Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2509444

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B..., ressortissante camerounaise, pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. En cours d'instance, le préfet de la Moselle a délivré le récépissé sollicité, valable jusqu'au 23 juin 2026. Par conséquent, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet, et a rejeté la demande de frais de justice présentée par la requérante.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

27 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600393

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative par la commune de Bitche, ordonne à la société Entreprise Jean Lefebvre Alsace de procéder à la réparation des désordres affectant les dalles de la rue Foch, constatés par procès-verbal du 15 janvier 2026. La juridiction retient que ces désordres, réservés lors de la réception des travaux du 17 octobre 2024, constituent un danger pour la circulation publique et des nuisances sonores, caractérisant une situation d'urgence. Elle estime que la commune, dépourvue de moyens de coercition directs, peut solliciter du juge une injonction sous astreinte, dès lors que la mesure est utile et ne se heurte à aucune contestation sérieuse. La décision s'appuie sur les principes régissant l'exécution des marchés publics et la garantie de parfait achèvement.

Avocat : CM. AFFAIRES PUBLIQUES

27 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600817

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B..., professeur, d’une demande d’injonction visant à obtenir la prise en compte de ses prolongations d’arrêt de travail pour accident de service et la régularisation de sa rémunération, réduite à demi-traitement. Le tribunal a constaté que le rectorat de l’académie de Strasbourg avait, postérieurement à l’introduction de la requête, reconnu l’imputabilité au service des arrêts et informé l’intéressé qu’une régularisation de sa situation était en cours, avec un versement prévu sur la paie de mars. En conséquence, le juge a estimé que les conclusions de la requête avaient perdu leur objet, le référé ne pouvant ordonner que des mesures provisoires et non se substituer à une régularisation déjà engagée par l’administration.

27 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500757

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de provision de M. A... à l'encontre du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). Le juge estime que l'existence d'une obligation de réparation pour le CNAPS, à la suite du refus de renouvellement d'une carte professionnelle de sécurité, est sérieusement contestable, notamment sur le lien de causalité entre les décisions et les préjudices allégués. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative et de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.

Avocat : ABDERREZAK

27 février 2026
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303678

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de contribuables contestant des rectifications d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2017. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification, notifiée le 7 juin 2021, était régulière car le délai de prescription avait été suspendu par l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à l'état d'urgence sanitaire. Il a également estimé que les loyers litigieux étaient imposables en 2017 et que la majoration appliquée était justifiée. La décision s'appuie sur les articles L. 169 et L. 189 du livre des procédures fiscales et l'ordonnance n° 2020-306.

Avocat : CABINET DGM & ASSOCIES (SELARL)

27 février 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2305324

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge totale d'imposition de Mme D... concernant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour l'année 2017. Le tribunal a jugé que, mariée et non divorcée en 2017, elle était solidairement imposable avec son époux pour leurs revenus communs, conformément aux articles 6 et 196 bis du code général des impôts. Il a également considéré que Mme D..., n'ayant pas contesté la proposition de rectification initiale, ne démontrait pas le caractère exagéré de l'imposition, comme l'exige l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.

Avocat : WAN AVOCATS

27 février 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2312065

La société Acaplast demandait au Tribunal Administratif de Melun la restitution de créances de crédit d'impôt recherche pour plusieurs exercices. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, relevant que les crédits d'impôt en cause avaient déjà été imputés ou remboursés en totalité, ce qui éteint le droit à restitution. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : JAMES

27 février 2026• 10ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2204326

**Sujet principal** : Recours contre des majorations de taxe sur les logements vacants pour les années 2015 à 2021. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare irrecevables les conclusions concernant les années 2015 à 2020, présentées hors délai. Sur le fond, il rejette la demande de décharge pour l'année 2021, estimant que le contribuable n'apporte pas la preuve que les locaux n'étaient pas en état d'être loués. **Textes appliqués** : Code de justice administrative (articles R. 421-1 et R. 421-5 sur les délais de recours) et Code général des impôts (régime de la taxe sur les logements vacants).

