Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601805

Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé les décisions préfectorales ordonnant l'éloignement, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence de M. B..., un ressortissant guinéen. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait substitué la base légale de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA) sans respecter la procédure, constituant une erreur de droit. Il a également ordonné au préfet de réexaminer la situation de l'intéressé et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : MABOUANA

30 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2210107

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à faire condamner le maire de Ronchin pour refus de constater des infractions d'urbanisme et à obtenir réparation de divers préjudices. La juridiction a jugé que le maire n'était pas tenu de dresser un procès-verbal, car ce pouvoir relève de l'autorité judiciaire et non de son obligation discrétionnaire de police. Les demandes d'indemnisation ont été rejetées, notamment pour absence de faute de la commune dans la délivrance du permis de construire litigieux. La décision s'appuie sur les articles L. 480-1 du code de l'urbanisme et L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ERNST & YOUNG SOCIÉTÉ D'AVOCATS

30 mars 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300735

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par des voisins contre un permis de construire délivré par le maire de Lambersart. La juridiction a jugé les requérants recevables en tant que voisins immédiats, mais a rejeté l'ensemble de leurs moyens au fond, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à la régularité du dossier et au respect des prescriptions d'urbanisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier celles régissant l'intérêt à agir (article L. 600-1-2) et les conditions de délivrance des permis.

Avocat : BERTINCOURT

30 mars 2026• 5ème Chambre
TA59Décision

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303287

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un titre de perception émis pour le recouvrement d'une amende administrative de 2 000 euros. Cette amende avait été prononcée par le préfet du Pas-de-Calais pour la mise en location d'un logement sans l'autorisation préalable requise dans une zone délimitée par la communauté d'agglomération de Lens-Liévin. Le tribunal a jugé que la sanction, fondée sur les articles L. 635-1, L. 635-3 et L. 635-7 du code de la construction et de l'habitation, était légale et proportionnée, les arguments du requérant sur sa bonne foi et la régularisation ultérieure de la situation ne suffisant pas à l'infirmer.

30 mars 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2400948

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de propriétaires contestant une amende de 5 000 euros pour mise en location sans autorisation préalable dans une zone réglementée. La juridiction estime que le dépôt tardif de la demande d'autorisation, intervenu après la constatation du manquement et l'expiration du délai de régularisation, ne rend pas la sanction illégale. La décision s'appuie sur les articles L. 635-1, L. 635-3 et L. 635-7 du code de la construction et de l'habitation.

30 mars 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2402964

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la SAS Free Mobile visant à annuler un permis de construire délivré par la maire de Tourcoing pour un pylône de téléphonie mobile. Le tribunal a jugé irrecevable pour tardiveté la demande d'annulation totale de l'arrêté, les conclusions ayant été présentées hors du délai de deux mois prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Seule la demande d'annulation partielle concernant la prescription d'habillage du mât (article 2 de l'arrêté) était recevable, mais le tribunal l'a également rejetée au fond.

Avocat : CABINET CAPITANI & MORITZ

30 mars 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2403159

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus implicite de son titre de séjour et à en obtenir la délivrance. La juridiction a relevé d'office que la demande, ayant été adressée par voie postale en méconnaissance de l'obligation de procéder via le téléservice ANEF, n'avait pas fait naître de décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. En conséquence, le juge a déclaré le requérant irrecevable à demander l'annulation de ce refus implicite et a rejeté ses autres conclusions.

Avocat : GOMMEAUX

30 mars 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2404692

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de propriétaires contestant une amende administrative de 7 000 euros pour défaut de déclaration préalable à la mise en location. La juridiction a jugé que les travaux de mise en conformité effectués après la constatation du manquement ne dispensaient pas du respect de l'obligation déclarative. La décision s'appuie sur les articles L. 635-1, L. 635-3 et L. 635-7 du code de la construction et de l'habitation, relatifs aux zones soumises à autorisation préalable.

30 mars 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405368

Sujet principal : Recours contre le refus implicite de délivrance d'une carte de résident. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille. Solution retenue : Non-lieu à statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, car l'administration a délivré la carte de résident sollicitée après l'introduction du recours, rendant la demande sans objet. Les conclusions relatives aux frais sont rejetées. Textes appliqués : Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 433-2) et Code de justice administrative (article L. 761-1).

Avocat : HOMEHR

30 mars 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405756

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination. La juridiction estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant, notamment au regard des liens familiaux, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DEWAELE

30 mars 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2408285

Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du maire de La Madeleine refusant un permis de construire pour un immeuble de quatre logements. Le juge a estimé que le refus, initialement fondé sur le classement du terrain en zone UEP du PLU, était erroné, car ce classement avait été antérieurement annulé par décision de justice, remettant en vigueur le PLU antérieur classant la parcelle en zone UB. Le tribunal a également examiné, mais n'a pas retenu à ce stade, la substitution de motifs invoquée par la commune basée sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (salubrité et sécurité publique).

Avocat : SCP E. FORGEOIS & ASSOCIÉS

30 mars 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2413028

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... E... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le juge a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation régulière et que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la courte durée et du faible degré d'insertion du requérant en France. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : BERTHE

30 mars 2026• 5ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602308

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'une décision implicite de rejet d'une déclaration préalable pour une station relais de téléphonie mobile. Le juge a retenu l'urgence présumée au titre de l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme et a estimé que les moyens soulevés créaient un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a en conséquence ordonné au maire de délivrer à titre provisoire le certificat de non-opposition et a condamné la commune à verser une somme au requérant.

Avocat : CABINET PAMLAW - AVOCATS

30 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602372

La société Mosita a demandé au Tribunal Administratif de Lille, en référé-suspension, la suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant la fermeture de son établissement pour deux mois. Le juge a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie, car la société n'a pas démontré que la mesure entraînait des conséquences suffisamment graves et immédiates pour sa situation économique. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : COLIN

30 mars 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602384

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de l'intéressé, conformément aux dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 612-10). Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés.

Avocat : BOUBAKER

30 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602645

**Sujet principal** : Recours en référé précontractuel contre l'attribution d'un marché public (lot "Panneaux solaires") par la commune de Blaringhem. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête de la société Ensio. Il estime que les critiques portent sur l'appréciation des offres et la notation, ce qui relève du pouvoir discrétionnaire de l'administration et non du contrôle du juge des référés précontractuels, sauf en cas d'erreur manifeste d'appréciation qui n'est pas caractérisée ici. **Textes appliqués** : Article L. 551-1 du code de justice administrative (référé précontractuel).

Avocat : SCP GROS-HICTER ET ASSOCIES

30 mars 2026
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600497

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante congolaise visant à enjoindre au préfet des Landes de lui communiquer un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que les difficultés de notification, bien que regrettables, ne caractérisaient pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour ordonner une telle mesure. La requête a donc été rejetée dans toutes ses conclusions.

Avocat : CHADOURNE

30 mars 2026
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600752

**Sujet principal** : Demande en référé-suspension et injonction visant une décision de sursis à statuer sur une déclaration préalable pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête de la société Free Mobile. Il considère que le recours est devenu sans objet, car le sursis à statuer contesté, pris en raison de l'élaboration d'un PLUi, a cessé de produire ses effets de plein droit dès l'adoption de ce plan (intervenue avant l'introduction de la requête). Par conséquent, il n'y a plus d'acte à suspendre ni de décision à enjoindre. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et la jurisprudence du Conseil d'État (notamment l'arrêt SCI Naq Gamma du 11 février 2015) concernant les effets d'un sursis à statuer pris sur le fondement de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme.

Avocat : PAMLAW - AVOCATS

30 mars 2026
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600925

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un ressortissant malien visant l'annulation d'un arrêté préfectoral prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée, fondée sur les articles L. 612-10, L. 612-11 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et procédait d'un examen réel et sérieux de la situation personnelle du requérant. Il a également estimé que le recours juridictionnel contre la mesure d'éloignement initiale ne faisait pas obstacle à la prolongation de l'interdiction de retour.

Avocat : NICOLAE

30 mars 2026• URGENCES ETRANGERS
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600948

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête d'un ressortissant malgache visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a estimé que la mesure préfectorale, prise en application des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était légale. Il a jugé qu'une perspective raisonnable d'éloignement existait, notamment au vu des démarches engagées pour obtenir un laissez-passer auprès des autorités malgaches.

Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ

30 mars 2026• URGENCES ETRANGERS