Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504045

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette les demandes d'expertise de M. et Mme L... concernant trois logements à Saint-Nicolas-de-la-Grave. Les requérants contestaient les constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne, qui ont conduit à la suspension des aides au logement. Le juge retient que le litige relatif à la décence d'un logement relève de la compétence du tribunal judiciaire, et non de l'ordre administratif. En conséquence, il décline la compétence de la juridiction administrative pour statuer sur ces demandes.

Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON

26 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504046

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. et Mme L... de trois demandes de référé expertise visant à contester des constats de non-décence établis par la CAF de Tarn-et-Garonne pour trois logements leur appartenant, ainsi que la suspension consécutive du versement des aides au logement. La CAF a soulevé l'incompétence de la juridiction administrative, arguant que le litige relève du tribunal judiciaire. Le juge des référés a joint les trois requêtes. Se fondant sur le code de la construction et de l'habitation et sur une décision du Tribunal des conflits, le tribunal a rejeté les demandes d'expertise, jugeant que le contentieux de la décence d'un logement relève de la compétence de l'ordre judiciaire.

Avocat : CAMBRIEL GERBAUD-COUTURE ZOUANIA SIMEON

26 février 2026
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505380

Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. A... d'une demande de nouvelle expertise médicale et de versement d'une provision, suite à une biopsie cardiaque réalisée au CHU de Toulouse en mai 2021. Le requérant contestait notamment le défaut d'information préalable et les conclusions d'un précédent rapport d'expertise. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que la nouvelle expertise n'était pas utile car le précédent rapport était suffisant et que la contestation relevait du juge du fond. Il a également jugé que les demandes de provision et d'indemnisation ne remplissaient pas les conditions des articles R. 541-1 et R. 532-1 du code de justice administrative.

Avocat : BIROT - RAVAUT ET ASSOCIES

26 février 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400248

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. B... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu de 71 757 euros pour 2017. Le litige portait sur la déductibilité d'une indemnité compensatrice de préavis de 165 291 euros, versée à son employeur suite à une condamnation prud'homale. Le tribunal a jugé que cette indemnité, destinée à réparer le préjudice de l'employeur pour rupture fautive du contrat, ne constituait pas une dépense effectuée en vue de l'acquisition ou de la conservation d'un revenu au sens des articles 13 et 83 du code général des impôts. Par conséquent, sa réintégration dans les revenus imposables par l'administration fiscale était justifiée.

26 février 2026• 3ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600246

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant russe, qui demandait d’enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour « visiteur » ou, à défaut, une attestation provisoire de séjour. Le juge estime que la demande de délivrance d’un titre de séjour ne relève pas des mesures provisoires ou conservatoires que le juge des référés peut ordonner. Par ailleurs, M. B... bénéficiant déjà d’une attestation de décision favorable valant autorisation provisoire de séjour jusqu’au 5 mars 2026, la demande d’attestation provisoire est dépourvue d’utilité. La requête est donc rejetée.

26 février 2026
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400025

Le Tribunal Administratif de la Guyane était saisi par Mme B... D... d'un recours en plein contentieux contre une décision de l'OFII lui imposant une contribution spéciale et une contribution forfaitaire de 30 000 euros pour travail illégal, fondée sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi, en raison de l'abrogation de la contribution forfaitaire par la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le tribunal a examiné les moyens de la requérante, notamment l'insuffisance de motivation et le caractère disproportionné de la sanction.

Avocat : SEMONIN CLEO

26 février 2026• 1ère Chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501646

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui contestait son assujettissement à l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024 dans la Saône-et-Loire. La société soutenait que cette taxe était incompatible avec la directive (UE) 2018/1972, soit en relevant de l’article 42 (redevances sur les droits de mise en place de ressources), soit en constituant une entrave aux principes généraux du droit de l’Union. Le tribunal a jugé que l’IFER-SR ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de la directive, car elle n’est pas liée à la procédure d’autorisation générale ni à l’octroi de droits d’utilisation, et qu’elle ne méconnaît pas les principes généraux de la directive, s’agissant d’une imposition fiscale générale. La solution retenue s’appuie sur le code général des impôts et la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