27 février 2026• 10ème chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2304200

**Sujet principal** : Recours de la société Ayvens contre des rappels de TVA et de retenues à la source, ainsi que contre des pénalités, suite à une vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, après avoir examiné la recevabilité d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la société, statue sur le fond du litige fiscal. La décision finale n'est pas explicitement transcrite dans l'extrait fourni, mais le tribunal procède à l'examen des moyens de la requérante et des arguments de l'administration. **Textes appliqués** : Le tribunal se réfère principalement au code général des impôts, au livre des procédures fiscales, au code de justice administrative, ainsi qu'à la Constitution et à l'ordonnance organique n°58-1067 pour le cadre procédural de la QPC.

27 février 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2207080

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de décharge d'un rappel de taxe sur les salaires formulée par la Caisse régionale du Crédit agricole mutuel du Morbihan. Le litige portait sur l'assujettissement à cette taxe de la rémunération versée au directeur général de la caisse pour les années 2016 et 2017. Le tribunal a jugé que, conformément aux articles 231 du code général des impôts et L. 311-3 du code de la sécurité sociale, la caisse régionale était bien assujettie à la taxe sur les salaires et que la rémunération de son directeur général, en tant que mandataire social, devait être intégrée dans son assiette.

27 février 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2301092

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Cegedim visant à obtenir la restitution d'un complément de crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) d'un montant de 913 706 euros au titre de 2018. Le tribunal a jugé que les rémunérations des salariés sous convention de forfait en jours ne pouvaient être intégralement incluses dans l'assiette du CICE, car le plafond d'éligibilité prévu par l'article 244 quater C du code général des impôts doit être proratisé pour ces salariés, en fonction de la durée de travail prévue à leur contrat. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du code du travail relatives au CICE et aux conventions de forfait.

Avocat : DELSOL AVOCATS

27 février 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2311854

**Sujet principal** : Contrôle fiscal d'une société SIIC (Unibail Rodamco Westfield) concernant la répartition de ses charges et produits entre son secteur imposable et son secteur exonéré d'impôt sur les sociétés, ainsi que l'affectation des résultats d'une société en nom collectif (SNC Lefoullon). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Montreuil (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société et valide les redressements de l'administration fiscale. Il estime que la société n'a pas justifié que les clefs de répartition qu'elle a utilisées reflétaient fidèlement la réalité économique de ses activités, et que la quote-part de résultat de la SNC Lefoullon doit être affectée au secteur imposable. **Textes appliqués** : L'article 208 C du code général des impôts (régime d'exonération des SIIC), l'article 39 du CGI (déduction des charges), et les commentaires administratifs du BOFiP (BOI-IS-CHAMP-30-20-30) concernant les règles de ventilation.

Avocat : CMS FRANCIS LEFEBVRE AVOCATS

27 février 2026• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2315303

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté les requêtes de plusieurs sociétés (Laboratoire Chauvin, Bausch & Lomb France) contestant des redressements fiscaux (retenues à la source et impôt sur les sociétés) pour les exercices 2014 et 2015. La juridiction a jugé que la prise en charge de frais de restructuration par une filiale au bénéfice de sa société mère constituait un acte anormal de gestion et un transfert indirect de bénéfices au sens de l'article 57 du code général des impôts. Elle a également déclaré irrecevables les demandes de versement d'intérêts moratoires (article L. 208 du Livre des Procédures Fiscales) en l'absence de litige actuel sur ce point.

Avocat : ERNST & YOUNG SOCIETE D'AVOCATS

27 février 2026• 1ère chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500237

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par le préfet du Calvados d’une contravention de grande voirie pour des travaux de terrassement non autorisés sur le domaine public maritime (zone dunaire). La juridiction a constaté que Mme C... avait réalisé ces travaux sans titre, en violation des articles L. 2122-1, L. 2132-3 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. Elle a condamné la contrevenante à une amende de 500 euros et lui a enjoint de replanter des végétaux dunaires sur la zone endommagée, sous peine d’exécution d’office à ses frais.

27 février 2026• 2ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500382

Le Tribunal administratif de Caen, saisi en plein contentieux par le président du conseil départemental du Calvados, a condamné M. A... pour contravention de grande voirie pour avoir stationné sans titre son navire « Roule ta bosse » sur le terre-plein du bassin Carnot du port de Honfleur. Au titre de l’action publique, il a prononcé une amende de 5e classe, d’un montant maximum de 1 500 euros, en application des articles L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques, L. 5335-4 du code des transports et L. 2132-26 du même code. Au titre de l’action domaniale, il a enjoint à M. A... de déplacer son navire sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du jugement.

27 février 2026• 2ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500753

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en formation de la 2ème chambre, a examiné un recours de plein contentieux du préfet du Calvados contre M. D... pour une contravention de grande voirie. Les faits concernent des travaux de terrassement non autorisés sur le domaine public maritime, dans une zone dunaire à Varaville, en violation des articles L. 2122-1, L. 2132-3 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques. Le tribunal a constaté la matérialité des faits, reconnus par M. D..., et a prononcé une amende, tout en tenant compte de la demande de dispense partielle du préfet et des travaux de remise en état spontanés du contrevenant. La solution retenue consiste à infliger une amende modulée dans la limite du plafond légal de 1 500 euros, et à ordonner, si nécessaire, la réalisation de plantations complémentaires de végétaux dunaires aux frais de M. D....

Avocat : DESMONTS

27 février 2026• 2ème chambre JU
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300797

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. B... tendant au remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 94 500 euros au titre de 2021. Le tribunal a jugé que la SCI Bartolées, société civile ayant acquis un bien pour le réhabiliter en hôtel, exerçait une activité civile de gestion locative, non éligible au crédit d’impôt prévu à l’article 244 quater E du code général des impôts, qui exige une activité industrielle, commerciale, artisanale, libérale ou agricole. La solution retenue confirme le bien-fondé du refus de l’administration fiscale.

27 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300889

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Ruone, qui sollicitait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 2 494 euros au titre de l’exercice 2022. La société invoquait l’éligibilité de travaux d’installation de gouttières et couvertines sur un établissement d’hébergement touristique, en application de l’article 244 quater E du code général des impôts. Le tribunal a jugé que ces investissements ne constituaient pas un « investissement initial » au sens du règlement (UE) 651/2014, car ils ne correspondaient ni à la création, ni à l’extension, ni à la diversification, ni à un changement fondamental de l’établissement. Par conséquent, la requête a été rejetée.

27 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200881

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de l’EARL Domaine Viticole San Biaggio, qui demandait le remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse de 26 286 euros. La société soutenait que les règles de cumul et de plafonnement des aides issues du règlement (UE) 651/2014 du 17 juin 2014 ne lui étaient pas applicables, mais le tribunal a jugé que ces règles devaient être respectées. En conséquence, l’administration fiscale avait correctement limité le crédit d’impôt en déduisant les subventions publiques perçues, conformément à l’article 244 quater E du code général des impôts. La demande de remboursement a donc été rejetée.

Avocat : COSTE

27 février 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201317

Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la demande des ayants droit de M. B... visant à obtenir la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des pénalités pour la période 2015-2016. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière car, après avoir prononcé un dégrèvement des impositions, l'administration n'a pas informé les requérantes de la persistance de son intention de les imposer avant d'émettre un nouvel avis de mise en recouvrement. En conséquence, le tribunal a prononcé la décharge des rappels de TVA et des pénalités, en application des principes généraux de la procédure fiscale et des articles L. 57 et suivants du livre des procédures fiscales.

Avocat : CABINET D'AVOCATS NATAF & PLANCHAT

27 février 2026• 2ème chambre