Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601400
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en référé par le préfet de la Gironde sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, fait droit à la demande de désignation d'un expert. Cette demande vise à dresser d'urgence un procès-verbal de constat de l'état des lieux des parcelles B n° 649 et 662 à Castres-Gironde, en raison du refus des propriétaires et du maire de signer les procès-verbaux contradictoires. La solution retenue s'appuie sur les articles 3, 5 et 7 de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés à la propriété privée par l'exécution de travaux publics, dans le cadre du projet ferroviaire GPSO.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601411
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi par le préfet de la Gironde sur le fondement de l'article 7 de la loi du 29 décembre 1892, fait droit à la demande de désignation d'un expert. Cette demande vise à dresser d'urgence un procès-verbal de constat de l'état des lieux des parcelles concernées par l'arrêté préfectoral du 4 novembre 2025 autorisant l'occupation temporaire pour les études préalables au projet de ligne ferroviaire Bordeaux-Toulouse. La solution retenue est motivée par l'opposition ou le refus de signer les procès-verbaux initiaux de la part du maire de Portets et des propriétaires. L'expert désigné devra établir le constat conformément aux dispositions de la loi du 29 décembre 1892 relative aux dommages causés par les travaux publics.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507700
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par Mme C... visant à évaluer la qualité de sa prise en charge pour une cécité. La requérante sollicitait une nouvelle expertise, contestant celle déjà réalisée par la commission de conciliation et d’indemnisation (CCI). Le juge a estimé que la demande n’était pas utile, faute d’éléments nouveaux remettant en cause l’objectivité ou les conclusions de l’expertise antérieure, conformément à l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les frais de justice ont été laissés à la charge de la requérante.
Avocat : SELARL VINCKEL - ARMANDET - LE TARGAT - BARAT BAIER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600148
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a étendu une mesure d'expertise judiciaire initialement ordonnée le 30 septembre 2025. Cette extension vise à inclure la compagnie d'assurance Groupama Méditerranée ainsi que M. et Mme B..., propriétaires voisins, dans le cadre d'un litige portant sur des désordres affectant la propriété de M. E... (notamment un mur de limite). Le juge a considéré que la participation de l'assureur et des voisins était utile, car le litige potentiel concerne l'état d'une voie publique et des travaux réalisés à proximité. La décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 532-3 du code de justice administrative.
Avocat : SCP CASCIO - ORTAL - DOMMÉE - MARC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402216
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande d'indemnisation de M. D..., qui sollicitait 50 100 euros pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation de l'Isère du 23 septembre 2021. Le tribunal a estimé que la radiation de M. D... du fichier des demandeurs de logement social le 11 mai 2024, due à un défaut de renouvellement de sa demande, constituait un comportement faisant obstacle à l'exécution de la décision de la commission de médiation. En conséquence, la carence fautive de l'État n'a pas été retenue, et la responsabilité de l'État n'a pas été engagée. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : VIGNERON
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402364
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 3 000 euros à Mme A... pour la période du 23 août 2023 au 11 février 2025, durant laquelle aucune offre d'hébergement adaptée ne lui a été proposée malgré la décision de la commission de médiation du 12 juillet 2023 la reconnaissant comme prioritaire et urgente. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, causant des troubles dans les conditions d'existence. La requérante a refusé sans motif légitime une proposition d'hébergement le 11 février 2025, mettant fin à la période de responsabilité.
Avocat : PORET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402740
Le Tribunal Administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 5 000 euros à M. D... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 5 avril 2023, qui l'avait reconnu prioritaire pour un hébergement. Le tribunal a jugé que l'absence de proposition d'hébergement adaptée entre le 18 mai 2023 et le 4 juin 2024 engageait la responsabilité de l'État. Cette solution s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402774
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d'une demande d'indemnisation de 35 550 euros pour le préjudice subi du fait de la carence de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 12 juillet 2023, qui l'avait reconnue prioritaire pour un hébergement. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une faute en ne proposant pas une solution d'hébergement adaptée dans le délai imparti, mais a rejeté la requête au motif que la requérante n'avait pas établi que l'offre d'hébergement faite le 6 octobre 2023 n'était pas adaptée à ses besoins. La solution retenue repose sur l'application des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402968
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à verser 5 000 euros à Mme C... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 25 mai 2023, qui l'avait reconnue prioritaire pour un hébergement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, pour la période du 7 juillet 2023 à la date du jugement. Le tribunal a estimé que ni l'obligation de quitter le territoire français ni l'arrêt des appels au 115 ne déliaient l'administration de son obligation. L'indemnisation a été fixée en tenant compte des troubles dans les conditions d'existence subis par la requérante.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404170
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d'une demande indemnitaire visant à réparer les préjudices subis du fait de la carence de l'État à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 27 avril 2023, qui l'avait reconnue prioritaire pour un hébergement. Le tribunal a jugé que l'État avait commis une faute de nature à engager sa responsabilité en ne proposant aucune offre d'hébergement adaptée avant le 25 septembre 2025, date à laquelle l'intéressée a signé un bail pour un logement social. Cette solution est fondée sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent au préfet de proposer un hébergement dans un délai de six semaines suivant la décision de la commission de médiation.