26 février 2026• 2ème chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2502554

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de la société Free Mobile, qui demandait la décharge de l’imposition forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) sur les stations radioélectriques pour les années 2023 et 2024. La société soutenait que cette imposition était incompatible avec la directive 2018/1972, mais le tribunal a jugé que l’IFER ne relève pas du champ d’application de l’article 42 de cette directive, conformément à la jurisprudence du Conseil d’État du 5 février 2025. Par conséquent, les moyens soulevés ont été écartés et la demande de restitution de 1 715 016 euros, ainsi que les conclusions accessoires, ont été rejetées.

Avocat : CABINET JEAUSSERAND AUDOUARD (AARPI)

26 février 2026• 2ème chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2303955

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de la SAS Wallaby contestant la résiliation de plein droit du lot n°2 d’un marché public de transport d’enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance, prononcée par le département de la Haute-Garonne. La société demandait également l’annulation d’avenants conclus avec d’autres opérateurs et le paiement de factures impayées. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, jugeant que la décision de résiliation était légale et que les avenants contestés n’étaient pas entachés d’illégalité. Il a notamment considéré que la résiliation de plein droit était fondée sur le dépassement du montant maximum de l’accord-cadre, conformément aux stipulations contractuelles et au code de la commande publique. La décision s’appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, ainsi que sur les règles relatives aux marchés publics.

Avocat : VIMINI

26 février 2026• 4ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406105

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de l’EURL Immo DDL contestant des suppléments d’impôt sur les sociétés (2018-2019) et des rappels de TVA (2019-2020) pour un montant total de 800 910 euros. Le tribunal a d’abord constaté que les conclusions relatives aux rappels de TVA pour 2019 étaient devenues sans objet suite à un dégrèvement partiel de l’administration, et les a déclarées irrecevables. Sur le fond, il a rejeté l’ensemble des moyens soulevés par la société, notamment ceux tirés de l’irrégularité de la procédure de vérification de comptabilité et de l’insuffisance de motivation de la proposition de rectification. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les impositions restantes, sur le fondement des dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : TUROT

26 février 2026• 3ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601483

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... contestant sa radiation des listes électorales de Saint-Gervais et le refus du préfet d'enregistrer sa candidature aux élections municipales de mars 2026. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître de la radiation, relevant que l'article L. 20 du code électoral attribue ce contentieux au juge judiciaire. Sur le refus d'enregistrement, il a jugé que, faute de qualité d'électeur suite à sa radiation, M. A... ne remplissait pas les conditions d'éligibilité de l'article L. 228 du code électoral, ce qui obligeait le préfet à refuser l'enregistrement.

26 février 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601568

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du maire de Quinsac qui demandait la désignation d’un expert pour constater l’état d’un immeuble présentant des moisissures et infiltrations. La juridiction a estimé que la situation relevait de l’insalubrité au sens du 4° de l’article L. 511-2 du code de la construction et de l’habitation, et non d’un péril imminent nécessitant une expertise d’urgence. En conséquence, la procédure de constatation prévue à l’article L. 511-8 du même code, confiée à l’agence régionale de santé, devait être suivie, et non celle de l’article L. 511-9 permettant au juge de désigner un expert. La solution retenue est fondée sur les articles L. 511-2 et L. 511-8 du code de la construction et de l’habitation.

26 février 2026
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2400654

Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme I... contestant la sanction pécuniaire de 47 820 euros infligée par le préfet de la région Bretagne pour exploitation sans autorisation de terres agricoles. La juridiction a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'arrêté préfectoral du 5 juin 2023, au motif que la décision de la commission des recours du 7 décembre 2023 s'y était substituée. Le tribunal a ensuite rejeté les conclusions relatives aux mises en demeure, considérant que leur signature par une représentante de la DDTM ne constituait pas un vice de procédure affectant la légalité de la sanction.

