Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2115283
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... contre l'Agence des Espaces Verts de la Région Île-de-France. Le tribunal a considéré que M. B..., dont le véhicule stationné sur la voie publique a été endommagé par la chute d'un arbre du domaine public, avait la qualité d'usager de l'ouvrage public. Par conséquent, sa demande était soumise au régime de responsabilité pour faute prouvée, et non au régime de responsabilité sans faute applicable aux tiers. Le tribunal a jugé que l'Agence, en démontrant un entretien normal de ses parcelles boisées, n'avait pas commis de faute.
Avocat : CHELLAL SAMIRA
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2300074
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la demande d'annulation de l'arrêté municipal ordonnant des mesures conservatoires pour péril imminent. Le juge estime que la procédure de désignation d'expert en référé, prévue aux articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative, a été régulièrement suivie et que le propriétaire, dûment informé, n'a pas été privé de ses droits. La qualification de péril imminent est retenue au vu des conclusions de l'expertise.
Avocat : BARBERO
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302345
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de la SCI Almi visant à annuler un titre exécutoire émis par la commune de Rosny-sous-Bois pour le recouvrement de frais de relogement. Le tribunal a jugé que le titre, qui détaillait clairement la base légale et le calcul de la créance, respectait les exigences de motivation prévues par l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Il a également estimé que les dispositions du code de la construction et de l'habitation invoquées par la requérante n'étaient pas applicables en l'espèce.
Avocat : MORANDI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2302581
Le Tribunal Administratif de Montreuil a jugé une demande en responsabilité de l'État suite à une erreur dans le recouvrement de travaux d'office. La juridiction a retenu la faute de l'administration pour avoir poursuivi le recouvrement auprès des anciens propriétaires informés de leur non-responsabilité, et a accordé 1 000 euros en réparation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence subis. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute.
Avocat : YACOUB
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305162
La société L'Immobilière européenne des mousquetaires a saisi le Tribunal Administratif de Montreuil pour obtenir réparation du préjudice lié au refus tacite du préfet de la Seine-Saint-Denis de prêter le concours de la force publique pour l'expulsion d'occupants sans titre. Le tribunal a jugé que ce refus, bien que légalement justifié par un risque de trouble à l'ordre public, engageait la responsabilité de l'État en application des articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution. En conséquence, il a condamné l'État à indemniser la société pour son préjudice d'occupation.
Avocat : SCP D'AVOCATS RENAUD ROUSTAN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2306665
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a été saisi par un syndicat de copropriétaires demandant réparation pour des désordres (fissures, inondation) imputés à des travaux de construction d'un bassin de rétention sur une parcelle adjacente. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le syndicat n'avait pas démontré le lien de causalité direct et certain entre les travaux litigieux et l'ensemble des désordres invoqués, notamment au regard de désordres préexistants. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour dommages de travaux publics.
Avocat : EYMARD SABLIER ASSOCIÉS - AARPI
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2400191
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B... qui contestait des cotisations supplémentaires de prélèvements sociaux sur ses revenus fonciers pour 2020 et 2021, au motif qu'il n'avait pas perçu la totalité des loyers dus. La juridiction a jugé, en application des articles 28 et 29 du code général des impôts, que les loyers non perçus, en l'absence de circonstances indépendantes de sa volonté, devaient être réintégrés dans son revenu brut foncier. Par conséquent, la rectification opérée par l'administration fiscale a été validée.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2402758
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de l'AMAP visant à obtenir la décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour l'année 2020. Le juge a relevé d'office, en application de l'article 1478 du code général des impôts, que l'AMAP était le redevable légal de l'impôt suite à un traité d'apport partiel d'actifs conclu le 28 septembre 2018, qui a transféré l'activité et le patrimoine de l'ancienne exploitante (AMA). Par conséquent, la CFE est mise à la charge de l'AMAP, et sa demande de décharge ainsi que sa demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Avocat : TZA AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2404235
La décision du Tribunal Administratif de Montreuil porte sur une demande de décharge d'une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer des rappels de TVA et amendes. La société requérante soutenait que l'administration fiscale avait méconnu les règles de constitution de garanties prévues par l'article L. 277 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure de demande de sursis de paiement et d'offre de garanties n'avait pas été régulièrement suivie par la société. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 277 et R. 277-1 du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520130
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a ordonné une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Le sujet principal concerne la demande d'un groupe d'entreprises (Bouygues Travaux Publics et autres) de constater l'état de collecteurs d'eaux usées avant des travaux de tunnel pour la ligne 15 Est du métro à Aubervilliers. Le juge a estimé utile de désigner un expert pour un constat avant travaux, une surveillance pendant les travaux et une recherche des causes de dégradations éventuelles.
