Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Conseil d'État — N° 507421
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Conseil d'État — N° 507402
Avocat : SCP LYON-CAEN, THIRIEZ
Conseil d'État — N° 506466
Avocat : SCP RICHARD;SELAS FROGER & ZAJDELA
Conseil d'État — N° 505678
Avocat : SCP RICHARD
Conseil d'État — N° 499381
Avocat : SCP SEVAUX, MATHONNET
Conseil d'État — N° 474418
Avocat : SCP DELAMARRE et JEHANNIN
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2412936
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'indemnisation de M. D... pour préjudice lié à un retard de relogement au titre du droit au logement opposable (DALO). La juridiction a estimé que le refus par le requérant d'une proposition de logement adaptée, faite le 30 août 2023, était sans motif légitime et a mis fin à la carence fautive de l'État. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SELAS JOVY GUINCESTRE AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2403349
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande d'un propriétaire visant à obtenir une réduction de 30% de sa taxe foncière pour les années 2023 et 2024. Le requérant invoquait un changement d'environnement (présence d'une personne, livraisons, saleté) au sens de l'article 1517 du code général des impôts. Le tribunal a jugé que les photographies non datées produites n'étaient pas suffisantes pour établir une dégradation sensible de la situation de l'immeuble par rapport au 1er janvier de chaque année d'imposition, date de référence fixée par l'article 1415 du même code.
Avocat : CABINET MICHEL TEBOUL (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416017
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de la société STRATÉGIE D’HOMMES, qui contestait une cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés au titre de 2016. La juridiction a jugé que la procédure de contrôle fiscal à distance était régulière, car le contribuable avait bien pu avoir un débat oral et contradictoire, conformément à l'article L. 13 G du livre des procédures fiscales. Sur le fond, le tribunal a estimé que la société ne justifiait pas que la totalité des titres cédés devait bénéficier du régime favorable des plus-values à long terme prévu par l'article 219 du code général des impôts.
Avocat : DANIEL-THEZARD
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403877
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de M. B... visant à annuler le refus de lui délivrer la carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le juge a considéré que l'état de santé du requérant, caractérisé par des douleurs articulaires et des essoufflements, ne démontrait pas qu'il remplissait les critères stricts de réduction importante et durable de la mobilité pédestre définis par la réglementation. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017 qui conditionne l'attribution à une limitation du périmètre de marche à moins de 200 mètres ou au recours systématique à une aide technique ou humaine.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2310184
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à obtenir l'annulation d'une décision du président du conseil départemental du Pas-de-Calais n'accordant qu'une remise partielle d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le requérant, invoquant sa situation de précarité et sa bonne foi, a finalement présenté un désistement pur et simple de sa demande. Le tribunal, statuant en juge unique, a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond, conformément aux dispositions du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600664
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision du préfet de l'Aube refusant la délivrance d'un récépissé de candidature pour une liste aux élections municipales. Le tribunal a jugé que le préfet avait excédé ses pouvoirs en vérifiant, au stade de l'enregistrement, si le chef de liste satisfaisait à une condition d'inéligibilité prévue à l'article L. 231 du code électoral. Il a rappelé que le contrôle du préfet, régi par les articles L. 265 et L. 228 du code électoral, se limite à vérifier les conditions d'âge et de qualité d'électeur ou de contribuable, et non les autres causes d'inéligibilité.
Avocat : SCP DUBOIS-MARRION
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603787
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Sévremoine en désignant un expert. Cette désignation, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à constater l'état d'un immeuble privé présentant un risque pour la sécurité publique. L'expert devra, dans un délai très bref, examiner le bâtiment, évaluer le danger et proposer les mesures nécessaires pour y mettre fin.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603694
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise à la demande de Nantes Métropole. Cette expertise vise à constater et évaluer les gênes subies par le commerce "Saveurs de Tunis" en raison de travaux publics de rénovation et de transport. La décision se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés de prescrire toute mesure utile d'instruction.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603683
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune d'Ernée visant à faire désigner un expert pour constater l'état d'un immeuble dangereux. Le juge a estimé que la procédure de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, invoquée par la commune, n'était pas applicable car l'adresse du propriétaire n'était pas connue et que la procédure relative aux biens sans maître n'avait pas été mise en œuvre. La solution retenue est que le maire doit utiliser ses pouvoirs de police générale prévus à l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales pour remédier au danger.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601636
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'Établissement Public Foncier de Loire-Atlantique. Le juge a ordonné une expertise préventive, sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, pour constater l'état d'un immeuble voisin avant des travaux de démolition. Cette mesure est jugée utile car les travaux publics programmés sont susceptibles de provoquer des désordres sur la propriété concernée.
Avocat : CHENEVAL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601732
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au consul de France à Annaba de lui délivrer un visa de retour. Le juge a estimé que le litige, relatif à une décision individuelle en matière de visa prise par une autorité consulaire, relevait de la compétence exclusive du tribunal administratif de Nantes en application de l'article R. 312-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence ou le bien-fondé de la demande.
Avocat : BOUREGHDA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500765
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article R.541-1 du code de justice administrative, a été saisi par la SAS Bureau Veritas Construction pour obtenir le paiement de cinq factures impayées par le département de Mayotte. En cours d'instance, le département a justifié du règlement de l'intégralité des sommes dues, y compris la facture encore contestée, rendant sans objet la demande de provision. Le tribunal a donné acte du désistement partiel de la société pour quatre factures et constaté un non-lieu à statuer sur la dernière. Il a toutefois fait droit à la demande d'intérêts moratoires, en application des articles L.2192-13, R.2192-31 et R.2192-32 du code de la commande publique, sur la somme totale de 5 850 euros.
Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2416148
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de décharge d'impôts et pénalités suite à la remise en cause, par l'administration fiscale, du report d'imposition d'une soulte. Le tribunal estime que la procédure d'abus de droit (article L. 64 du LPF) était légalement applicable, le versement de la soulte poursuivant un but essentiellement fiscal et non une justification économique propre pour la société bénéficiaire des apports. Il écarte également la saisine de la Cour de justice de l'Union européenne et ne condamne pas l'État aux dépens.
Avocat : DANIEL-THEZARD
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2411975
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire (DALO). Le requérant, reconnu prioritaire par la commission de médiation en 2020 et ayant obtenu une injonction de relogement en 2021, n'avait toujours pas été relogé. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute et l'a condamné à verser 1 675 euros en réparation du préjudice, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CHAMPAIN