Avocat : CORNET VINCENT SEGUREL

26 février 2026• 6ème Chambre
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2401384

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... veuve A... contestant l'arrêté du 8 janvier 2024 liquidant la pension de réversion de la rente d'invalidité de son époux décédé. La requérante demandait une prise d'effet rétroactive de cette rente au 1er avril 2021, mais le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite, la jouissance de la rente ne peut débuter qu'à la date du dépôt de la demande de reconnaissance de l'imputabilité au service, intervenue le 6 septembre 2023. L'article R. 97 du même code, relatif au paiement des pensions après décès, n'était pas applicable car le défunt ne percevait pas de rente viagère d'invalidité à son décès. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

26 février 2026• MSS 6ème chambre M. LE ROUX
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505524

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par le préfet du Morbihan pour liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de M. B... par un jugement du 18 décembre 2023, qui lui enjoignait de libérer le domaine public maritime à l'île de Gavrinis. Constatant que M. B... n'avait pas exécuté cette injonction et n'avait pas contesté les faits, le tribunal a procédé à la liquidation de l'astreinte. En application des principes régissant les astreintes en matière de contravention de grande voirie, il a condamné M. B... à verser au préfet une somme de 23 100 euros, calculée sur 462 jours de retard au taux de 50 euros par jour. Cette décision se fonde sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.

26 février 2026• MSS 6ème chambre M. LE ROUX
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2109419

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur la demande de la SAS Elivia, spécialisée dans la transformation de viandes, qui contestait son assujettissement à la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2017 et 2018 concernant son établissement du Lion d'Angers. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé un dégrèvement de 1 427 euros pour 2017 et 1 445 euros pour 2018 en cours d'instance. Sur le fond, la société demandait l'exonération de ses installations de froid, d'électricité, de sécurité et de fluides, soit sur le fondement du 11° de l'article 1382 du code général des impôts, soit en les qualifiant de biens non dissociables de l'immeuble. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le litige porte sur l'application des articles 1380, 1381 et 1382 du code général des impôts.

Avocat : SCP RGM

26 février 2026• 4ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602176

**Sujet principal** : Demande d'expulsion d'une famille déboutée du droit d'asile d'un centre d'hébergement. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête du préfet, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité de la mesure d'expulsion ne sont pas établies. Il relève notamment la vulnérabilité de la famille (deux enfants en bas âge) et l'absence de solution d'hébergement alternative. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé), l'article L. 552-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (prise en compte de la vulnérabilité) et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (respect de la vie privée et familiale).

Avocat : PHILIPPON

26 février 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2409808

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, était saisi par Mme B... d’une opposition à une contrainte émise par la CAF du Haut-Rhin pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale. Le tribunal a rejeté la requête comme présentée devant une juridiction incompétente. Il a jugé que, pour les indus d’aide au logement social antérieurs au 1er janvier 2020, le contentieux relève du juge judiciaire en application des articles L. 835-4 et L. 831-1 du code de la sécurité sociale.

Avocat : HENRICH

26 février 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500388

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, était saisi par Mme C... d’un recours contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 201,99 euros et une pénalité pour fraude. Le tribunal a d'abord limité le litige à la seule demande de remise gracieuse de l'indu, constatant que la contestation du bien-fondé de la dette n'avait pas été précédée du recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 845-2 du code de la sécurité sociale et L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Il s'est ensuite déclaré incompétent pour connaître de la pénalité administrative et de la réparation du préjudice, ces contestations relevant, en application de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale, du tribunal des affaires de sécurité sociale.

Avocat : EL MAHFOUDI

26 février 2026• Juge Unique
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2503003

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en juge unique, a examiné la requête de M. A... contestant des retraits de points sur son permis de conduire pour des infractions des 26 juillet 2021 et 6 octobre 2022. Le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le retrait de points lié à l'infraction de 2021, le ministre de l'intérieur ayant retiré cette décision en cours d'instance. Pour l'infraction du 6 octobre 2022, le moyen de M. A... contestant l'imputabilité des faits a été jugé inopérant, car relevant de la compétence exclusive du juge pénal en vertu des articles 529-2, 530 et 530-1 du code de procédure pénale. En conséquence, le surplus des conclusions de la requête a été rejeté.

26 février 2026• Juge Unique