Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201333
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de Mme B... contestant deux titres exécutoires émis par l’Agence de services et de paiement pour le remboursement d’un apport de trésorerie de 22 970,86 euros. La requérante soutenait que ces titres étaient illégaux en raison de l’illégalité de la décision implicite de retrait des aides de la politique agricole commune (PAC) pour 2017, faute de procédure contradictoire et d’erreur d’appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen tiré de l’exception d’illégalité de cette décision était inopérant. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l’administration et du décret n° 2017-1318 du 4 septembre 2017.
Avocat : LELIEVRE
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2201407
Le Tribunal Administratif de Bastia a examiné la requête de la SARL Alzitana contestant l'arrêté préfectoral du 27 avril 2022 fixant à 34 736 euros la redevance pour l'occupation du domaine public maritime. La société invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 2125-3 et R. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, en raison d'une procédure irrégulière et d'une augmentation disproportionnée de la redevance. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que la procédure de fixation de la redevance était régulière et que son montant, bien qu'en forte hausse, tenait compte des avantages procurés par l'occupation. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté et des conclusions accessoires a été rejetée.
Avocat : LELIEVRE
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300074
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête des consorts B..., ayants droit de M. A... B..., qui demandaient la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contributions sociales et de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus au titre de l'année 2016, pour un montant total de 153 781 euros. Le tribunal a jugé que la procédure d'imposition était régulière, l'administration n'étant pas tenue de notifier un nouvel avis d'imposition aux ayants droit après le décès du contribuable. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 1er du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales par la majoration prévue au 1° du 7 de l'article 158 du code général des impôts. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 253 du livre des procédures fiscales, 1658 et 1682 du code général des impôts, ainsi que sur l'article 870 du code civil.
Avocat : CABINET D'AVOCATS NATAF & PLANCHAT
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300077
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête en indemnisation de M. C... (n°2300077) pour carence fautive du maire dans l'exercice de ses pouvoirs de police, au motif que la demande était irrecevable faute de demande indemnitaire préalable. Il a également rejeté les requêtes en annulation (n°2300473 et n°2401476) dirigées contre le refus du maire de faire usage de ses pouvoirs de police pour rétablir la circulation, en considérant que les troubles invoqués, liés à un litige de voisinage et à l'emprise irrégulière d'une clôture privée sur le domaine public, ne caractérisaient pas un péril imminent ou une atteinte grave à l'ordre public justifiant l'intervention du maire sur le fondement de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : PERES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300436
Le Tribunal Administratif de Bastia (2ème chambre) a statué sur les requêtes de l’EURL Immobilière du Grand Fornacce et de l’EURL Immobilière du Grand Soleil, qui contestaient des rehaussements d’impôt sur les sociétés. Les sociétés soutenaient que l’acquisition de parts de la SARL Sofima par l’EURL Immobilière du Grand Soleil ne constituait pas un acte anormal de gestion. Le tribunal a rejeté les deux requêtes, jugeant que l’administration fiscale avait correctement requalifié cette opération en distribution de bénéfices. La solution retenue s’appuie sur les articles 38 et 39 du code général des impôts.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LE SERGENT
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300443
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de l'EURL Immobilière du Grand Fornacce et de l'EURL Immobilière du Grand Soleil. Ces sociétés contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités, l'administration fiscale ayant requalifié l'acquisition de parts d'une autre société par l'EURL Immobilière du Grand Soleil en un acte anormal de gestion, constitutif d'une distribution de bénéfices. Le tribunal a jugé que l'administration apportait la preuve de cet acte anormal de gestion, les sociétés n'établissant pas que l'opération avait été réalisée dans leur intérêt propre. En conséquence, les impositions supplémentaires et les pénalités pour manquement délibéré, fondées sur les articles 38 et 39 du code général des impôts, ont été maintenues.
Avocat : CABINET D'AVOCATS LE SERGENT
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300489
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête de Mme A... contestant le retrait des aides de la PAC pour 2021 et le refus d’octroi pour 2022. La juridiction a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée et que l’administration pouvait légalement retirer les aides, même après une décision d’octroi devenue définitive, si les conditions d’éligibilité n’étaient pas remplies. Le tribunal a estimé que Mme A... ne justifiait pas de la qualité d’agriculteur actif au sens du règlement (UE) n° 1307/2013, faute de démontrer une activité agricole réelle et effective.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CASTANEA JURIS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202334
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. C..., agent de la commune de Montauban, qui demandait réparation pour harcèlement moral, manquement à l'obligation de sécurité et modification irrégulière de son contrat de travail. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires fondées sur l'illégalité du changement d'affectation, faute de demande préalable sur ce point. Sur le fond, le tribunal a rejeté les autres demandes, estimant que les faits invoqués ne caractérisaient pas un harcèlement moral et que la commune n'avait pas manqué à son obligation de protection. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code général de la fonction publique et de la loi du 13 juillet 1983.
Avocat : BELLINZONA FREDERIQUE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2502345
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par des propriétaires d’un immeuble effondré suite à des travaux publics, afin d’ordonner une expertise sur l’origine et le coût des désordres. La régie des eaux a soulevé une exception d’incompétence de la juridiction administrative, mais le juge des référés l’a écartée, estimant que le litige, portant sur les conséquences de travaux publics, n’est pas manifestement insusceptible de relever de l’ordre administratif. Le juge a fait droit à la demande d’expertise sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, la jugeant utile pour établir contradictoirement les causes et l’ampleur des désordres.
