Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602627
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du renouvellement du titre de séjour de M. F..., ressortissant arménien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, notamment en raison de l'incidence immédiate du refus sur sa situation, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL JBV AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602754
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a donné acte du désistement de la requérante concernant sa demande de suspension et d'injonction relative au renouvellement de son titre de séjour. La juridiction a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision implicite de rejet de la préfète de l'Isère n'a donc pas été suspendue.
Avocat : TERRASSON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602452
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la demande de l'association ONE VOICE visant à suspendre, en référé, des arrêtés préfectoraux organisant des battues administratives contre certaines espèces. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la compétence, la procédure ou la nécessité des battues, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité des arrêtés. La demande était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais les conditions d'urgence et de doute sérieux n'ont pas été jugées réunies.
Avocat : LAIZET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603000
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a suspendu le refus de visa de long séjour pour réunification familiale opposé à l'épouse et au fils d'un réfugié. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la durée de la séparation familiale et qu'un doute sérieux existait sur la légalité du refus, notamment au regard des conditions de l'article L. 561-2 du CESEDA et du droit au respect de la vie familiale (article 8 CEDH). Il a enjoint au ministre de l'intérieur de réexaminer la demande de visa dans un délai d'un mois.
Avocat : LEUDET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603101
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite rejetant un recours contre le refus de visas de long séjour pour réunification familiale. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 561-2 du CESEDA et sur les articles 8 de la CEDH et 3§1 de la CIDE, ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante est toutefois admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Avocat : BENVENISTE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603241
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de visa de long séjour de retour opposé à une étudiante. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés du droit au séjour, de la liberté d'aller et venir ou de l'article 8 de la CEDH, ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision consulaire. La demande a été examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatif au référé-suspension.
Avocat : BAKAYOKO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603577
Le Tribunal administratif de Nantes a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. La juridiction a retenu que l'OFII avait méconnu ses obligations légales en ne procédant pas à une évaluation de la vulnérabilité du requérant par un agent spécifiquement formé, avant de prendre sa décision de refus. Le tribunal a fondé sa solution sur les articles L. 522-1, L. 522-2 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ARNAL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603800
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de transfert vers la Bulgarie pris à l'encontre d'un ressortissant arménien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet de Maine-et-Loire était compétent pour signer l'arrêté et que les procédures, notamment celles prévues par le règlement Dublin III (règlement UE n°604/2013), avaient été respectées. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le droit européen.
Avocat : PHILIPPON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603801
Sujet principal : Recours contre un arrêté de transfert vers la Bulgarie (procédure Dublin) d'une ressortissante arménienne demandant l'asile en France. Juridiction : Tribunal administratif de Nantes (formation "étrangers - 15 jours"). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête, considérant que les moyens soulevés (incompétence, violation du droit à l'information, méconnaissance des procédures Dublin et des garanties procédurales) ne sont pas fondés et que l'arrêté de transfert est légal. Textes appliqués : Règlements Dublin (UE) n° 604/2013 et 603/2013, Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), Convention européenne des droits de l'homme, Charte des droits fondamentaux de l'UE.
Avocat : PHILIPPON
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603803
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. G... visant à annuler son assignation à résidence. La juridiction estime que l'arrêté préfectoral est légal, notamment car la signataire était compétente, la motivation est suffisante et la mesure est justifiée par une décision de transfert vers la Croatie dans le cadre de la procédure Dublin. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'assignation à résidence.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603805
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête en annulation d'un arrêté d'assignation à résidence d'un ressortissant russe dans le cadre de la procédure Dublin. La juridiction estime que la mesure, prise par le préfet de Maine-et-Loire, est légalement fondée sur les articles L. 751-2, L. 751-4 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle écarte les moyens soulevés, notamment sur l'incompétence, la notification et la motivation, considérant que l'arrêté est suffisamment motivé et que l'éloignement vers la Croatie demeure une perspective raisonnable.
