Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304264

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de Mme D... et de la société Ameten. Ces requérants contestaient la décision de la communauté de communes de Montesquieu de déclarer sans suite un marché public pour l'élaboration d'un atlas des zones humides, et demandaient réparation de leurs préjudices. Le tribunal a jugé que la décision de déclaration sans suite était fondée sur un motif d'intérêt général, à savoir la disparition du besoin, et n'était donc pas fautive. En conséquence, la responsabilité de la communauté de communes n'était pas engagée, et les demandes indemnitaires ont été rejetées.

Avocat : BODA

17 février 2026• 1ère Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304265

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a examiné les demandes indemnitaires de Mme D... et de la société Ameten, membres d’un groupement candidat à un marché public pour l’élaboration d’un atlas des zones humides, suite à la décision de la communauté de communes de Montesquieu de déclarer la procédure sans suite. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que la décision de déclaration sans suite était fondée sur un motif d’intérêt général, à savoir la disparition du besoin, et n’était donc pas fautive. En conséquence, la responsabilité de la communauté de communes n’était pas engagée, et les demandes d’indemnisation pour frais de candidature et manque à gagner ont été rejetées. Les textes appliqués incluent les principes généraux de la commande publique et le code de justice administrative, notamment son article L. 761-1.

Avocat : BODA

17 février 2026• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600594

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête du préfet de la Loire-Atlantique demandant l'expulsion d'une demandeuse d'asile déboutée et de son enfant de leur lieu d'hébergement. Le juge a considéré que la présence d'un jeune enfant créait des circonstances exceptionnelles justifiant le maintien dans les lieux, malgré l'absence de titre de séjour et la fin de la prise en charge. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relatives au référé-liberté.

Avocat : NERAUDAU

17 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600863

Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par le préfet d'une demande d'expulsion d'un demandeur d'asile débouté de son logement d'urgence. Le juge a rejeté la requête du préfet, estimant que les conditions d'urgence et d'utilité publique requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas établies. Il a notamment considéré que l'administration n'avait pas démontré que le maintien de l'intéressé dans les lieux portait une atteinte suffisamment grave et immédiate au fonctionnement du service public d'accueil.

Avocat : PHILIPPON

17 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600908

**Sujet principal** : Demande d'expulsion d'une famille déboutée du droit d'asile d'un hébergement géré par un centre d'accueil pour demandeurs d'asile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a très probablement ordonné l'expulsion (la décision finale n'est pas transcrite ici, mais le raisonnement du préfet, qui invoque l'absence de contestation sérieuse et l'urgence, est détaillé et non contredit dans les extraits fournis). **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté pour l'urgence) et l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (compétence et recevabilité). Le préfet justifie l'urgence par la saturation du dispositif d'accueil et l'occupation indue du logement au détriment d'autres demandeurs d'asile.

Avocat : LEROY

17 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602602

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'expulsion d'un demandeur d'asile. Le préfet de la Sarthe avait saisi le juge sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, mais a ensuite produit un certificat attestant que l'intéressé avait déjà quitté le logement. Le juge estime donc que la requête est devenue sans objet, rendant une audience publique inutile.

17 février 2026
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603049

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune du Langon en désignant un expert pour examiner un immeuble présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. La juridiction a ordonné cette mesure d'expertise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, selon la procédure de référé prévue par les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative. L'expert devra procéder à un constat contradictoire et rendre son rapport dans un délai de vingt-quatre heures, en proposant les mesures nécessaires pour mettre fin au danger.

Avocat : SELARL OCEANIS AVOCATS

17 février 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501602

Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour défaut de relogement. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait reçu aucune offre dans le délai légal. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation pour carence fautive, ouvrant droit à réparation des préjudices subis.

Avocat : ESTEVENY

17 février 2026• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501678

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle du requérant, faute d'urgence et de preuve de dépôt de la demande. Sur le fond, le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation reconnaissant le requérant comme prioritaire au relogement d'urgence, sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Il a ordonné à l'État de réparer les préjudices liés aux troubles dans les conditions d'existence subis par le requérant pour la période non encore indemnisée, soit du 24 janvier 2024 jusqu'à son relogement effectif le 15 septembre 2025.

Avocat : QUIENE

17 février 2026• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501682

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle mais a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation reconnaissant M. B... comme prioritaire au relogement d'urgence. La juridiction a condamné l'État à indemniser le requérant pour les troubles dans ses conditions d'existence résultant du défaut de relogement, sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le montant de l'indemnisation sera fixé ultérieurement par le tribunal.

Avocat : ESTEVENY

17 février 2026• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501735

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir une indemnisation de l'État pour son absence de relogement. Bien que l'État ait commis une faute en ne proposant pas de relogement dans le délai légal suite à une décision de la commission de médiation, la requérante n'a pas apporté la preuve du préjudice subi. La juridiction a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour établir la faute, mais a constaté l'absence de justification du préjudice.