Avocat : SCP MOINS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503166
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par la commune de Saint-Jean-Lespinasse d'une demande d'expertise judiciaire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, afin de déterminer l'origine et les causes de désordres apparus après des travaux d'aménagement intérieur de son hôtel de ville. La juridiction a fait droit à cette demande, considérant la mesure utile dans la perspective d'un éventuel litige en réparation, et a relevé qu'un précédent désistement d'instance n'empêchait pas la présentation d'une nouvelle requête. La solution retenue est donc l'octroi de l'expertise sollicitée.
Avocat : URBI & ORBI AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503471
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A..., qui souhaitait déterminer l'origine et l'ampleur de ses préjudices suite à sa prise en charge au CHU de Toulouse en 2018 (césarienne compliquée d'une plaie vésicale et d'une infection). Le juge a rejeté l'argument du CHU selon lequel l'expertise serait inutile en raison d'une éventuelle tardiveté de l'action au fond ou de l'existence d'une précédente expertise, estimant que la mesure était utile pour éclairer un futur éventuel litige indemnitaire. La décision a été prise sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 621-1 du code de justice administrative.
Avocat : GODET
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2503575
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme B..., agressée par un mineur placé à l'aide sociale à l'enfance du département de la Haute-Garonne. La requérante souhaitait déterminer l'ampleur de ses préjudices corporels et moraux en vue d'une action en réparation. Le juge a considéré que la mesure d'expertise était utile, car l'état de santé de la victime n'avait pas encore été évalué par un expert, et que le litige potentiel relevait de la compétence administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : CANDELIER CARRIERE-PONSAN
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505063
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme A..., afin de déterminer l'origine et l'étendue des préjudices subis lors de sa prise en charge au CHU de Toulouse suite à une césarienne en 2018. La requérante sollicitait cette mesure sur le fondement des articles R. 621-1 et R. 532-1 du code de justice administrative, en vue d'une future action indemnitaire. Le tribunal a rejeté l'argument du CHU selon lequel l'expertise serait inutile en raison d'une précédente expertise ou de la tardiveté d'un éventuel recours, considérant que la mesure présentait un caractère utile pour éclairer le juge du fond. L'expertise est ordonnée au contradictoire du CHU de Toulouse, de l'ONIAM et de la CPAM de l'Aude.
Avocat : JASPER AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508089
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise économique à la demande de la SAS Delyna, qui estime subir un préjudice commercial en raison des travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La solution retenue fait droit à la requête, l’expertise étant jugée utile pour évaluer l’impact des travaux sur le chiffre d’affaires du commerce. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d’expertise.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508175
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise économique à la demande de la SARL Beau Soleil afin d'évaluer le préjudice lié à la perte d'exploitation causée par les travaux de la ligne C du métro menés par Tisséo Ingénierie. La solution retenue fait droit à la requête, les parties ne s'opposant pas à cette mesure. L'expert devra notamment déterminer l'impact des travaux sur le chiffre d'affaires et chiffrer le préjudice économique subi à compter du 1er janvier 2025. Cette décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner toute mesure utile d'expertise.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2202089
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande indemnitaire de M. A..., qui sollicitait la condamnation solidaire de l’État et de la commune de Concarneau à lui verser 808 026,31 euros. Le requérant invoquait des fautes liées à l’institution d’une servitude de passage des piétons le long du littoral (SPPL) et à l’absence de mention de cette servitude dans un certificat d’urbanisme et le plan local d’urbanisme. La commune a opposé avec succès la prescription quadriennale de la créance, en application de la loi du 31 décembre 1968. Le tribunal a donc jugé la requête irrecevable sur ce point et rejeté l’ensemble des conclusions.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602130
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur la demande de la Commune de Montélimar, a ordonné une expertise d’un bâtiment menaçant ruine situé au 32 rue Sarda. La décision est fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, qui permet à l’autorité compétente de solliciter un expert avant un éventuel arrêté de mise en sécurité. Le juge a désigné un expert avec pour mission d’examiner l’immeuble, de constater les désordres, d’évaluer le péril imminent et de proposer des mesures urgentes. L’expert devra rendre son rapport sous cinq jours, et les opérations devront se tenir dans les 24 heures suivant sa désignation.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602153
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a fait droit à la demande de la Commune de Nyons visant à faire examiner un bâtiment menaçant ruine situé au 17 place Barrillon. Sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, le juge a désigné un expert pour constater l'état du bâtiment et des mitoyens, et proposer des mesures urgentes de mise en sécurité. L'expert devra rendre son rapport sous cinq jours et informer les parties des mesures de sauvegarde impératives dans un délai de vingt-quatre heures.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2008440
**Sujet principal** : La société SADE-CGTH conteste, devant le Tribunal Administratif de Lille, un titre de recettes émis par la communauté d'agglomération du Boulonnais pour le recouvrement de pénalités de retard dans l'exécution d'un marché public de travaux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que le cahier des clauses administratives particulières (CCAP) du marché, en prévoyant explicitement que les pénalités de retard peuvent être appliquées sur l'ensemble du marché ou de la tranche considérée pour les délais partiels, a valablement dérogé au principe d'unicité du décompte général et définitif. Par conséquent, l'émission du titre de recettes avant l'établissement du décompte final est régulière. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les stipulations du CCAP du marché, interprétées comme dérogeant à l'article 13.2 du Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) Travaux, et sur les principes généraux du droit des marchés publics concernant l'application des pénalités de retard.
Avocat : CABINET ASTORIA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601345
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'une carte de résident. Le juge a estimé que le requérant, bien que dans une situation de refus de titre, ne démontrait pas une urgence suffisante, notamment en l'absence de preuve d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS