Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602381

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour et de changement de statut. Le juge a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension, car l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé pour le dépôt de son dossier, rendant la mesure sollicitée sans objet provisoire. Il a toutefois mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par le requérant, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ACTIS AVOCATS

30 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602412

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par la société APAVE pour manquements présumés aux obligations de publicité et de mise en concurrence lors d'un appel d'offres pour un accord-cadre de contrôle technique. La requête, fondée sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été retirée par un désistement de la société requérante avant l'audience. Le juge a donc donné acte de ce désistement, mettant fin à l'instance sans examen du fond, et n'a pas statué sur la demande de condamnation aux dépens formulée par le groupement hospitalier défendeur.

Avocat : CABINET SYMCHOWICZ - WEISSBERG

30 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602433

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) pour statuer sur une demande d'asile. Le juge constate que l'OFPRA a pris une décision de rejet postérieurement à l'introduction de la requête, rendant ainsi la demande d'injonction sans objet. Par conséquent, il y a lieu à non-lieu à statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le requérant est admis à l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : KODMANI

30 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602434

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant algérien demandant l'astreinte de l'administration pour non-exécution d'une précédente injonction de statuer sur son titre de séjour. Le juge a rejeté la demande, considérant que la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour et l'instruction en cours du dossier par la préfecture ne justifiaient pas l'urgence requise pour prononcer une astreinte sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative.

Avocat : ACTIS AVOCATS

30 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602458

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant tunisien demandant l'injonction au préfet de lui délivrer un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de carte de résident. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale après que la préfecture lui ait finalement délivré une convocation, le juge a acté ce désistement. Toutefois, il a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en raison des démarches inutiles imposées au requérant par le dysfonctionnement de l'administration.

Avocat : ACTIS AVOCATS

30 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602459

Sujet principal : Demande d'injonction pour convocation rapprochée en vue de la délivrance d'une attestation provisoire de séjour pour fin d'études. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Le juge estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête, car l'administration a, postérieurement à son introduction, convoqué la requérante à une date proche (10 mars 2026). Les conclusions de l'administration visant à condamner la requérante aux frais sont rejetées. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles).

Avocat : ACTIS AVOCATS

30 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602484

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande du préfet de Seine-et-Marne d'expulser un demandeur d'asile d'un centre d'hébergement. Le juge estime que les manquements graves au règlement reprochés à l'occupant ne sont pas suffisamment établis pour justifier, en urgence, une mesure d'expulsion forcée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le défendeur est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : SOLTANI

30 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2302562

Le Tribunal Administratif de Versailles a annulé les décisions contestées relatives à la cessation anticipée des fonctions d'un chef de département universitaire et à la nomination de son remplaçant. Le juge a estimé que le directeur de l'IUT avait méconnu les dispositions statutaires de l'établissement, notamment celles prévoyant l'avis du conseil de l'institut, et que la procédure suivie était irrégulière. Les décisions adoptées par le conseil de département réuni sous cette présidence illégale ont également été annulées.

Avocat : AARPI WTAP AVOCATS

30 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303439

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête d'un militaire contestant le retrait de son ordre de mutation en Polynésie française, suite à sa déclaration d'inaptitude par le service de santé des armées. La juridiction a jugé que la décision de refus de mutation, révélée par une note interne, n'était pas une décision individuelle défavorable nécessitant une motivation formelle au sens de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également estimé que ce refus, fondé sur l'inaptitude médicale, ne constituait pas une sanction déguisée pour le refus de vaccination contre la covid-19.

Avocat : SAIDI

30 mars 2026• 6ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2306779

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande d'indemnisation de M. et Mme F... pour préjudice lié au traitement de leur demande d'autorisation de travail. La juridiction a estimé que les délais et les difficultés rencontrés, bien que regrettables, ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, faute de démontrer un préjudice direct et certain. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code du travail relatives à la procédure d'autorisation de travail.

Avocat : SELARL AEQUAE AVOCATS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2401175

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme C... D... visant à annuler son brevet de pension et une décision de la CNRACL refusant l'attribution d'une rente d'invalidité. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que le signataire de la décision était compétent en vertu d'une délégation de signature, que la motivation était suffisante, et que l'appréciation de l'inaptitude et de son imputabilité au service relevait du conseil médical compétent. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 et du décret n°2007-173 du 7 février 2007.