Avocat : CABINET LEGABAT
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601199
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, compte tenu de la gravité et du caractère répété des infractions commises par le requérant, qui font prévaloir les exigences de sécurité routière. Aucun des moyens soulevés n'est jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Avocat : SEL D¿AVOCATS LEGAL FIRST AVOCATS
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601420
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme A... visant à suspendre le recouvrement par le CROUS d'une somme de 1 897 euros pour dégradations locatives. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le CROUS ayant suspendu toute procédure de recouvrement et proposé un échéancier de paiement, écartant ainsi un préjudice grave et immédiat. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601448
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à un jeune majeur étranger anciennement pris en charge par l'Aide sociale à l'enfance. Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des conditions des articles L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La demande d'injonction et d'astreinte a également été rejetée.
Avocat : VI VAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2601450
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le rejet implicite d'une demande de carte de séjour pluriannuelle par un bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant, mais a constaté son désistement pur et simple des conclusions principales après la délivrance de la carte de séjour. Il a rejeté la demande de condamnation de la préfecture au paiement de frais irrépétibles, au motif que l'État, et non la préfecture en tant que telle, est la partie défenderesse dans ce contentieux.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404006
**Sujet principal** : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation pour défaut de production de pièces complémentaires. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Versailles. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que la décision de classement sans suite ne constitue pas une décision faisant grief dès lors que le dossier était effectivement incomplet, et que la requérante n'a pas prouvé avoir fourni les documents manquants dans le délai imparti. **Textes appliqués** : Article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 (pouvoir de classement sans suite) et principes du contentieux administratif.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601878
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer Mme B... pour lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. La requérante, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle expirée, avait sollicité son renouvellement sans obtenir de récépissé, créant une situation d'urgence. Le tribunal a appliqué les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que le silence de l'administration et l'absence de production en défense établissaient le bien-fondé de la demande.
Avocat : QUINSON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602433
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi en application de l'article R. 351-1 du code de justice administrative, a statué sur le refus de la préfète des Alpes-de-Haute-Provence de délivrer un récépissé de candidature à M. C... pour les élections municipales de Bras d'Asse. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que celle-ci avait été présentée dans le délai de vingt-quatre heures prévu à l'article L. 265 du code électoral. Sur le fond, il a examiné l'application de l'article L. 231-7° du code électoral, qui rend inéligibles les directeurs et chefs de bureau de préfecture. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement a été rendu en premier et dernier ressort.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2500132
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société A... Sauce Conseil. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 90 000 euros par la région Normandie au titre d'un second acompte de subvention prévu par une convention du 3 octobre 2023. Le juge a estimé que l'obligation de paiement invoquée était sérieusement contestable, notamment en raison de l'absence d'existence légale établie de la société requérante et du non-respect des conditions contractuelles de versement (justificatifs de dépenses acquittées). La demande d'indemnisation pour préjudice financier et moral a également été rejetée, faute d'obligation non contestable.
Avocat : GABRIEL
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303138
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... qui demandait la condamnation de l’ONIAM à lui verser une provision de 85 000 euros pour des préjudices qu’il attribuait à une injection du vaccin contre la Covid-19. Le tribunal a estimé, au vu du dernier état des connaissances scientifiques, qu’il n’existe aucune probabilité d’un lien de causalité entre la vaccination et les symptômes présentés (asthénie, myalgies, agueusie, anosmie). La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 3131-4 du code de la santé publique, qui régit la réparation par l’ONIAM des accidents vaccinaux dans le cadre de la campagne nationale.
Avocat : LANZARONE ERIC
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400969
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la commune de Busserotte-et-Montenaille d’une action en responsabilité contractuelle contre les sociétés Simon Buri Architecte et Ducherpozat pour des infiltrations d’eau sur la toiture de l’église Saint-Ambroise. La commune demandait leur condamnation in solidum à lui verser 204 397,40 euros TTC. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la responsabilité des constructeurs n’était pas engagée, car les désordres n’étaient pas imputables à une faute de leur part. Cette solution s’appuie sur les principes de la responsabilité contractuelle en droit administratif, sans application de textes spécifiques mentionnés dans la décision.
Avocat : DRAVIGNY AMANDINE