Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407777
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-provision, a rejeté la demande de la société PNP Conseil. Le juge a estimé que la créance de 10 200 euros, relative à une mission de recrutement, était sérieusement contestable car le médecin proposé n'avait pas été recruté au poste initialement prévu. La décision s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'octroi d'une provision à l'absence de contestation sérieuse de l'obligation.
Avocat : GUILMAIN
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600464
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer Mme A... B..., ressortissante comorienne et parent d'enfant français, pour enregistrer sa demande de titre de séjour et lui remettre un récépissé. La requérante justifiait d'une situation d'urgence en raison de ses attaches familiales à Mayotte et de l'inertie prolongée de l'administration depuis juin 2025. Le juge a retenu un dysfonctionnement du service public et ordonné un rendez-vous au plus tard le 10 mars 2026, sans astreinte.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2508713
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... qui contestait deux prélèvements de 32,40 euros effectués par l'administration pénitentiaire sur son compte nominatif pour des dégradations de matériel. Le tribunal a jugé que les prélèvements étaient légaux, car M. A... avait reconnu les faits et accepté la procédure en signant la notification. La décision s'appuie sur les articles D. 332-9, D. 332-18 et L. 332-3 du code pénitentiaire. En conséquence, la demande d'indemnisation de 50 000 euros et la demande de provision de 20 000 euros ont été rejetées.
Avocat : SALKAZANOV
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601051
Le Tribunal administratif de Marseille a ordonné une nouvelle expertise médicale concernant l’évolution de l’état de santé de Tao Deville, âgé de 16 ans, à la suite de préjudices subis lors de sa naissance au centre hospitalier intercommunal du Pays d’Aix. Cette demande, fondée sur l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile car la cour administrative d’appel avait fixé l’indemnisation jusqu’aux 16 ans de l’intéressé et prévu une nouvelle évaluation à compter de cette date. L’expertise, confiée à un professeur de médecine, devra notamment décrire l’état de santé actuel, évaluer les séquelles en lien avec les fautes médicales, et déterminer les préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux.
Avocat : SCP BBLM & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601303
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de M. A... au centre hospitalier d’Arles, qui a conduit à son décès le 12 novembre 2023. La requérante, sa fille, demandait cette mesure sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé la demande utile, car le rapport existant de la commission de conciliation et d’indemnisation ne s’était pas prononcé sur les conditions de la prise en charge. L’expertise devra notamment déterminer si des manquements ont été commis et s’ils ont fait perdre une chance de survie au patient.
Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500326
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par la société Viamedis en contestation de titres de recettes émis par le centre hospitalier de Perpignan pour un montant global de 24 604,16 euros. La société requérante a ensuite présenté un désistement pur et simple de sa requête, enregistré le 15 janvier 2026. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 24 février 2026, sans faire droit aux conclusions du centre hospitalier tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée sur un désistement.
Avocat : SELARL VPNG AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507368
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. C..., infirmier anesthésiste, afin d'évaluer l'ensemble des préjudices résultant de sa maladie professionnelle (syndrome anxiodépressif) reconnue imputable au service par le centre hospitalier de Carcassonne. La solution retenue fait droit à la requête, jugeant la mesure utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits, sans préjuger du fond. L'expertise, confiée à un psychiatre, devra notamment décrire l'état pathologique, évaluer les préjudices temporaires et permanents, et distinguer la part imputable au service. La décision est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, et la demande de frais du centre hospitalier a été rejetée.
Avocat : SCP D'AVOCATS VEDESI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508236
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé provision, a rejeté la demande de M. B..., technicien communal victime d’un accident de service. Le requérant sollicitait le versement de provisions pour perte de traitement, congés non pris et préjudices moraux, estimant que la commune de Perpignan avait manqué à ses obligations. Le juge a estimé que l’obligation de la commune était sérieusement contestable, car l’agent avait déjà bénéficié des régularisations dues après la reconnaissance de l’imputabilité de son accident. La décision est fondée sur l’article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l’octroi d’une provision à l’absence de contestation sérieuse de l’obligation.
Avocat : CACCIAPAGLIA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2407477
Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi en référé-provision par la SARL Brocéliande TP pour obtenir le paiement du solde d’un marché public de travaux d’aménagement de rues-jardins conclu avec la commune de Saint-Aignan. La société requérante soutenait qu’un décompte général tacite s’était imposé à la commune, faute de notification dans les délais, et réclamait une provision de 17 667,71 euros au titre de la révision des prix. La commune s’opposait à la demande, invoquant une erreur matérielle dans la formule de révision du prix prévue au contrat, ce qui rendrait son application impossible. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que l’obligation dont se prévalait la société n’était pas non sérieusement contestable, compte tenu de l’erreur affectant la clause de révision des prix.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS GROLEAU
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301787
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le refus implicite du centre hospitalier Alpes Léman de lui verser la nouvelle bonification indiciaire (NBI) depuis 2015. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le recours gracieux de l'agent ayant été envoyé après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. À titre subsidiaire, le tribunal a également estimé que les conclusions tendant à l'annulation du refus pour la période antérieure à novembre 2021 étaient irrecevables, car la décision contestée était confirmative d'un précédent refus devenu définitif. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de justice administrative et les textes régissant la fonction publique hospitalière.