Avocat : MATHIS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2407043
Responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation (hébergement d'urgence). Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a condamné l'État à verser 6 000 euros à M. B... pour les troubles dans ses conditions d'existence subis du 1er mars 2024 au 14 mars 2025, période durant laquelle aucune offre d'hébergement ne lui a été faite malgré la décision prioritaire et urgente du 18 janvier 2024. La solution retient que la carence de l'État engage sa responsabilité sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2408385
Le Tribunal administratif de Grenoble a condamné l'État à indemniser M. D... pour la carence fautive à exécuter la décision de la commission de médiation de l'Isère du 15 février 2024, qui l'avait reconnu prioritaire pour un hébergement. La responsabilité de l'État est engagée à compter de l'expiration du délai de six semaines imparti au préfet pour proposer un hébergement, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a jugé que l'obligation de quitter le territoire français dont M. D... a fait l'objet le 28 octobre 2024 n'affecte pas l'obligation d'hébergement de l'État, mais peut influencer le montant de l'indemnisation.
Avocat : HUARD
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600135
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C... tendant au versement d'une provision de 23 581,99 euros. La requérante sollicitait la condamnation in solidum du centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes et de France Travail, ou subsidiairement du centre hospitalier Métropole Savoie, en se prévalant d'un précédent jugement. Le juge a estimé que l'obligation dont se prévalait Mme C... était sérieusement contestable, les débats sur la détermination de l'employeur tenu à l'indemnisation chômage n'étant pas tranchés. La demande a donc été rejetée, sans qu'il soit fait droit aux conclusions accessoires.
Avocat : ASTERIO - CABINET D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601523
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de 41 217,80 euros présentée par M. et Mme B... au titre de l'aide « Ma Prim Renov ». La juridiction a jugé la requête irrecevable, faute pour les requérants d'avoir obtenu une décision explicite ou implicite de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) sur leur recours administratif préalable obligatoire, conformément à l'article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Le tribunal a rappelé que, selon l'article R. 421-1 du code de justice administrative, la saisine du juge est subordonnée à l'intervention préalable d'une décision de l'administration sur la demande indemnitaire. En l'absence de rejet du recours préalable, la condition de liaison du contentieux n'était pas remplie, rendant la requête irrecevable.
Avocat : SELARL EBC AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600396
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête en référé précontractuel de la société Moongroup contre la commune de Tours concernant la passation d'un accord-cadre pour des cartes de péage et de station-service. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car le contrat avait été signé avant son introduction, et que les manquements allégués dans la procédure de mise en concurrence (notamment sur l'analyse des prix et la transparence) n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative relatives aux recours précontractuels.
Avocat : VEAUVY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602280
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Tarare en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à évaluer les risques présentés par un bâtiment privé menaçant la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, consiste à constater l'état des lieux, vérifier l'existence d'un danger imminent et proposer les mesures conservatoires nécessaires.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2308053
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux de la société SOS Mobile contre des rehaussements d'impôt sur les sociétés et des rappels de TVA pour les exercices 2015 à 2017, assortis de majorations. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (2e Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la société, ayant répondu hors délai aux propositions de rectification, est réputée les avoir acceptées et supporte la charge de la preuve pour démontrer le caractère exagéré des impositions, ce qu'elle n'a pas fait. **Textes appliqués** : Articles L. 193, R* 193-1 et R.* 194 du Livre des Procédures Fiscales (charge de la preuve et acceptation tacite des rectifications).
Avocat : RUBIO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320886
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... et Mme B... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2019 et 2020. La juridiction a jugé que la proposition de rectification du 13 octobre 2022, fondée sur le contrôle de la SARL BTB Bâtiment dont M. A... était gérant, était régulière et suffisamment motivée conformément aux articles L. 57 et R. 57-1 du livre des procédures fiscales. Elle a également estimé que les autres moyens soulevés, notamment concernant la régularité de la procédure et la responsabilité du gérant, n'étaient pas fondés.
Avocat : SCETBON
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602860
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi en référé d'une demande d'annulation du refus du préfet du Val-de-Marne de délivrer un récépissé définitif à une liste de candidats aux élections municipales d'Ivry-sur-Seine, en raison de la présence d'un fonctionnaire territorial inéligible. Le tribunal a annulé la décision préfectorale, considérant que le préfet avait excédé ses pouvoirs en refusant l'enregistrement pour un motif d'inéligibilité, alors que le contrôle à ce stade, prévu par les articles L. 265 et R. 128 du code électoral, se limite à la vérification de la recevabilité formelle de la déclaration de candidature et non à l'appréciation de l'éligibilité des candidats. Il a en conséquence enjoint au préfet de délivrer le récépissé.
Avocat : CABINET GAIA
Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2600871
**Sujet principal** : Recours contre le refus d'enregistrement d'une liste aux élections municipales pour inéligibilité présumée du candidat tête de liste. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Amiens (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision préfectorale de refus. Il juge que le préfet a excédé ses pouvoirs en vérifiant les conditions d'éligibilité (article L. 231 du code électoral) lors du simple enregistrement de la candidature, cette vérification relevant du juge de l'élection a posteriori. **Textes appliqués** : Articles L. 228 et L. 265 du code électoral, définissant les conditions d'éligibilité et la procédure de dépôt des candidatures. Le tribunal rappelle la distinction entre le contrôle administratif limité à la recevabilité formelle de la liste et le contrôle juridictionnel sur le fond de l'éligibilité.