Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2412175
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour 2024 formulée par une vendeuse à domicile indépendante. La juridiction a jugé que l'administration fiscale avait correctement refusé l'exonération, car les revenus bruts de la requérante en 2022 dépassaient le plafond légal. Cette décision s'appuie sur les articles L. 135-1 du code de commerce et 1457 du code général des impôts, qui conditionnent l'exonération de la CFE à un seuil de rémunération.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501489
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la préfète n'était pas tenue d'examiner d'office un éventuel droit au séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, dès lors que la requérante n'avait pas formulé de demande sur cette base. Le tribunal a également jugé que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement connexes ne méconnaissaient pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : FRERY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501573
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé contre un arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de six mois à l'encontre d'un ressortissant afghan. La juridiction a estimé que la décision, fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile (article L. 611-1 4° du CESEDA), était régulière en droit, suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la CEDH. Elle a également jugé que les conditions légales pour prononcer l'interdiction de retour (article L. 612-8 du CESEDA) étaient remplies.
Avocat : FRERY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502201
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant colombien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "vie privée et familiale" et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le refus était légal, car le requérant ne démontrait pas être entré régulièrement en France, condition exigée par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également jugé que la décision était suffisamment motivée et que le respect de la vie familiale au sens de l'article 8 de la CEDH n'était pas méconnu en l'espèce.
Avocat : GILLIOEN
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503332
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête en annulation de l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour dix logements. Le juge a estimé que le projet ne respectait pas les règles d'urbanisme, notamment les dispositions relatives à la défense extérieure contre l'incendie et la protection des haies et boisements. La décision s'appuie sur les articles R. 111-2 et L. 151-23 du code de l'urbanisme.
Avocat : CABINET AURAVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504016
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'arrêté était légal, notamment car la signataire agissait dans le cadre d'une délégation régulière et que la situation personnelle du requérant (célibataire, sans charge de famille, entrée irrégulière) ne justifiait pas la protection de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHITORAGA ALISA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507068
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral du 14 mai 2025 refusant un titre de séjour à la requérante et lui imposant une obligation de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur matérielle en méconnaissant l'existence d'une ordonnance de protection délivrée à la requérante pour violences conjugales, ce qui l'obligeait à lui délivrer une carte de séjour temporaire "vie privée et familiale" en application de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres conclusions de la requête, notamment l'injonction de délivrer un titre et la demande d'indemnité, ont été rejetées.
Avocat : ROYON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507118
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet, agissant dans le cadre de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, considérant que les éléments d'intégration personnelle invoqués ne suffisaient pas à justifier l'exercice de son pouvoir discrétionnaire. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ont également été écartés.
Avocat : KADRI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510406
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Le requérant, un ressortissant tunisien, contestait notamment l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), le refus de délai de départ volontaire, l'interdiction de retour et le signalement Schengen. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le préfet des Bouches-du-Rhône était compétent pour prendre cette mesure et que les griefs soulevés (défaut de motivation, méconnaissance du droit à être entendu, erreur d'appréciation) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : LULÉ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2511154
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté municipal refusant un permis de construire pour un immeuble de logements. La juridiction a jugé que le projet n'était pas conforme aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) concernant l'implantation des constructions et la protection des éléments paysagers. Le refus est ainsi légalement fondé sur le code de l'urbanisme.
Avocat : VIELLARD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513144
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B... F... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la préfète de la Loire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'état de santé de l'enfant de l'intéressé ne présentait pas un caractère exceptionnel justifiant une régularisation au titre de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : MOUHLI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515170
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution forcée d'un jugement antérieur, enjoint à la préfète du Rhône de procéder à l'exécution dudit jugement sous astreinte. Le tribunal constate l'inexécution par l'administration du jugement du 24 juin 2025, qui annulait un refus de rendez-vous pour une demande de titre de séjour et enjoignait d'en fixer un. Il prononce donc, en application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, une astreinte de 50 euros par jour si la préfète ne justifie pas de l'exécution dans un nouveau délai d'un mois.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515472
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir de Mme B... A... contre l'arrêté préfectoral lui retirant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que les moyens invoqués (situation régulière antérieure, allégations de violences conjugales, intégration professionnelle et risques médicaux) n'étaient pas fondés en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515871
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution forcée d'un jugement antérieur, a prononcé une astreinte contre la préfète du Rhône pour son inaction. Le tribunal a ordonné à l'autorité de justifier de l'exécution du jugement du 24 juin 2025, qui lui enjoignait de fixer un rendez-vous à un demandeur de titre de séjour, sous peine d'une astreinte de 50 euros par jour de retard. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4 et L. 761-1 du code de justice administrative et condamne également l'État à verser 420 euros au requérant au titre des frais exposés.
Avocat : POCHARD
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515922
Le Tribunal administratif de Lyon a annulé un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et de refus de titre de séjour. Le juge a retenu l'incompétence territoriale du préfet des Alpes-Maritimes, l'étranger ayant démontré sa résidence dans l'Ain avant la décision. En application des articles R. 431-20 et R. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le tribunal a enjoint au préfet de l'Ain de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516046
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant camerounais contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son auteur et à sa motivation, et a estimé que l'administration n'avait pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les décisions attaquées (refus de titre, obligation de quitter le territoire, fixation du pays de renvoi et interdiction de retour) sont maintenues.
Avocat : FLAUX
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516060
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant albanais. Le juge a retenu que la préfète avait commis une erreur manifeste d'appréciation en méconnaissant les justificatifs d'activité professionnelle du requérant dans un métier en tension, au regard des conditions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois.
Avocat : SELARL AD JUSTITIAM
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516062
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour sur les fondements exceptionnels des articles L. 435-1 et L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés.
Avocat : PELISSIER-BOUAZZA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516174
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Chalamont visant à ordonner une expertise sur des désordres affectant son école de musique. Le juge a estimé qu'une expertise judiciaire était déjà en cours devant le tribunal judiciaire de Bourg-en-Bresse, saisie préalablement, ce qui privait d'utilité la mesure sollicitée devant la juridiction administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui subordonne la prescription d'une mesure d'expertise à son caractère utile.
Avocat : CONTENT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601592
Le Tribunal administratif de Lyon, saisi d'une demande d'exécution d'un jugement, constate que la préfète du Rhône n'a pas procédé au réexamen de la demande de titre de séjour de M. B... comme l'y enjoignait une décision antérieure devenue définitive. En application des articles L. 911-4 et L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal prononce une astreinte de 100 euros par jour de retard et condamne l'État à verser 1 000 euros à l'intéressé pour les frais exposés.
Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER