Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 134
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602912
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a fait droit à la demande de la communauté de communes du Bocage Mayennais en désignant un expert pour constater l'état d'un immeuble présentant un danger pour la sécurité publique. Cette ordonnance, prise en application de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et des articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative, a pour but de permettre à l'autorité compétente de prendre, le cas échéant, les mesures de mise en sécurité nécessaires. L'expert devra procéder à son constat dans un délai de vingt-quatre heures et son rapport déterminera l'existence d'un danger imminent.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405595
La décision concerne le licenciement pour insuffisance professionnelle d'une fonctionnaire stagiaire par le syndicat intercommunal Le Verger. Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête en annulation, considérant que la décision était régulière en procédure et suffisamment motivée. Les textes appliqués sont principalement le code général de la fonction publique et le code de justice administrative.
Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2426880
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande en responsabilité médicale contre l'AP-HP. La requérante, ayant subi une hystérectomie en urgence suite à des infections contractées lors d'hospitalisations, réclamait une indemnisation intégrale de ses préjudices. Le tribunal, s'appuyant sur une expertise, a retenu une responsabilité partagée de l'AP-HP et a condamné l'établissement à indemniser la patiente et la MSA, en application des principes généraux de la responsabilité administrative et des dispositions du code de la santé publique.
Avocat : CABINET COUBRIS, COURTOIS ET ASSOCIES (SELARL)
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2205998
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A... pour obtenir réparation des préjudices subis lors d'une chute sur un toboggan du centre aquatique des Atlantides, un ouvrage public géré par la commune du Mans. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la commune apportait la preuve de l'entretien normal de l'ouvrage, notamment par un contrôle effectué deux jours avant l'accident, et que le dommage était imputable au comportement de la victime. Aucune faute n'ayant été retenue à l'encontre de la commune, sa responsabilité n'a pas été engagée. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics, sans application de texte spécifique mentionné.
Avocat : SELARL SAINT-CRICQ
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601710
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du préfet de l'Ardèche refusant de délivrer un récépissé de candidature à M. A... pour les élections municipales de Privas. Le tribunal a jugé que le préfet avait excédé ses pouvoirs en vérifiant une inéligibilité prévue à l'article L. 231 du code électoral, alors que son contrôle, en vertu de l'article L. 265 du même code, doit se limiter aux seules conditions d'éligibilité énoncées à l'article L. 228. En conséquence, le préfet a été enjoint de délivrer le récépissé.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2601733
**Sujet principal** : Annulation d'un refus préfectoral de délivrer un récépissé de candidature pour des élections municipales, fondé sur l'inéligibilité présumée d'un membre de la liste. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule la décision du préfet de l'Ardèche. Il juge que l'autorité préfectorale n'était pas compétente pour vérifier les conditions d'inéligibilité de l'article L. 231 du code électoral lors de la délivrance du récépissé. **Textes appliqués** : L'article L. 255-4 du code électoral, qui limite le contrôle préfectoral lors du dépôt de la candidature aux seules conditions d'éligibilité de l'article L. 228.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2102827
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, rejette la demande du préfet de l'Eure visant à obtenir réparation d'un prétendu préjudice lié à une entente sur les prix des camions. La juridiction estime que le préfet ne justifie pas de sa qualité pour agir et ne démontre pas l'existence d'un lien contractuel direct entre l'État et les sociétés mises en cause, ni la réalité du préjudice allégué. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité et les conditions de recevabilité de l'action en justice.
Avocat : DE PARDIEU BROCAS MAFFEI
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2102828
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande du préfet de la Seine-Maritime visant à obtenir réparation d'un prétendu préjudice lié à une entente sur les prix des camions. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, considérant que l'État, n'étant pas partie aux contrats d'acquisition passés par l'Union des groupements d'achats publics (UGAP), ne justifiait pas d'un intérêt à agir pour invoquer un vice de consentement ou fonder une action indemnitaire directe. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit administratif et de la responsabilité, sans application spécifique de l'article L. 481-7 du code de commerce invoqué par le préfet.
Avocat : DE PARDIEU BROCAS MAFFEI
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301452
La commune de Solliès-Pont demandait au Tribunal Administratif de Toulon la réparation de son préjudice financier, estimant subir une rupture d'égalité devant la charge publique en raison du mécanisme de compensation de l'article 177 de la loi de finances pour 2022. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la commune ne justifiait pas d'un préjudice anormal et spécial distinct de celui des autres collectivités, et que le législateur avait opéré un choix discrétionnaire en limitant la compensation aux logements agréés à partir de 2021. La décision s'appuie sur les principes constitutionnels d'égalité devant les charges publiques et les textes relatifs à la fiscalité locale.
Avocat : GRIMALDI & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505317
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a ordonné au préfet du Var de loger le requérant avant le 1er juin 2026. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard, versée à un fonds public, car l'État n'a pas proposé de logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire et urgent. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2505692
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a enjoint au préfet du Var de procéder au logement d'un demandeur reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation, avant le 1er mai 2026. Le tribunal a assorti cette injonction d'une astreinte de 100 euros par mois de retard, versée à un fonds national, constatant que l'État n'avait pas proposé de logement adapté dans le délai légal de six mois. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600260
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a ordonné au préfet du Var de loger la requérante avant le 1er mai 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 200 euros par mois de retard versée à un fonds national, fait suite à une décision favorable de la commission de médiation DALO et à l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal. La décision s'appuie sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui consacrent le droit au logement opposable et son contentieux spécifique.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600416
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en urgence sur le fondement du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet du Var de procéder au logement de la requérante avant le 1er juin 2026. Cette injonction, assortie d'une astreinte de 400 euros par mois de retard versée à un fonds national, est prononcée car l'État n'a pas proposé de logement adapté dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire et urgente. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2203206
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la société Viatris Healthcare visant à réduire des rectifications fiscales substantielles pour impôt sur les sociétés. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale était fondée à appliquer le délai de reprise de dix ans prévu par l'article L. 169 du Livre des Procédures Fiscales et que la société était bien soumise à l'obligation déclarative de l'article 209 B du Code Général des Impôts concernant les filiales étrangères. Les moyens invoqués, notamment ceux relatifs à la liberté d'établissement et au principe d'égalité, n'ont pas été retenus.
Avocat : BREDIN PRAT SAS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2214286
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société BNP Paribas Arbitrage SNC, qui contestait la régularité d'un avis de mise en recouvrement de suppléments de cotisation pour 2014 et 2015. Le tribunal a jugé que l'avis, bien que non signé, était régulier car la mention "par délégation du comptable public – Lionel Testevuide" permettait d'identifier son auteur sans ambiguïté, conformément aux articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration et à l'article L. 256 du livre des procédures fiscales. La demande de décharge fiscale et de condamnation de l'État aux dépens est donc rejetée.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2214293
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de la société BNP Paribas Arbitrage SNC, qui contestait la régularité d'un avis de mise en recouvrement de suppléments de taxe sur les salaires. Le tribunal a jugé que l'avis, bien que non signé, était régulier car la mention "par délégation du comptable public – Lionel Testevuide" permettait d'identifier son auteur sans ambiguïté, conformément aux articles L. 212-1 et L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration et à l'article L. 256 du livre des procédures fiscales. La demande de décharge fiscale et de condamnation de l'État aux dépens est donc rejetée.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2602016
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de Mme A... visant à suspendre l'exécution du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, considérant que l'absence de décision expresse du préfet du Val-d'Oise ne créait pas, en l'espèce, une situation de nature à justifier une mesure de suspension. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : COULOIGNER
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300623
Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par la SAS Castell Mare, exploitant un restaurant en Corse, d’une demande de remboursement d’un crédit d’impôt pour investissements en Corse au titre de l’article 244 quater E du code général des impôts. Le tribunal a constaté un non-lieu à statuer partiel, l’administration ayant accordé un remboursement de 2 938 euros en cours d’instance pour l’acquisition d’un bar et d’un avant-bar. Sur le surplus, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les investissements réalisés par la société, notamment des équipements de cuisine et de mobilier, n’étaient pas éligibles au crédit d’impôt. Il a estimé qu’ils ne pouvaient être assimilés à des investissements hôteliers amortissables selon le mode dégressif, ni considérés comme des agencements et installations de locaux commerciaux habituellement ouverts à la clientèle au sens des textes applicables.
Avocat : DIONISI-NAUDIN
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300639
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté les requêtes de M. B... contestant les refus du préfet de la Haute-Corse de lui délivrer des autorisations temporaires d’occupation du domaine public maritime pour l’installation de corps-morts. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet n’avait commis ni erreur de droit ni erreur de fait, notamment en distinguant le mouillage de l’arrêt de navigation. Il a également écarté le moyen tiré de l’existence d’une autorisation implicite, estimant que le silence de l’administration n’avait pu faire naître une telle autorisation. Les requêtes ont été rejetées sur le fondement du code général de la propriété des personnes publiques.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503627
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a ordonné une expertise sur l'origine de l'incendie d'un véhicule électrique acheté par la commune de Grand-Quevilly. Cette mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, est jugée utile pour éclairer un futur litige indemnitaire ou une demande en résolution du contrat de vente. La juridiction a rejeté la demande de la société DG Automobiles d'être mise hors de cause à ce stade de la procédure.
Avocat : BONIFACE DAKIN & ASSOCIES