Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600344
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SARL Santi Expertimmo Corse. Le sujet principal était la demande de remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la société n'avait pas régularisé, après mise en demeure, le défaut d'intitulé descriptif des fichiers joints à sa requête électronique, en application des articles R. 222-1 et R. 414-5 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600468
Le Tribunal administratif de Besançon rejette la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. La requête contestait une décision de récupération d'un trop-perçu de RSA, mais n'était pas accompagnée de la décision du recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, malgré une invitation à régulariser. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles qui impose ce recours préalable.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600885
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à contester les élections municipales des Fourgs du 15 mars 2026. Le juge a constaté que la protestation, enregistrée le 7 avril 2026, était manifestement irrecevable car déposée après l'expiration du délai légal de cinq jours prévu à l'article R. 119 du code électoral. La requête a donc été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509178
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise à la demande d'une SCI. L'objet est de constater les désordres affectant une propriété, imputés au système racinaire d'un arbre situé sur le domaine public communal, et d'en déterminer les causes et le coût des réparations. Le juge a fondé sa décision sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que l'expertise présentait un caractère utile.
Avocat : COELO
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401412
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SAS ATELIER 234 de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait initialement la condamnation de l'Agence Publique pour l'Immobilier de la Justice au paiement de plusieurs factures. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte.
Avocat : ENSENAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2405182
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple de l'Institut de Recherche pour le Développement (IRD) de sa requête en plein contentieux visant à obtenir réparation de divers préjudices liés à un projet de construction. La juridiction a rejeté les demandes de condamnation aux frais irrépétibles formulées par les autres parties sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle a laissé chacune des parties à la charge de ses propres frais d'instance, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : ABEN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602449
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette, par ordonnance, une requête contestant les élections municipales et communautaires d'Audierne. Le juge estime que les requérants, n'étant pas électeurs dans la commune, n'ont pas qualité pour agir. La requête est donc déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de l'article L. 248 du code électoral.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208617
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des rehaussements d'impôt sur le revenu (BIC) pour les années 2016 à 2018, portant sur la régularité de la procédure de vérification et sur la déductibilité de certaines charges. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la procédure de vérification de comptabilité était régulière (application de l'article L. 47 B du Livre des Procédures Fiscales concernant l'examen d'un compte mixte) et que le requérant ne justifie pas suffisamment ses demandes de déduction de charges (frais professionnels, charges sociales, engagements de caution), conformément aux principes de détermination du bénéfice imposable (article 93 du Code Général des Impôts). **Textes appliqués** : Article L. 47 B du Livre des Procédures Fiscales et article 93 du Code Général des Impôts.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300349
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. et Mme C... visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires et de pénalités pour les années 2015 à 2017. Le tribunal a jugé que les rehaussements opérés par l'administration, fondés sur la requalification de dépenses en rémunérations ou avantages occultes (article 111 du code général des impôts), étaient justifiés, notamment concernant des charges liées à des chevaux considérées comme étrangères à l'intérêt des sociétés contrôlées. Il a également écarté le moyen tiré d'une irrégularité de procédure de vérification au principe de l'indépendance des procédures.
Avocat : PALOMARES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300436
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des rectifications fiscales (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) concernant les revenus d'une SARL et les avantages en nature perçus par son gérant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête des contribuables. Il estime que l'administration fiscale a légalement qualifié et évalué les avantages en nature (notamment l'usage de véhicules de société) et les charges non déductibles (comme certaines dépenses de réception et une libéralité). **Textes appliqués** : Le contrôle et les rehaussements sont fondés sur les dispositions du Code général des impôts (CGI), notamment l'article 111 c) pour l'imposition des avantages en nature en tant que revenus distribués, et l'article 39 concernant la déductibilité des charges.
Avocat : ALTIX AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301239
**Sujet principal** : La demande de restitution d'un crédit d'impôt recherche (CIR) par la société Tecknowmetrix, contestant la méthode de calcul de l'effectif du personnel de recherche utilisée par l'administration fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'administration fiscale a correctement appliqué la loi en calculant la variation de l'effectif de recherche en ne prenant en compte, au prorata, que les salariés affectés à des **opérations de recherche éligibles** au CIR, et non l'ensemble du personnel du pôle recherche. **Textes appliqués** : L'article 244 quater B du code général des impôts (CGI) et l'article 49 septies G de l'annexe III au CGI, interprétés à la lumière des travaux préparatoires de la loi de finances pour 2014.
Avocat : BERREBI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301493
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande d'une artiste tatoueuse visant à bénéficier de l'exonération de la cotisation foncière des entreprises. La juridiction a jugé que l'activité de tatouage, bien que créative, ne relève pas des professions énumérées strictement par l'article 1460 du code général des impôts (peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs), cette exonération ayant un caractère dérogatoire. Elle a également estimé qu'il n'y avait pas de discrimination contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, les artistes tatoueurs n'étant pas dans une situation comparable au regard de l'objectif du législateur, notamment car ils vendent une prestation de service et non un produit cessible.
Avocat : LEÓN AGUIRRE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511959
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'une aide-soignante visant à ordonner une nouvelle expertise médicale pour contester son inaptitude totale et définitive. Le juge a estimé que la mesure d'expertise sollicitée n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, considérant que l'expertise initiale était régulière et que la décision de mise en disponibilité d'office n'avait pas fait l'objet d'un recours contentieux. La requête a donc été rejetée dans toutes ses conclusions.
Avocat : GHELMA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301048
La société Dixys, soumissionnaire évincé, a demandé au Tribunal Administratif d'Orléans l'annulation ou la résiliation d'un marché public de travaux de vidéoprotection de la commune de Mont-près-Chambord, en invoquant des irrégularités dans la procédure de passation. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des principes d'égalité de traitement et de transparence, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CASADEI-JUNG
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401528
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par un AESH pour privation d'une indemnité REP/REP+. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal donne acte du désistement pur et simple du requérant, mettant fin à l'instance sans examen du fond. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant d'enregistrer un désistement par ordonnance.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602391
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a considéré que, malgré une urgence présumée, le requérant n'avait pas soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : AIRIAU
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602414
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 423-5 du CESEDA et l'article 8 de la CEDH, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la requête a été rejetée, entraînant le rejet des demandes accessoires d'injonction et de frais.
Avocat : HSINA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602430
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet de titre de séjour pour raisons de santé. Le juge a estimé que la requérante, Mme A..., n'avait pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en ne démontrant pas de circonstances particulières créant une nécessité immédiate. En revanche, il a prononcé son admission provisoire à l'aide juridictionnelle au titre de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : GAUDRON
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602596
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. A... visant à suspendre son arrêté d'expulsion vers la République Démocratique du Congo. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de la Convention européenne des droits de l'homme, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La demande de condamnation de l'État aux dépens a été rejetée par voie de conséquence.
Avocat : GAIBLE
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2603004
Le Tribunal administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision ministérielle du 6 novembre 2025 invalidant le permis de conduire de la requérante. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas établie, malgré la situation personnelle de la requérante, au regard du nombre important d'infractions commises et de l'objectif de sécurité routière. Il applique l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans audience, considérant que l'affaire au fond sera jugée rapidement.