Avocat : TOMAS

17 février 2026• 4e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400666

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la demande d'annulation visant la date d'effet de l'allocation personnalisée d'autonomie (APA). Le requérant contestait la fixation de l'ouverture des droits au 5 janvier 2024, au lieu du 14 septembre 2023, date d'entrée en EHPAD. Le tribunal a jugé, en application des articles L. 232-2, L. 232-14 et R. 232-23 du code de l'action sociale et des familles, que le dossier complet n'ayant été reçu par le département que le 5 janvier 2024, la décision administrative était légale.

17 février 2026• Juge Unique 4
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402698

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté l'opposition formée par un requérant contre deux contraintes émises par France travail Normandie pour le recouvrement d'indus d'allocation de solidarité spécifique (ASS). La juridiction a jugé irrecevable la contestation du caractère indu des prestations, car le requérant n'avait pas exercé au préalable le recours gracieux obligatoire prévu à l'article R. 5426-19 du code du travail. En conséquence, les contraintes restent exécutoires pour les sommes réclamées.

Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE

17 février 2026• Juge Unique 4
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2403521

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté l'opposition formée par une requérante contre une contrainte émise par France travail Normandie pour recouvrer un trop-perçu d'allocation solidarité spécifique formation. La juridiction a jugé que l'indu était fondé, car la formation de l'intéressée, reconnue travailleuse handicapée, avait été rémunérée par la région Normandie, ce qui excluait le cumul avec l'allocation. La décision s'appuie sur les articles L. 6341-1 et L. 6341-3 du code du travail relatifs au financement de la rémunération des stagiaires.

17 février 2026• Juge Unique 4
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404468

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... qui s'opposait à une contrainte émise par France Travail Normandie pour recouvrer un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS). Le tribunal a jugé que l'opposition à contrainte était infondée, car le cumul de l'ASS avec l'allocation aux adultes handicapés (AAH) est interdit par l'article L. 5423-7 du code du travail, et que la subrogation prévue par ce texte pour récupérer l'indu n'avait pu être mise en œuvre. Il a également rejeté la demande de restitution de 750 euros, cette somme ayant déjà été déduite du montant de l'indu, et n'a pas mis les frais d'instance à la charge de l'administration.

Avocat : RODRIGUEZ

17 février 2026• Juge Unique 4
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404820

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en premier ressort, a annulé la décision de France Travail du 20 octobre 2022 refusant l'inscription rétroactive de la requérante sur la liste des demandeurs d'emploi. Le juge a estimé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation, car la requérante, bien que n'étant plus immédiatement disponible durant son congé de maternité, n'avait pas été régulièrement informée de la cessation de son inscription ou de sa radiation. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail relatives à l'inscription et à la disponibilité des demandeurs d'emploi (articles L. 5312-1, L. 5411-1 et R. 5411-10).

Avocat : CLEMENT MALBEC CONQUET

17 février 2026• Juge Unique 4
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2005299

Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur une demande en responsabilité médicale visant un groupe hospitalier et son assureur. Le sujet principal concerne la réparation des préjudices subis par la victime et sa famille suite à une prise en charge médicale jugée défaillante le 6 mai 2011. La juridiction a retenu une perte de chance et a condamné solidairement les défendeurs à indemniser les requérants, en appliquant notamment les principes de la responsabilité hospitalière pour faute.

Avocat : PERIER-CHAPEAU ET ASSOCIES

17 février 2026• 1ère chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211616

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'une agente contractuelle de la commune de Bry-sur-Marne. La requérante, engagée depuis 2006 sur des contrats à durée déterminée successifs, demandait la requalification de ses contrats en CDI et une indemnisation pour préjudice. Le tribunal a jugé irrecevable sa demande de requalification, car présentée à titre principal, et a estimé que les conditions de l'article 21 de la loi du 12 mars 2012 pour obtenir un CDI n'étaient pas remplies, notamment le cumul de six années de service avant l'entrée en vigueur de la loi.

Avocat : BOCCARA-SOUTTER

17 février 2026• 12ème chambre, éloignement (Collégiale)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2313977

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de la famille J... contre le centre hospitalier Simone Veil. Le juge a estimé que la responsabilité de l'établissement, bien que non sérieusement contestable au vu de l'expertise, n'était pas suffisamment établie pour justifier une provision avant l'examen au fond. La décision s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'octroi d'une provision à l'existence d'une créance qui n'est pas sérieusement contestable.

Avocat : BINISTI

17 février 2026
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2405556

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête d'un conducteur contestant des retraits de points et l'invalidation de son permis. Le juge estime irrecevable la contestation des retraits de points ayant déjà donné lieu à une restitution automatique avant l'introduction du recours. Il rejette également le moyen tiré de l'absence de notification des retraits, considérant que cette notification, régie par l'article L. 223-3 du code de la route, n'est pas une condition de régularité de la procédure mais sert seulement à rendre la décision opposable et à faire courir les délais de recours.

Avocat : FITOUSSI

17 février 2026• 4ème chambre _ juge unique