Avocat : RENOUARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2313982
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête indemnitaire de M. A..., ouvrier d'État, qui demandait réparation des préjudices subis suite au refus illégal de lui accorder un départ à la retraite anticipé pour travaux insalubres. Le tribunal a jugé que la décision de refus du ministre des armées n'était entachée d'aucune illégalité fautive, comme l'avait déjà établi un précédent jugement du 14 octobre 2025. En conséquence, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, faute d'établir une faute de l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 2004-1056 du 5 octobre 2004 et du décret n° 67-711 du 18 août 1967.
Avocat : SARL ANTIGONE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2315842
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme C... d'une demande d'indemnisation pour les préjudices subis suite à l'illégalité de deux décisions du 22 février 2023 : la résiliation de son contrat d'emploi pénitentiaire par la société Themis FM et la fin de son affectation par la directrice du centre pénitentiaire de Nantes. Ces décisions ont été annulées le 15 mars 2023 par la directrice interrégionale des services pénitentiaires. Le tribunal a jugé que l'illégalité de ces décisions constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, en application des articles L. 412-5, L. 412-7, L. 412-9, L. 412-11, L. 412-16 et L. 412-17 du code pénitentiaire. La solution retenue est que l'État est condamné à verser à Mme C... une indemnité de 3 266,18 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 16 juin 2023, en réparation de ses préjudices financier et moral.
Avocat : GALLOU DAVID
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601217
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à M. A..., ressortissant sénégalais, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. Le juge a constaté l'urgence, le précédent titre étant expiré et le contrat de travail de l'intéressé menacé, et a retenu que l'administration n'avait pas justifié d'un dossier incomplet. La décision s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent la délivrance d'un récépissé en cas de demande de renouvellement complète.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601357
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant guinéen, afin d'obtenir l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour "salarié" et la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, faute de preuve de la remise effective du récépissé. Il a estimé que les conclusions relatives à l'instruction de la demande étaient devenues sans objet, l'administration ayant déjà commencé à instruire le dossier. En revanche, se fondant sur les articles L. 431-3, R. 431-12 et R. 431-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a reconnu l'urgence et a enjoint au préfet de convoquer M. B... pour enregistrer sa demande et lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Avocat : MERIENNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501663
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, rejette la requête de Mme A.... Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer un logement adapté, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal constate que la requête, introduite le 13 mars 2025, est tardive car elle a été présentée après l'expiration du délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande est irrecevable.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600185
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a été saisi par M. A... sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. M. A..., reconnu prioritaire et devant être logé d'urgence par la commission de médiation de Gironde le 10 juillet 2025, n’avait reçu aucune offre de logement dans les délais impartis. Le tribunal a constaté que l’administration n’avait pas exécuté la décision de la commission de médiation et a ordonné le logement ou le relogement de M. A... par l’État, pouvant assortir cette injonction d’une astreinte. La solution retenue applique les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600477
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B..., reconnue prioritaire pour un logement par la commission de médiation de la Gironde le 13 février 2025. La requérante demandait l’exécution de cette décision et une indemnisation pour l’inexécution, mais un précédent jugement du 29 septembre 2025 avait déjà enjoint au préfet de lui proposer un logement. Le tribunal a rejeté les conclusions indemnitaires comme irrecevables, faute pour Mme B... d’avoir formé une réclamation préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Enfin, les conclusions à fin d’injonction ont été jugées dépourvues d’objet, le tribunal ayant déjà statué sur ce point par le jugement n° 2504688 du 29 septembre 2025.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600544
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, fait droit à la requête de Mme A..., reconnue prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 12 juin 2025. Constatant qu’aucune offre de logement adapté (T1-T2) ne lui a été proposée dans les délais impartis, le tribunal enjoint au préfet de la Gironde de procéder à son relogement avant le 1er avril 2026. La solution retenue rappelle que le juge doit ordonner le logement dès lors que l’offre fait défaut, indépendamment des diligences de l’administration.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600561
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en urgence sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, a été saisi par M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation de la Gironde le 11 décembre 2025 pour un hébergement d'urgence. Constatant qu'aucune offre ne lui avait été proposée dans le délai légal de six semaines, le tribunal a enjoint au préfet de la Gironde de lui proposer une place dans une structure adaptée au plus tard le 15 mars 2026. La solution retenue ordonne l'exécution de la décision de la commission de médiation, sans toutefois assortir l'injonction d'une astreinte dans le dispositif final.
Avocat : FOUCARD
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302791
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de la société Viamedis contestant six titres de recettes émis par le centre hospitalier de Bédarieux, recouvrés via une saisie administrative à tiers détenteur (SATD). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la contestation portait sur le recouvrement et non sur le bien-fondé des titres, relevant ainsi de la compétence du juge de l’exécution et non du juge administratif. En conséquence, la demande d’annulation des titres et de remboursement des sommes a été déclarée irrecevable, faute pour la société d’avoir formé une réclamation préalable auprès du comptable public conformément à l’article R. 281-1 du livre des procédures fiscales. Les conclusions accessoires ont également été rejetées.
Avocat : ARCAMES AVOCATS