motivation de la décision initiale, considérant que son office était de statuer directement sur les droits de la requérante. Il a renvoyé l'affaire devant l'administration pour un nouvel examen des droits à RSA, en application des articles L. 262-28 et suivants du code de l'action sociale et des familles, après avoir constaté que la requérante n'avait pas respecté ses obligations de recherche d'emploi.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303887
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête d'une allocataire du RSA qui contestait une décision lui accordant une remise partielle (90%) d'un indu. Le tribunal estime que la bonne foi de la requérante n'est pas établie, car l'erreur dans ses déclarations de ressources ne peut être imputée à la CAF, et qu'elle n'apporte pas d'éléments suffisants pour démontrer une situation de précarité justifiant une remise totale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles concernant la récupération et la remise des indus de RSA.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303921
Le Tribunal Administratif de Nantes a jugé deux requêtes concernant la contestation par une allocataire d'indus de prestations sociales (APL, prime de fin d'année, allocation de logement familial, prime d'activité) notifiés par la CAF de Maine-et-Loire. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision initiale de la CAF du 16 mars 2021, cette dernière ayant été remplacée par une décision de la commission de recours amiable du 7 juin 2021. La solution retenue est donc le rejet des demandes d'annulation de la décision initiale, fondé sur les articles R. 611-7 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les codes de la construction et de l'habitation et de la sécurité sociale.
Avocat : SORIN
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304344
Le Tribunal Administratif de Nantes a jugé une opposition à une contrainte émise par la CAF pour le recouvrement de plusieurs indus de prestations sociales. Le tribunal a déclaré irrecevables les demandes des requérants concernant le bien-fondé des indus de prime d'activité et d'APL, ainsi que leur demande de remise de dette, au motif qu'ils n'avaient pas exercé les recours administratifs préalables obligatoires prévus par les articles L. 845-2 du code de la sécurité sociale et R. 351-51 du code de la construction et de l'habitation. La requête a donc été rejetée sur ces points d'irrecevabilité d'ordre public.
Avocat : DESFARGES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2310760
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise de dette de prime d'activité et la remise totale de l'indu de 2 047,35 euros. Le juge applique l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui conditionne la remise à la bonne foi ou à la précarité du débiteur. Il constate que le requérant ne démontre pas, à la date du jugement, être dans une situation financière de précarité justifiant une telle remise.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311197
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à obtenir l'annulation du rejet d'une demande de remise gracieuse d'un indu de prime d'activité de 5 270,29 euros. Le tribunal, appliquant l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, a jugé que la requérante était de bonne foi et se trouvait dans une situation de précarité financière justifiant une remise. En conséquence, il a annulé la décision de la CAF et accordé la remise totale de la dette.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2311964
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. D... et Mme C... visant à obtenir la remise gracieuse d'indu d'APL et de prime d'activité. La juridiction a écarté l'exception de non-lieu soulevée par la CAF concernant la dette d'APL, considérant que son remboursement n'avait pas privé le litige de son objet. En application des articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a jugé que les requérants, qui n'ont pas fourni les éléments demandés sur leurs ressources et charges, ne justifiaient pas d'une situation de précarité ou de bonne foi permettant une remise de dette.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2314607
Sujet principal : Recours contre le refus de remise de dettes liées à un paiement indu de prime d'activité. Juridiction : Tribunal administratif de Nantes (formation de jugement). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la demanderesse, estimant qu'elle n'apporte pas la preuve d'une situation de précarité financière justifiant la remise gracieuse. Textes appliqués : Article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, encadrant la récupération et la possible remise des indus de prime d'activité en cas de bonne foi ou de précarité du débiteur.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600771
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'enregistrement d'une liste de candidature aux élections municipales de 2026 à Mayotte. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Mayotte (siégeant au tribunal administratif de La Réunion). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du demandeur. Il considère que le préfet était fondé à refuser l'enregistrement car la liste déposée ne satisfaisait pas aux conditions légales impératives, notamment l'absence de signature manuscrite et de la mention manuscrite de consentement exigée pour chaque candidat par l'article L. 265 du code électoral. **Textes appliqués** : Les articles L. 260, L. 264 et principalement L. 265 du code électoral, qui fixent les conditions de forme strictes pour la validité du dépôt d'une liste de candidature.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603462
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d'Allauch en désignant un expert pour évaluer un bâtiment présentant un risque pour la sécurité publique. Le juge a ordonné une expertise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, suivant la procédure de référé prévue aux articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consiste à constater l'état du bâtiment, évaluer l'imminence du danger et proposer les mesures nécessaires pour y mettre fin.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2501399
**Sujet principal** : Recours contre des décisions de recouvrement d'indus de prestations sociales (RSA et prime d'activité) et le refus de remise gracieuse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que les avis de sommes à payer sont réguliers et que les créances ne sont pas prescrites. Il estime également que le refus de remise gracieuse par le département et la caisse d'allocations familiales n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, au regard notamment de la situation financière de la requérante et de l'absence de bonne foi dans ses déclarations. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives au RSA et à sa récupération, ainsi que les règles de procédure administrative contentieuse.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2502246
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A... K... visant à annuler la décision du département du Gard mettant fin à ses droits au RSA et ordonnant la récupération d'un indu de 24 092,69 €. Le tribunal a considéré que la requête, formellement dirigée contre la décision initiale de la CAF, devait être regardée comme visant la décision de rejet du recours administratif préalable du 10 avril 2025, conformément à la procédure prévue par l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Les moyens soulevés par le requérant n'ont pas été jugés fondés pour remettre en cause la légalité de la décision contestée.
Avocat : CHELLY