Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600814
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande principale de M. C..., ressortissant russe, qui sollicitait la délivrance d’une carte de résident de dix ans, au motif que cette mesure ne présentait pas un caractère provisoire ou conservatoire. Le juge a également constaté que les conclusions subsidiaires tendant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction étaient devenues sans objet, le préfet du Bas-Rhin ayant délivré ce document postérieurement à l’introduction de la requête. La condition d’urgence n’a pas été examinée au fond, la requête étant irrecevable sur le point principal et privée d’objet sur le point subsidiaire.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2600875
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Bas-Rhin de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que la carte de résident de l'intéressée, valable jusqu'au 1er mars 2026, lui permettait encore de justifier de la régularité de son séjour à la date de l'ordonnance. Par conséquent, les allégations de précarité administrative et professionnelle n'ont pas été retenues comme caractérisant une urgence justifiant une mesure provisoire.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600770
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme B... visant à suspendre l'exécution de la décision de l'ARS Normandie qui a interdit son exercice de chirurgien-dentiste pour cinq mois. Le juge estime que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, notamment au regard de la possibilité pour les patients d'être pris en charge par d'autres praticiens. La décision de l'administration, fondée sur l'article L. 4113-14 du code de la santé publique en raison d'actes réalisés par du personnel non habilité, n'est pas suspendue.
Avocat : HADI
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518164
**Sujet principal** : Recours en référé contractuel visant à annuler la procédure de passation et l'attribution d'un accord-cadre pour des mesures de champs électromagnétiques, fondé sur l'existence présumée d'une offre anormalement basse. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (statuant en formation de juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête de la société Exem SAS. Il estime que le pouvoir adjudicateur (l'Agence nationale des fréquences) a correctement mis en œuvre la procédure de vérification des offres anormalement basses et que les justifications fournies par l'attributaire (Simutech) étaient suffisantes. **Textes appliqués** : La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative (référé contractuel). Le contrôle s'exerce au regard des règles de la commande publique, notamment celles relatives à la vérification des offres anormalement basses.
Avocat : GALLO SEBASTIEN
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301684
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de Mme E... C... visant à obtenir une pension militaire de réversion suite au décès de son mari, ancien militaire. Le tribunal a jugé que les irrégularités relevées dans les actes d'état civil étrangers produits par la requérante (actes de naissance, de mariage et de décès) ne lui permettaient pas de prouver de manière certaine son droit à la pension. La décision s'appuie sur les conditions posées par le code des pensions civiles et militaires de retraite (articles L. 39 et L. 47) et sur les règles de preuve applicables aux actes d'état civil étrangers définies par l'article 47 du code civil.
Avocat : AKOLLOR SASSOUVI
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300917
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'un requérant visant à obtenir une pension militaire d'orphelin majeur infirme. Le tribunal a jugé que la décision du ministre des armées, rejetant la demande au motif que le taux d'incapacité de 60% du requérant ne le mettait pas dans l'impossibilité de gagner sa vie, n'était pas entachée d'erreur de droit ou d'appréciation. La juridiction a appliqué les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et a également écarté les moyens de procédure soulevés par le requérant concernant la régularité des signatures.
Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415474
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir l'annulation du rejet de sa demande de remise de dette d'un indu d'aide personnelle au logement (1 164 €). Le juge a estimé que le requérant, bien que de bonne foi, ne démontrait pas une situation de précarité financière insurmontable justifiant une remise gracieuse totale, au regard de ses ressources et charges. La décision s'appuie sur les articles L. 822-5 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, relatifs aux conditions de récupération et de remise des indus.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2407055
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de M. B... A... visant à contester la confirmation d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) et d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). Le tribunal a estimé que les décisions de la caisse d'allocations familiales (CAF) étaient régulières et suffisamment motivées, et que les moyens soulevés par le requérant, notamment concernant la procédure de contrôle et la bonne foi, n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de la sécurité sociale, le code de l'action sociale et des familles, et le code de justice administrative.
Avocat : SELARL AEQUAE
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2409318
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir l'annulation d'une décision de la CAF n'accordant qu'une remise partielle de sa dette d'APL. Le juge a estimé, en application des articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, que la situation financière du requérant ne présentait pas un degré de précarité justifiant une remise gracieuse totale du solde réclamé. La décision attaquée est donc confirmée.
Conseil d'État — N° 508032
Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX
Conseil d'État — N° 506693
Avocat : CABINET FRANÇOIS PINET
Conseil d'État — N° 507077
Avocat : SCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET
Conseil d'État — N° 504259
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Conseil d'État — N° 504506
Avocat : SARL MATUCHANSKY, POUPOT, VALDELIEVRE, RAMEIX
Conseil d'État — N° 504671
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Conseil d'État — N° 505321
Avocat : SARL GURY & MAITRE
Conseil d'État — N° 506185
Avocat : SCP DUHAMEL
Conseil d'État — N° 506258
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Conseil d'État — N° 506428
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304263
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme D... et la société Ameten, membres d'un groupement candidat à un marché public pour l'élaboration d'un atlas des zones humides, afin d'engager la responsabilité de la communauté de communes de Montesquieu pour avoir illégalement déclaré la procédure sans suite. Les requérants soutenaient que cette décision, prise par une autorité incompétente et sans motif d'intérêt général valable, leur avait causé un préjudice financier. Le tribunal a rejeté leurs demandes, considérant que la déclaration sans suite était justifiée par un motif d'intérêt général, à savoir la disparition du besoin, et que les préjudices invoqués n'étaient pas établis. Les conclusions relatives à l'incompétence du signataire ont également été écartées.
Avocat : BODA