Avocat : MAUJEUL

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402026

Le Tribunal Administratif de Versailles a statué sur deux requêtes concernant le refus d'autorisation de licenciement d'une salariée protégée. Le tribunal a rejeté la demande de la CPAM des Yvelines visant à annuler la décision de l'inspectrice du travail, considérant que les moyens étaient devenus sans objet suite à une décision expresse du ministre du travail. Il a également rejeté le recours de la salariée contre cette décision ministérielle ultérieure, estimant que le ministre était compétent et que le licenciement pour faute grave était justifié au regard des articles L. 2411-1 et suivants du code du travail.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2402614

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la commune de Gazeran visant à obtenir la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle pour des mouvements de terrain liés à la sécheresse de 2022. La juridiction a jugé que l'arrêté interministériel du 23 juillet 2023, refusant cette reconnaissance, n'était entaché ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste d'appréciation. Elle a notamment considéré que les ministres avaient correctement appliqué les critères d'intensité anormale prévus par l'article L. 125-1 du code des assurances.

Avocat : AGN AVOCATS PARIS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403049

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B... visant à annuler la décision ministérielle autorisant son licenciement. Le tribunal a estimé que la procédure devant le comité social et économique était régulière et que les faits reprochés (utilisation personnelle d'un véhicule de service et incitation d'un collègue à se dénoncer) étaient suffisamment graves et établis pour justifier le licenciement, sans lien avec l'exercice du mandat syndical. La décision s'appuie sur les articles L. 2421-3 et L. 2315-30 du code du travail relatifs à la procédure de licenciement des représentants du personnel.

Avocat : PICARD AVOCATS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403178

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de l'association LFM Radio. Le juge estime irrecevable le recours en annulation contre la décision de non-renouvellement de la convention d'occupation du domaine public, car il s'agit d'une simple mesure d'exécution contractuelle, et contre le projet de convention du 14 décembre 2023, qui n'a jamais été signé et n'a donc pas d'existence juridique. La juridiction applique les principes du contentieux des contrats administratifs et les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP SEBAN ET ASSOCIES

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403635

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté les requêtes de Mme B... visant à faire annuler le rejet implicite de sa demande de travaux sur un sentier et à obtenir réparation. La juridiction a jugé que la communauté d'agglomération Paris-Saclay, et non la commune de Palaiseau, était désormais compétente pour l'entretien de la voirie concernée, en application des règles de transfert de compétences. Les demandes d'indemnisation ont été écartées au motif qu'aucune faute caractérisée n'était établie à l'encontre des collectivités publiques défenderesses.

Avocat : ADMINIS AVOCATS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2404894

Le Tribunal administratif de Versailles rejette l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète et annule la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le tribunal constate que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet, et que la délivrance ultérieure de récépissés ne prive pas le recours de son objet. Il juge cette décision illégale en raison du défaut de communication des motifs, malgré une demande régulière du requérant, sur le fondement des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SAIDI

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2509129

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D... C... visant à annuler un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet de l'Essonne était compétent pour signer l'arrêté et que la décision était suffisamment motivée, notamment après examen de la situation médicale du requérant au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a jugé que les éléments fournis, dont un avis médical de l'OFII, ne démontraient pas que l'état de santé du requérant remplissait les conditions strictes prévues par la loi pour obtenir un titre de séjour pour soins.

Avocat : BIKINDOU

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2511234

Le Tribunal Administratif de Versailles rejette la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. La juridiction écarte les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA et la violation de l'article 8 de la CEDH, estimant que le requérant ne démontre pas que sa vie familiale serait affectée de manière disproportionnée par l'éloignement. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour et la demande d'indemnité sont également rejetées.

Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS

30 mars 2026• 1ère chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513862

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 15 octobre 2025 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet des Yvelines n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'intéressé ne justifiait pas remplir les conditions exceptionnelles de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour obtenir un titre. Les autres moyens, notamment ceux tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.

Avocat : SINGH

30 mars 2026• 1ère chambre