Avocat : NERAUDAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603921
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l'OFII d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII du 19 février 2026, considérant qu'elle était illégale car elle n'était pas précédée de l'évaluation de vulnérabilité personnelle prévue par les articles L. 522-1 à L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de quinze jours.
Avocat : BENVENISTE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604615
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur une demande en référé-suspension et en référé-provision. Le sujet principal est la contestation d'un licenciement d'un agent contractuel par une commune. La juridiction constate que la décision de licenciement a été retirée par l'administration, privant d'objet les demandes de suspension et de réintégration. Elle rejette par ailleurs la demande de provision comme irrecevable, car elle est présentée conjointement avec une demande de suspension, ce que les textes (articles L. 521-1 et R. 541-1 du code de justice administrative) interdisent.
Avocat : LAMBERT
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400229
Le Tribunal Administratif d'Orléans a statué sur une demande d'indemnisation de propriétaires riverains suite à l'abattage d'arbres sur leur terrain par les services de l'État (DIRNO) lors de travaux de sécurisation de la RN 12. Le tribunal a retenu la compétence de l'ordre administratif, écartant la voie de fait, et a condamné l'État à indemniser les requérants. Le montant de l'indemnité a été fixé à 1 500 euros, correspondant à la valeur du bois de chauffage perdu, rejetant les autres chefs de préjudice (remplacement des arbres, frais d'expertise) comme non justifiés ou déjà pris en charge. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les règles de compétence issues de la séparation des autorités.
Avocat : VERNAZ (HON.) - AIDAT-ROUAULT - GAILLARD
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2400723
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de l'agent visant à annuler son arrêté de réintégration. Le tribunal a jugé que la décision, fondée sur les avis concordants du conseil médical départemental et du conseil médical supérieur attestant de son aptitude, était régulière et que l'autorité signataire était compétente. Les textes applicables étaient principalement le décret n°85-603 du 10 juin 1985 et le code général de la fonction publique.
Avocat : RIFFARD
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2401437
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête d'une policière municipale demandant l'annulation d'une prétendue décision verbale de mutation d'office. La juridiction a jugé la requête irrecevable, considérant que le simple souhait exprimé oralement par le maire de changer l'agent de service ne constituait pas une décision faisant grief, mais une mesure d'ordre intérieur. Le tribunal a appliqué les principes du droit de la fonction publique relatifs aux mesures d'ordre intérieur et à l'absence de décision administrative attaquable.
Avocat : SCP DIKAIA AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2402201
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus préfectoral de délivrer une autorisation de travail à une ressortissante péruvienne pour un emploi d'aide à domicile en CDI. Le tribunal a jugé que l'emploi proposé, situé en Seine-Saint-Denis, n'entrait pas dans le champ des métiers en tension prévus par l'arrêté du 21 mai 2025, et que l'employeur n'avait pas démontré avoir satisfait à l'obligation de publicité préalable de l'offre d'emploi. La décision s'appuie sur les dispositions des articles R. 5221-20 du code du travail et L. 414-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DINGA ATIPO
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600926
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a enjoint à la préfète du Loiret de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour autorisant le travail à un ressortissant camerounais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, l'absence de titre empêchant le requérant de débuter son activité professionnelle, et que la mesure était utile sans faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant le droit à un récépissé pour une demande complète.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601266
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et une assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le préfet d'Eure-et-Loir avait légalement refusé la délivrance d'un titre de séjour et prononcé l'obligation de quitter le territoire, au regard notamment des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'assignation à résidence était justifiée et proportionnée, et a rejeté les autres demandes, y compris celle relative à l'effacement du signalement Schengen.
Avocat : ORUM
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601322
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision ministérielle interdisant l'accès d'un salarié aux centrales nucléaires. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la motivation et la procédure, ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de l'interdiction. La requête était fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, mais le défaut de doute sérieux a conduit au rejet sans examen de la condition d'urgence.
Avocat : LE BORGNE